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choix d'une guitare (électrique)




Une guitare électrique n'est rien sans un ampli ou un système de retransmission du son (multi effets, carte son, préampli, ...) dirigé dans des baffles ou un casque. Le budget consacré à l'instrument devra donc être complété d'investissements spécifiques pour transformer le signal de sortie en son. Mais c'est sans compter qu'il faudra aussi acheter des produits d'entretien, des outils et des cordes de rechange, des câbles, ... Regardons aujourd'hui ce qui différencie une guitare d'une autre, et allons plus loin que la dissection proposée auparavant : déterminons ce qu'il convient de choisir en fonction de son besoin.

Critères et choix

S'il est un parcours semé d'embûches, c'est bien celui du choix de la guitare. Pour un premier achat, c'est souvent un choix assez guidé :

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Le guitariste se dirige alors assez mal dans cette jungle commerciale du monde de la fabrication et de la distribution d'instruments de musique, assez influencé par un très bon marketing, il faut le reconnaître, et souvent convaincu par les plus mauvais arguments.

C'est ainsi que bien souvent, les premiers achats ne sont pas issus d'une sélection farouche, mais par le vendeur "pipeauteur" (qui vend pourtant des guitares et ... des pipeaux) qui ne cherche qu'à refourguer son invendu, ou encore par la maxi promotion ou affaire à saisir qui présente autant de dangers vouant à l'écoeurement et le dégoût d'un instrument s'avérant compliqué à apprendre, notamment s'il est impraticable ou impossible à régler.

Mais rassurez-vous, même lors d'un second choix d'instrument, les guitaristes honnêtes admettent leurs erreurs, n'ayant pas la même approche qu'à leurs débuts, ayant gagné en maturité. Il arrive qu'il faille passer par plusieurs (généralement 3 ou 4) instruments avant de trouver sa voie.

C'est essentiellement dû à plusieurs phénomènes dont le principal est le large choix que l'on trouve de nos jours, notamment par Internet. En lançant ce jour une recherche sur un site européen de vente d'instruments en ligne, Thomann pour le nommer, on trouve près de 300 instruments en stock à moins de 250 €, ce qui correspond au budget maxi mis en jeu par un débutant.

Rapport qualité/prix

Je conçois complètement que le débutant ne souhaite investir d'avantage pour un premier achat. Toutefois, parmi les 300 instruments en jeu, il y a une bonne partie qui ne serait jouable qu'après un choix plus mur. Je m'explique : beaucoup de ces instruments feraient office de seconde guitare dans pas mal de circonstances.

En effet, parmi les instruments disponibles sur le marché, une grande partie me semble trop typé pour figurer comme premier achat, à moins d'être déterminé sur un modèle en particulier. Notamment car la fabrication comme la provenance des matériaux étant issues de l'externalisation en Asie de tout le procédé de production, les coûts assez faibles offrent un plus large choix, pour les débutants comme les amateurs ne souhaitant pas investir énormément.

Ensuite, parce que le choix est assez large, dans une même gamme. Je n'évoque pas ici les coloris, mais réellement les éléments ayant une incidence sur le son et le style de jeu qui caractérisent l'instrument. Si bien que le débutant qui n'a pas la capacité à faire la différence entre deux modèles, se laissera aussi bien influencer par une caractéristique (une config de micros, un vibrato) que l'état du stock du distributeur et sa disponibilité sous 5 jours !

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La guitare Yamaha Pacifica : le haut de gamme de la guitare pour débutants, polyvalente et bien finie pour 200 €

Enfin, il existe cet élément à outrepasser lors d'un premier achat, celui du look de l'instrument. On a pu facilement faire admettre aux parents (souvent mécènes des artistes en herbe) que démarrer l'apprentissage de la guitare avec une guitare classique, folk ou électrique n'était que questions de budget, certes, mais surtout de motivation, et que le son électrifié était une source hautement motivante.

Cependant, il va falloir convaincre ces mécènes comme soi-même que les formes agressives, les micros à fort niveau de sortie et les vibratos Floyd Rose ne sont que des freins à l'apprentissage. La forme se doit d'être des plus classique, les micros des plus polyvalents et le vibrato le plus fiable possible.

Quand on recommande de débuter sur un modèle standard, cela sous-entend fortement qu'il est de bon ton de choisir une copie de la stratocaster standard, qui existe en noir (pour les métalleux et autres gothiques) et qui permettra de "passer" ses premières armes en jouant assis devant un support d'apprentissage (partition ou DVD).

Ok, ça fait pas très heavy comme forme, et la B.C. Rich ou l'Explorer arboraient des profils plus séduisants, voire carrément bandants. Mais il ne faut pas se leurrer, ces guitares aux découpes assez droites sont aussi de véritables usines à mauvais gestes. Mal équilibrées, elles forcent parfois à ne jouer que debout avec une sangle, ce qui n'est pas nécessairement l'idéal dans l'apprentissage des mécanismes neuro-moteurs et la coordination (surtout pour un ado qui en manque cruellement à cette période de sa vie).

Stratoïde ?

Il faudra donc ronger son frein et faire ses premiers pas avec une guitare assez classique, mais électrique. La copie de Fender stratocaster est la guitare la plus copiée au monde. Elle est relativement complexe à aborder de par son électronique et son mécanisme de vibrato. Par contre son corps champfreiné, son manche et son diapason particulier en ont fait une forme incontournable, ergonomiquement parfaite.

S'il existe des alternatives, comme la copie de Fender telecaster, bien plus simple pour l'utilisation des micros, on ne retrouve pas le confort de jeu de la stratocaster (la strat) ni les sonorités si polyvalentes. De même, les copies de Gibson LesPaul ou SG peuvent s'avérer un peu lourdes et affublées d'une électronique assez flatteuse pour les sons saturés, mais pêcheront par leur orientation "gros rock" et leur manque de polyvalence.

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La copie d'une Gibson LesPaul chez Epiphone avoisine les 400 €

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La copie d'une Fender Telecaster chez Squier se négocie pour moins de 200 €

Car si l'apprentissage se veut efficace, il faut aussi le faire au travers de plusieurs techniques, souvent plus simples à aborder au travers d'un style musical plutôt qu'un autre. Il faudra parfois passer du blues à la bossa, du métal au classique pour travailler les différentes techniques de jeu, et seule la copie stratocaster tire efficacement son épingle du jeu.

Il arrive qu'un vendeur ou un prof oublie ces points pourtant cruciaux dans l'apprentissage. Et si l'on peut excuser un copain qui est enfermé dans un style donné, il serait regrettable de reproduire la même erreur en faisant l'impasse sur la polyvalence. L'ouverture à de nombreux styles musicaux fait aussi partie de l'apprentissage ; dans la mesure où l'élève n'est généralement pas fixé sur sa destiné musicale, il vaut mieux aussi prévoir un retournement subit de situation du style "dorénavant, je passe du métal au jazz".

On oubliera également de retenir les guitares en kit à monter soi-même qui risquent de conduire le non initié à l'envoi d'un premier SOS, bien que je défende le parcours initiatique que constitue l'assemblage d'un instrument, je ne le recommande pas aux néophytes.

N'investissez pas non plus obligatoirement dans un instrument complexe à jouer, comme une guitare demi-caisse de type jazz, ou encore un modèle 7 cordes. Même si ces guitares, généralement plus chères, peuvent se trouver d'occasion, elles présentent des particularités que l'on n'aborde pas dans un apprentissage standard. On réalise moins bien les bends sur des guitares conçues pour monter des tirants assez lourds, comme les guitares jazz, quant aux 7 cordes, elles accompagneront les expérimentations dans un type métal des plus aguerris seulement lorsqu'ils auront acquis les bases de la 6 cordes, mais pas avant !

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La copie d'une d'une Fender Stratocaster par Squier à moins de 150 €. C'est à mon sens le (très) bon choix d'une guitare qui durera à vos côtés

Qu'est-ce qu'elle a donc de si spécial, cette guitare standard ? Qu'est-ce qui fait qu'on va risquer un achat dans ce type d'instrument plutôt qu'un autre ? Ce sont des propos qui n'engagent que moi, ne font qu'entériner mes 20 ans de conseils et beaucoup plus de pratique, et évidemment, je reconnais humblement que je puisse m'être trompé pendant deux décennies, mais ...

Les critères à observer, dans le cadre d'un premier achat comme d'un achat prochain, sont assez similaires. Et même si l'on est orienté vers un pack, lors du premier achat, il est quand même bon de se poser les bonnes questions et faire un choix en fonction de la nature et la matière des composantes de votre future guitare.

Le manche

En premier lieu, je le recommande réellement, il s'agira de regarder le manche. Plus que l'aspect extérieur, la forme ou la couleur, le manche a un réel impact sur son jeu, son apprentissage, son approche globale de l'instrument. Choisissez-le droit, agréable au toucher et dans la main, et bien fini...

Généralement en érable, le manche d'une copie de stratocaster supporte la tension des cordes et communique la vibration des cordes dans le corps de l'instrument. Composé d'une seule pièce (rare) comme de plusieurs pièces assemblées (plus solide), le manche contient une tige de réglage en fer à l'intérieur pour modifier sa courbure.

Facile à dire quand on n'y connaît pas grand-chose ! Agréable au toucher, ça veut dire qu'il faut l'essayer. Mais s'il existe la possibilité de commander souvent moins cher sur Internet, il existe encore (peut-être plus pour longtemps) la possibilité d'essayer, dans les magasins, à l'école de musique, chez un copain guitariste ou une connaissance.

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Cet essai est primordial, car il conditionne dès le début de son initiation, la manière dont on va "apprivoiser" l'instrument. Ce toucher en dit long, mais il existe, sur les guitares pour débutants, des défauts de fabrication qui sont essentiellement liés au coût de l'instrument. Les frettes ne doivent pas dépasser du manche et agresser la main lorsqu'elle parcourt le manche.

Par ailleurs, le manche doit être droit, pas forcément complètement plat, mais les frettes doivent être au même niveau par rapport à la touche, et son profil, lorsque la guitare est tenue comme un fusil en joue, doit sembler rectiligne à l'œil. Là, les grandes marques sont souvent un gage de qualité, notamment du fait que ce type de malfaçon soit pris en charge par le distributeur et engendre un remplacement (quid pour un instrument d'occasion).

Mais ça n'est pas tout, car il a été rencontré des séries complètes de guitares au manche si mal fait ou si particulier que la popularité de la marque en a pris un coup. Les premiers prix de Cort ou de Behringer en ont souffert longtemps. Par ailleurs, il arrive que certains modèles soient différents, et c'est toutes les guitares de la série qui ont cette particularité, qui là n'est pas un défaut, car la singularité est faite sciemment.

Par exemple certaines guitares copies de modèles vintages, les "reissues", reprennent les cotes des instruments d'origine, et que l'usinage des manches en 1954 ou 1959 amenait à des profils plus épais, moins "modernes" si l'on peut dire, que les guitares de conception plus récentes aux manches généralement aplatis.

Plus un manche contient de masse de bois, meilleur sera le son... en contrepartie du confort de jeu. Le modèle signature Jeff Beck chez Fender disposait d'un manche assez large (une poutre !) qui la rendait plus difficile à jouer qu'une stratocaster standard, mais avec l'habitude, quel son !

La forme du manche

La forme du manche, le radius (platitude de la touche) et sa longueur (diapason) sont parfaits sur les manches des copies de stratocaster. Les caractéristiques techniques diffèrent sur les copies des modèles Gibson par exemple, et s'il me semble inutile de parler de ces mesures techniques pour un débutant, sachez que ces cotes sont essentielles pour un guitariste averti.

D'ailleurs, passer d'un diapason à un autre, nécessite généralement une adaptation de son jeu, ainsi qu'une bonne habitude de pratique pour alterner entre les deux instruments. En effet, il existe deux "standards" d'écartement des cordes entre elles : l'écartement Fender et l'écartement Gibson.

Le diapason et l'écartement Fender sont les plus courants, les manches sont plus longs, les cordes et les frettes assez espacées, et la courbure légèrement arrondie pour faciliter la prise en main. Un débutant pourra n'être que séduit par ces manches "tout confort".

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Le radius est la courbure de la touche. Un manche rond confortable s'oppose à un manche plat rapide

Pour Gibson, le diapason est plus court (les cordes sont donc moins tendues, les bends sont plus faciles), les frettes sont un peu plus rapprochées les unes des autres (ce qui peut faciliter le jeu rapide mais demande une certaine pratique) et au niveau de l'écartement des cordes, elles sont plus proches les unes des autres (ce qui convient aux "petites mains" mais requiert également plus de précision).

Ensuite, on observe souvent le nombre de frettes : les copies Fender en comportent 21 cases alors que celles des Gibson jusqu'à 22 et certains modèles 24 cases. Ça permet surtout d'aller dans les hyper aigus, mais cette particularité risque de ne pas freiner votre apprentissage... de toute façon, la guitare est un instrument qui n'est rarement juste sur la totalité du manche. Restez donc sur un modèle à 21 cases, ça permet déjà pas mal de notes.

La forme du "dos" du manche influe généralement beaucoup sur la prise en main. Les profils sont définis par une lettre (C ou D communément) pour des profils arrondis. Les copies Fender reprennent les profils en C (plutôt modernes) qui demandent moins de bois. Ces profils amènent à disposer d'un manche relativement fin (la main en fait presque le tour) ce qui favorise le jeu rapide. Evidemment, comme il y a moins de masse vibrante, le son est moins puissant pour un profil en C qu'un profil en D, mais ces manches plus épais sont prisés dans certains styles de jeu (chaleur du son, sustain, ...), mais c'est aussi question de goût.

Les bois

Enfin, il peut être question de matière. Pour ce qui est de la touche, on verra plus tard, mais l'aspect du manche, le bois dont il est composé, sont des éléments importants. Si sur Gibson les manches sont généralement collés ou conducteurs, les copies de guitares que l'on propose pour débuter comportent, comme pour les modèles Fender, un manche vissé.

Le fait de voir les veines du bois est important. Un manche peint peut facilement masquer des défauts dans la matière, des nœuds, des veines qui peuvent révéler des possibles courbures. Un manche se vrille parfois en séchant. Il casse sur une mauvaise chute, souvent à la jonction avec la tête, et la régularité des fibres sont souvent signe de longévité.

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Des manches en érable avant l'usinage de la tête, avec des touches en palissandre (bois sombre) et érable (bois clair)

Le bois est "vivant". Il sèche, a besoin d'être nourri, nettoyé... il faut envisager d'en faire l'entretien, le réglage tout au long de sa vie. S'il n'est pas régulièrement contrôlé, et réglé, il va "bouger" et mettre en danger le composant essentiel de votre guitare. Il faut donc prêter une attention particulière à sa forme ainsi qu'au vieillissement de la matière. Quelques mois suffisent pour constater qu'un léger défaut se transforme en grande galère.

La touche, c'est également l'endroit où vous allez poser vos doigts, et son aspect est primordial. Certains proposent des touches peintes qui ont un aspect bien trop "carton". De même, la matière est importante, et le fait de disposer d'une touche en palissandre (bois marron foncé) me semble mieux, pour débuter qu'un manche en érable (bois blanc). En effet, le son est moins claquant et plus riche en basses sur un manche en palissandre.

Si l'effet est parfois recherché, les sons d'un manche à touche érable demandent précision de jeu et semblent impardonnables pour aucune faute technique. Tout s'entend "trop bien", même les imperfections. De plus, le son est assez typé, riche en hauts médiums, conviendra aux rythmiques en son clair et claquant ainsi qu'à un certain style de solo saturé, mais pas nécessairement aux rythmiques hard et métal... faut essayer.

Les frettes

Les frettes, elles conditionnent grandement le rendu sonore. Une frette fine réduira les frottements des cordes avec le manche pour donner un son précis et puissant, mais rendra le jeu plus difficile (il faut ajuster le positionnement des doigts au risque de jouer plus "faux").

Une frette large (jumbo) facilite le jeu, corrige quelques imprécisions de toucher, et favorise surtout le jeu rapide. Avec plus de surface en contact avec la corde et un espacement réduit sur la touche, la corde "prise" entre deux frettes larges donne une son moins puissant, mais plus facile à obtenir (pression des doigts favorisée, précision de la note obtenue, ...).

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Pour leur remplacement (plusieurs années de pratique), les barrettes de métal sont encastrées par un luthier dans des stries de la touche. Elles suivent la courbure du manche.

Même si les frettes peuvent être remplacées, on risquera certainement l'opération sur des matériels à plus de 1000 €. Sur un instrument bas de gamme, on aura des frettes honorables en métal solide (nickel) qui supporteront quelques milliers d'heures de jeu. L'usure de la frette au contact de la corde métallique est accrue en fonction des bends et autres tirés de cordes

La jonction corps / manche

C'est au niveau du talon que le manche conduit la vibration de la corde dans le corps. Hautement sensible pour un instrument acoustique, cette jonction garde sa criticité pour la guitare électrique car elle présente une incidence notoire sur le sustain (tenue de la note dans la durée). Plus la surface du manche en contact avec le corps est grande, meilleure sera la transmission de la vibration.

La stratocaster (ou telecaster) pêche un peu sur ce point face à la Gibson Les Paul (ou SG) qui ont un manche collé. La vibration est évidemment mieux retransmise lorsque le manche est collé. Fender a souhaité un manche remplaçable pour ses instruments, ce qui facilitait les réparations et la maintenance.

Cependant, le système vissé, moins coûteux à produire, donne un rendement totalement exploitable dans les styles rock et dérivés. Il faudra entrer dans le jazz ou certaines sonorités particulières pour que l'avantage d'un manche collé soit réellement audible.

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La jonction d'un manche vissé sur un corps de guitare solidbody

En règle générale, les manches sont rattachés aux corps par 4 bonnes vis, qu'il est bon de manipuler le moins possibles (tant qu'elles restent bien serrées). Un demi tour de vis engendre d'inquiétants craquements qui dissuade les moins courageux. Peu de systèmes de réglages se cachent sous le talon de la guitare de nos jours, donc on laissera ces vis tranquilles le plus longtemps possible.

Une plaque sur laquelle est gravé le numéro de série de l'instrument est parfois ajoutée en complément, garantissant une pression uniforme des 4 vis sur le bois afin de donner la meilleure retranscription des vibrations. Fender a utilisé 3 vis sur quelques séries dans les années CBS, pour des raisons d'économie (si, si !) mais ils sont vite revenus aux 4 vis de fixation.

La tête de la guitare

Quand on a fini de regarder le manche en détail, on se penche plus sérieusement sur la tête (élément qui constitue une partie du manche). Les points de vérification sur la tête sont à peu près les mêmes que sur le manche en ce qui concerne la matière. Il faut observer les veines du bois et regarder les jonctions et collages des bois ainsi que les façonnage de trous pour l'insert des mécaniques.

Cette pièce est particulièrement fragile car elle regroupe l'ensemble des points d'attache et de tension des cordes. Quand on sait que la tension s'élève (dépasse même) 10 kg pour un accordage standard, on comprend que la tête soit le premier élément fragilisé en cas de manipulation de l'instrument (c'est toujours elle qui cogne par terre, la porte, le coude du bassiste, la cymbale du batteur).

Le placement des mécaniques est important. Les 6 clés en ligne sur les modèles Fender permettent de conserver l'alignement de la corde depuis le sillet. Sur Gibson, la corde est pliée, répartie sur chaque côté de la tête, ce qui répartit les forces différemment. Les manches à tête inversées permettent de réduire la longueur des cordes les plus fragiles (cordes aigues plus longues), ce qui en théorie réduit leur casse.

L'alignement des 6 mécaniques sur une Fender est une disposition éprouvée depuis l'invention de la guitare électrique et qui a donc fait ses preuves, même si la tête est plus longue (donc demande plus de matière première pour être fabriquée).

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La tête d'une guitare avec les mécaniques alignées sur l'espacement des cordes

MusicMan a développé un système de répartition 4-6 qui permet de répartir différemment les mécaniques sur une tête moins longue tout en conservant la continuité de tension de la corde. Ce système est breveté mais tombera certainement bientôt dans le domaine public et l'on trouvera, de manière abordable, ce type de répartition sur de nombreux manches.

Les mécaniques

Ce sont des équipements principaux de la guitare, car elles déterminent le maintien de la tension des cordes et la tenue d'accord (le fait que la guitare reste toujours accordée). Généralement, ce sont des mécanismes à bain d'huile, fixées par une simple vis à l'arrière du manche et présentant un boulon de serrage sur le dessus de la tête.

Les mécaniques sont assez coûteuses à produire (un jeu de qualité vaut dans les 80 €) et celles assemblées sur les guitares destinées aux débutants, ou les guitares d'entrée de gamme, sont des modèles low-cost dont la fonction faiblira avec les années.

Les remplacer est une aberration sur un instrument de ce prix. Trouver des modèles d'occasion est un vrai challenge, mais quelques mécaniques à blocage, par exemple, sont parfois revendues pour une trentaine d'euros sur eBay ou leboncoin.fr. Pourtant, c'est une opération qu'il faudra envisager si l'on tient à conserver et utiliser son premier instrument plus de 10 ans.

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La mécanique à bain d'huile standard montée sur tous les modèles d'entrée de gamme

Les mécaniques à blocage sont un des systèmes les plus performant qui met en œuvre une vis au dos de la mécanique qui "serre" son action et limite la perte de la tenue d'accord. Il existe aussi des systèmes auto-trim, qui coupe la corde après l'avoir enserrée, et permet un enroulage propre maintenu fixe par le système de blocage à vis.

Il y a encore quelques années, la production des mécaniques était encore de qualité, le simple fait d'externaliser les chaînes de productions en Asie n'engendrait pas de baisse de qualité. Mais de nos jours, les alliages utilisés comme les chromes ne sont pas conçus pour une grande longévité. La tension permanente d'une corde est trop forte pour des modèles moins bien finis, et l'on rencontre des systèmes qui cassent ou tournent dans le vide...

Les guides cordes

Un ou deux "string trees" (arbre à corde) sont vissés sur la tête pour plaquer la corde au plus près du bois et minimiser la tension encaissée par la mécanique. Ils permettent aussi d'éviter les "sorties de sillet" sur des bends appuyés...

Pour un modèle avec un vibrato de type Floyd rose, c'est directement une barre de rétention qui seconde le mécanisme de sillet bloque-cordes, afin de plaquer les cordes au plus près de la tête.

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Le guide-cordes atténue la tension de la corde pour garantir la tenue de l'accord au niveau de la mécanique

De plus, le trou d'enroulage de la mécanique est systématiquement à la même hauteur, que la corde soit proche du sillet (mi grave, normalement) ou éloignées (si ou mi aigu), ce qui implique de conserver la corde à la hauteur voulue pour limiter les désaccordages intempestifs.

La pose d'un œillet de rétention de deux cordes est relativement simple (c'est juste vissé), mais il faut précisément "tomber" entre les deux cordes pour ne pas ajouter de tension inutile. Je recommande l'utilisation d'une vrille pour réaliser un pré-trou et ne pas endommager le bois de la tête.

Le sillet

Sur les instruments destinés aux débutants, il faut reconnaître que les économies sont pratiquées à tous les niveaux, y compris sur ces petits bouts de plastique sur lesquels reposent les cordes. Leur hauteur, l'espacement des cordes, la profondeur des petites fentes, ... tout est fait en usine et il reste délicat de procéder à un remplacement.

Pourtant, les débutants le méritent, ne serait-ce que pour gagner en définition du son, car un bon sillet favorise la vibration des cordes à vide, certes mais impacte aussi le jeu en réduisant la casse des cordes, en favorisant les tensions lors des bends, et en jouant sur la hauteur des cordes...

Si l'envie vous en prenait, au bout de quelques mois de pratique sur un instrument premier prix, tentez une escapade en magasin. Inutile de commander par Internet un kit qui ressemblerait, il y a peu de chance de tomber sur des modèles standard. Si l'on trouve pour Squier, la sous-marque de Fender, des sillets adaptables aux cotes de la guitare, peu de constructeurs les respectent rigoureusement.

Si le sillet n'est pas fermement maintenu sur le haut du manche dans l'enclave qui lui est réservée, ou s'il n'est pas bien collé, s'il dépasse ou modifie même un peu l'espacement ou la hauteur des cordes par rapport à la pièce d'origine, c'est la cata !

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Le sillet de dimensions = 42x4.6x3.5mm pour les copies des modèles Fender

C'est pourquoi l'extraction du sillet d'origine est une opération qui requiert minutie : on désenclave le sillet de son logement par de légères frappes latérales, pour le décoller et le "faire bouger". Ensuite, on le retire parfois avec une simple pince (il faut un minimum de prise et de force) et l'on nettoie des résidus de colle. Parfois un simple petit coup de lime à bois, mais pas trop pour ne pas agrandir le logement.

Un nouveau sillet s'enfiche dans son réceptacle, en pression, et reste maintenu soit par cette pression, soit par un point de colle. Il existe des kits composés de lamelles d'os et de limes de différentes épaisseurs (correspondant aux tirants de chaque corde) qui permettent un remplacement sûr et qui apportent un changement efficace. Mais il faut que votre sillet soit cassé ou que l'instrument en vaille la peine... car il faudra débourser près de 45 € !

La truss-rod

La barre de réglage1 (ou truss rod en anglais) est une tige métallique présente à l'intérieur du manche des guitares et des instruments avec des cordes sous forte tension. Cette pièce sert à stabiliser la forme du manche soumis à de fortes tensions et à en ajuster la courbure. Elle est généralement en acier avec un boulon à son extrémité pour modifier sa tension.

Quand la tige est relâchée (dévissée), elle permet au manche de s'incurver légèrement pour compenser la tension des cordes, et à l'inverse, quand la tige est serrée, elle aligne le manche dans l'axe horizontal en s'opposant à la tension des cordes.

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La truss-rod d'un manche copié d'un modèle Fender

Il est normalement préférable d'avoir un manche légèrement incurvé afin de faciliter le jeu et d'éviter les bruits de frettes. Les changements de température et d'humidité peuvent affecter la forme du manche. Un ajustement de la tige est également nécessaire lorsque le tirant (diamètre) des cordes est modifié.

Le bon réglage de cette barre permet d'avoir les cordes au plus près du manche et contribue ainsi à faciliter le jeu (au détriment d'un affaiblissement naturel de la vibration des cordes). En effet, une action (cordes éloignées du manche) haute favorise la vibration, mais rend le jeu plus difficile.

Il suffit généralement d'une clé Allen (de 5 mm et normalement fournie avec un instrument neuf) pour réaliser le réglage qui se pratique lorsque la guitare est décordée (on a retiré toutes les cordes). Un simple quart de tour de clé est souvent suffisant. Attention à ne pas trop forcer et soulever la touche, ou casser le manche (se reporter à la rubrique de réglage de l'instrument de ce site) !

L'accès à la truss-rod est généralement situé en haut du manche, après le sillet à la jonction tête-manche ; une cavité protège l'embout de serrage. Il arrive parfois qu'il faille dévisser un cache en plastique maintenu par 3 vis pour accéder à l'orifice, et parfois encore, c'est une clé cloche un peu particulière qu'il s'agira d'utiliser (6 ou 8 mm).

Enfin, il se peut que plus rarement, sur des instruments de meilleure qualité, que l'accès se fasse au niveau de la jonction entre le manche et le corps, et c'est un système de vis à trou qui est présent (on visse et dévisse en enclavant un petit tournevis).

Le corps

C'est globalement un élément qui va attirer l'attention du débutant, de par la forme et la couleur. Toutefois, je vous ai prévenu en début de cette section, un corps aux découpes aguicheuses procure un déséquilibre qu'il est bon d'éviter en débutant l'instrument. La seule pratique debout n'est pas envisageable "à ce stade là de la compétition" (comme dirait un commentateur sportif ou un animateur d'une émission de télé-réalité).

Si malgré mes avertissements vous craquez pour la forme Randy Rhoads ou Kiss et que votre budget maquillage et permanente est un poste important de vos dépenses, je ne résiste pas à vous encourager à retenir ce type d'instrument... c'est affaire de goût (ie. c'est votre problème) !

Mais le corps ne présente qu'une relative importance sur les instruments d'entrée de gamme. En bois léger (aulne, frêne) sur les guitares de qualité, il est parfois en peuplier ou tilleul sur les instruments moins chers (bois utilisés pour le cagettes et les allumettes), il est conducteur de la vibration de la corde retransmise par le manche.

Attention, seulement, le corps contribue certes à la propagation des vibrations, mais dans une quantité moindre que le manche. Sur ce type d'instrument, il sert essentiellement à équilibrer l'instrument... La densité du bois influe tout de même sur le son, un corps léger favorisera une forme de résonance.

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Voici l'exemple type de guitare à laquelle rêvent beaucoup de jeunes métalleux, mais qui ne devrait pas être utilisé par un débutant (forme du corps, vibrato, config de micros)

Mais l'assemblage du bois est également à prendre en cause, un corps étant en règle générale composé de 2 ou trois pièces de bois (certains modèles plus chers proposeront des corps massifs) et cet assemblage ne se voit généralement pas sous la peinture (sinon, la guitare est à fuir absolument !).

Les guitares sont parfois simplement vernies ou comportent un traitement de coloration léger ou sunburts qui permet de constater l'état du bois ainsi que l'assemblage et/ou collage des pièces composant le corps. C'est souvent bon signe de constater que le corps est assemblé de manière rassurante (les veines du bois doivent être ajustées bord à bord).

Certains corps sont surmontés d'un plaquage (souvent en érable) ce qui apporte un meilleur rendu tant esthétique que sonore : la table (on peut alors comparer l'instrument à une guitare sèche) conduit la vibration et contribue également à la "projection sonore". La guitare va alors sonner "à vide" (lorsqu'elle n'est pas branchée à un ampli) de manière plus importante, ce qui augure d'un bon sustain et d'une bonne définition sonore une fois branchée.

Pickguard ?

Les modèles copiés des guitares Fender sont pourvus d'une plaque plastique de protection des coups de médiators et rayures (pick = médiator, guard = protection). En fait, elle sert également (et surtout) à recouvrir la cavité qui héberge l'électronique, ce qui permet de facilité l'accès aux composants à l'intérieur du corps.

C'est également sur cette plaque que sont fixés les micros, le sélecteur comme les potentiomètres. En plus de "cacher" les fils et les soudures, elle sert de support à toute l'électronique de l'instrument, et il arrive parfois qu'elle casse (lors d'un coup, d'un chute de l'instrument).

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La plaque et l'électronique d'une copie de Fender statocaster

Facilement remplaçable, on trouve les modèles standard pour 20 € (sans l'électronique !), ce qui permet également de changer une partie du look de son instrument. Le pickguard d'une copie de stratocaster est composé de plusieurs plaques de plastiques (3 plis) et est maintenu par 11 ou 13 vis tout autour de la cavité électronique.

Des déclinaisons de la Fender Stratocaster sont réalisées sans pickguard. Les micros sont fixés à même le corps dans des cavités spéciales et l'ensemble des fils communique avec les potentiomètres et les switches par des trous pratiqués parallèlement au corps. L'accès aux pièces électronique est alors moins évident, mais la masse de bois vibrante étant plus importante, ces guitares sont souvent appréciées pour les gros sons.

Les points d'attache de la courroie

La disposition des points d'attache des sangles est importante. Normalement, il est calculé pour conserver l'équilibre de l'instrument. Les formes stratoïdes sont munies de "pans coupés", (crosses ou cutaways) qui accueillent un des boutons (corne du haut).

Parfois, c'est à la jonction corps-manche que le bouton est vissé, notamment sur les modèles aux cornes plus pointues et plus agressives. L'arrondi des modèles stratoïdes permet de fixer ces boutons de manière assez fiable. L'autre bouton est rencontré de manière assez classique sur le "cul" de l'instrument, au niveau arrière du corps.

Sur ces instruments d'entrée de gamme, il est fréquent de constater que le bouton se dévisse ou s'arrache. Le poids de l'instrument est en jeu, le style de jeu aussi (sauts, basculements intempestifs de l'instrument), mais de manière générale, le séchage du bois composant le corps est une cause suffisante pour impliquer le revissage du bouton.

Je recommande de procéder à une petite bidouille consistant à dévisser complètement l'attache et remplacer la vis de maintien par un modèle de diamètre légèrement plus gros, ou dont le pas de vis est plus serré, afin de mieux maintenir le bouton en place (et oui, là encore, l'économie est faite sur des vis de basse qualité).

Si l'attache s'est arrachée et que la guitare a été sauvée in extremis (normalement, le guitariste tient le manche de l'instrument au cours du jeu), il sera préférable de colmater l'arrachage par la pose d'une petite cheville de bricolage (cheville de fixation murale de diamètre de 3 mm et de longueur 2,5 cm par exemple). On peut aussi reconstituer l'emplacement de vissage avec un cure-dents coupé au tiers de sa longueur et un peu de pâte à bois.

Il est fréquent de poser des lock-straps, mécanismes de blocage et de maintien de la sangle à la guitare. Ils remplacent efficacement (encore pour 20 €) les boutons standard et se placent à la fois sur une sangle et sur la guitare. Deux nouvelles vis de fixation sont fournies avec. Elles consistent à maintenir le réceptacle d'accueil du module raccordé à la sangle.

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Les fameux systèmes StrapLock qui sécurisent l'attache de la sangle

Pour ma part inesthétiques, je trouve le système un peu "frime". Il se bloque un peu avec le temps, les ressorts internes montrant des signes de faiblesse, il est possible d'opter pour des solutions moins connues et plus économiques comme les bloques sangles en plastique dont le procédé consiste en une rondelle en plastique venant se clipper sur un bouton standard, devant la boutonnière de la sangle.

Enfin, il existe des sangles intégrant un système de blocage à cliquets. Elles sont efficaces et aussi chères qu'une sangle traditionnelle. Il existe aussi d'autres mécanismes de fixation, avec les clip-locks ressemblant aux fermetures à clic de nos cartables, mais qui substituent le bouton originel par une mini attache en tissus, ce qui est aussi inesthétique.

Le jack de sortie

La position du jack de sortie est importante. Le jack femelle est sensé accueillir le cordon qui permet la connexion de l'instrument à l'ampli ou au premier module de transformation du son (ou encore à l'accordeur).

Situé sur la table (soit directement un trou dans le corps, soit au niveau de la plaque de protection) le jack de sortie ne posera aucun problème, que l'on joue assis ou debout. Les cordons devront cependant être droits au niveau de cet embout. On retrouve cette position principalement sur les copies strat.

Lorsqu'il est situé sur la tranche du corps, au "cul" de l'instrument (en dessous du bouton de sangle) ça devient plus problématique : il est orienté vers le bas, ce qui implique qu'il faille un jack coudé pour jouer assis sur un banc, un lit ou toute autre surface large.

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Jack de sortie situé sur la tranche de la guitare

En position assise, il arrive de jouer avec la guitare reposant sur sa cuisse gauche (si l'on est droitier), mais la position, certes confortable, s'éloigne de celle du jeu debout, le manche n'étant pas relevé, mais maintenu, plutôt, en position horizontale. La sortie jack, où qu'elle soit située, ne gène en aucun cas cette position de jeu.

Par contre la position correcte de jeu assis consiste à poser votre instrument sur la cuisse gauche (si l'on est droitier), ce qui impose de relever le manche et se rapprocher de la position debout. Là, l'emplacement de la fiche jack femelle peut engendrer une gène car le cordon jack passera entre les jambes voire sur la cuisse droite, ce qui est une source de gène et de possibles débranchements brusques (que les amplis n'aiment pas trop).

En jouant avec un Amplug, ces amplis de casque produits par Vox, il sera possible de raccorder votre module directement lorsque la sortie est sur la tranche de l'instrument. Il faudra en revanche un adaptateur (petit cordon type rallonge ou adaptateur supplémentaire jack mâle/femelle) pour connecter l'ampli de casque qui ergonomiquement ne peut s'enficher dans un logement jack situé sur la plaque (cavité métallique rond de la stratocaster). Il en est de même pour certains émetteurs sans-fil qui s'adaptent différemment en fonction de l'orientation de la fiche de sortie.

Lorsque l'on joue debout, donc avec une sangle, le cordon jack passe par la sangle pour être maintenu sur le côté, et ajouter une parade au fait de marcher sur le câble, phénomène qui occasionne un débranchement brutal, la chute du cordon jack sur le sol (qui endommage la fiche et entraîne souvent une cassure des soudures internes du cordon) et ... plus de son !

Le vibrato / le cordier

S'il est une faiblesse de la stratocaster, c'est bien au niveau du cordier/vibrato (l'endroit où sont fixée les cordes sur le manche). Les copies reprennent avec plus ou moins de succès l'original vintage tremolo de la marque, ce qui complique un peu les réglages et n'apporte surtout pas un plus flagrant aux débutants, du moins.

En effet, le vibrato permet d'abaisser, par le biais d'un levier, la tension des cordes. C'est une série de ressorts fixés au dos du corps de la guitare, qui ramène (approximativement) l'ensemble des cordes dans la position initiale.

Cette fonction ajoute bien une forme d'expressivité au jeu, mais n'est pas indispensable pour le débutant. Si ce petit plus est appréciable, il n'est pas vital en début de parcours, et devient par contre la source de quelques soucis de tenu d'accord et de réglages. Et je vois personnellement un avantage à posséder une copie de Gibson ou de telecaster (donc sans vibrato).

Il existe la possibilité de rendre le bloc solidaire au corps, de monter plusieurs ressorts, ... de fixer le vibrato et bloquer son action. Mais il faut reconnaître au système un plus non négligeable sur les réglages : la justesse de l'intonation (longueur vibrante de la corde) et de la hauteur individuelle de chaque corde par rapport au manche.

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Le vibrato standard "American Synchronized Tremolo" qui équipe la plupart des modèles Stratocaster (et les copies) depui les années 1950

Le principe de fonctionnement du blocage de la corde est un peu compliqué : dans un bloc métal assez lourd, la corde est insérée par une trappe (plaque plastique au dos du corps de la guitare) et repose, au niveau de la table, sur un pontet qui permet deux réglages :

Les systèmes de cordier Gibson ne sont pas en reste sur ces fonctionnalités avec des mécanismes similaires concernant l'intonation, et un réglage commun à l'ensemble des cordes suffisant sur un manche au radius plat.

Des déclinaisons stratoïdes commencent à émerger, sans bloc de vibrato. Il faut dire que l'économie de composants constituant ce mécanisme de cordier mouvant était facile à réaliser. Le résultat n'en est que meilleur :

Des mécanismes encore plus complexes existent sur des copies de stratocaster améliorées (super-strats) comme les vibratos flottants à blocage (ou vibrato sous licence Floyd Rose). Le mécanisme est complexe à régler, mais permet, par contre, une utilisation intensive du levier de vibrato, jusqu'à détendre complètement les cordes...

Le système, lourd, complexe à régler, coûteux, difficile à installer sur une guitare n'étant pas à l'origine prévue pour, reste, à mon sens, à la marge de l'utilisation standard qu'un guitariste attend de son instrument. Il reste cantonné aux styles shred et métal, et s'adresse aux amateurs de technique, de vitesse et de virtuosité.

L'électronique

L'électronique d'une guitare est un maillon essentiel dans le rendu sonore. Les éléments en bois et en métal contribuent à la transmission de la vibration de la corde. Les matériaux en bois (l'assemblage des pièces de lutherie) favorisent cette vibration. Au contraire, les parties métalliques et les points de jonctions (talon d'un manche vissé, sillet, pontets) "amortissent" le phénomène vibratoire.

Sur le plan horizontal, la corde vibre de manière elliptique (en formant un ovale) au-dessus des frettes et des micros. L'aimant du micro capte ces variations et les transforme en signal électrique, transformé par des atténuateurs sur les paramètres d'intensité du volume de la tonalité.

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Le signal électrique est ensuite conduit dans une fiche jack à laquelle est raccordée un cordon reliant l'instrument à un ampli ou une unité de traitement (pédale, effet, ...). Pour une électronique passive, le cheminement reste assez simple, mais pour une électronique active, un préampli est intégré à la guitare et est alimenté par une pile.

Une électronique active est assez commune sur une basse, mais très particulière dans le contexte du choix d'un premier instrument. Le son est particulier, très propre et assure en son clair comme n saturé un niveau de sortie assez élevé. Elle contribue d'ailleurs à apporter un son trèsbien défini qui garantit une puissance confortable, prisée dans certains styles aux saturations extrêmes comme le métal.

Les électroniques actives sont cependant assez coûteuses, le leader de la marque reste EMG, avec des micros très typés métal ou gros son rock, mais il faut leur reconnaître un manque de chaleur dans les styles moins modernes comme le blues ou le jazz, voire le rockabilly. Adaptés au rock et à la pop, ces kits de micros sont assez chers et ne peuvent être installés simplement sur une guitare à l'origine dotée d'une électronique passive : il faut passer chez un luthier.

Les micros

Les micros sont des systèmes magnétique de captage de la vibration d'une corde : le principe de fonctionnement est simple, un aimant est naturellement attiré par la masse métallique de la corde et la variation de la position de la corde devant cet aimant est alors traduite en énergie électrique, de manière à fournir un signal audio (une sinusoïde) amplifié par la suite dans un amplificateur.

Il est donc important que la corde vibre au-dessus d'un plot (l'aimant) d'un micro. L'espacement entre les plots doit donc correspondre exactement à l'espacement entre les cordes, et s'il est normalement standardisé, on rencontre assez souvent de légères mais significatives différences.

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Les guitares d'entrée de gamme disposent généralement de micros d'assez faible niveau de sortie. Ils conviennent très bien aux débutants et garantissent une grande polyvalence dans la restitution des sons des plus clairs à ceux moyennement saturés. Dans le spectre sonore, ces micros low-cost affichent souvent un manque de définition : ils sont fabriqués à l'économie.

Toutefois, leur rendu est souvent décrié, au bout de quelques temps de pratique, le guitaristes leur reprochent un manque de puissance principalement, afin d'aborder des styles plus "musclés" et des sons saturés plus riches en grain et niveau de sortie.

Malheureusement, un micro reste un micro, et si le remplacer s'il est cassé semble logique compte tenu du coût et de la manipulation assez abordable, il se développe un phénomène de remplacement abusif, à des fins d'approcher certaines sonorités.

Ces remplacements s'avèrent assez décevants : on gagne certes à remplacer un micro de faible qualité par un meilleur, mais le remplacement est généralement en-deça des espérances : un bon micro sur une lutherie faible ne produira pas de manière magique un son extraordinaire. Tout au mieux un son mieux défini qu'avec le micro d'origine, souvent plus puissant, mais dans une sonorité générale assez proche.

Le remplacement d'un seul des 2 ou 3 micros que comporte l'instrument engendre un déséquilibre tonal assez éloquent. Il convient généralement de changer l'ensemble des micros, et de l'électronique qui va avec, par la même occasion, ce qui d'un point de vue coût revient à investir autant que n'a coûté l'instrument quelques mois auparavant (coût moyen d'un micro de 60 à 80 €).

Aussi, si la pratique est devenue assez courante et même recommandée dans les forums, les magazines, ... il n'en demeure pas moins qu'elle constitue un investissement lourd et peu rentable d'un point de vue sonore. De plus, il faut souvent ne pas s'emballer, changer de micro ne produira pas le résultat escompté, mais en plus, il contribuera à spécialiser l'instrument dans un style.

Au fil des ans, on attendra autre chose de sa première guitare, et peut-être pas dans l'orientation musicale qu'on avait souhaité mettre en avant au travers de ce remplacement. On se retrouve avec un changement deux fois moins rentable avec le temps.

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Un humbucker AlNiCo de DiMarzio qui délivre des sonorités rock et hard-rock : le Air Norton

Il existe deux grands constructeurs de micros passifs :

En fonction des besoins, les guitaristes n'hésitent pas à installer des micros au niveau de sortie élevé, sans se soucier d'une éventuelle adaptation à la lutherie ou au reste de l'électronique... on se retrouve rapidement déçu avec l'impression de s'être fait avoir.

Pourtant, certains micros ne "sonnent" pas sur certains bois, avec certains manches et dans certains contextes. De plus, la nature des besoins est souvent en inadéquation avec les caractéristiques des micros, notamment la nature des aimants :

Les configurations de micro

On retrouve 3 types de micros :

Notons également que les micros humbuckers sont splittables, ce qui équivaut à n'utiliser qu'une bobine, afin de s'approcher (sans égaler) le son d'un micro simple. Le positionnement des micros est important également, près du manche (position neck), il capte un son plus riche en basses, et près du cordier ou du vibrato (bridge), le son sera plus puissant et plus chargés d'aigus (la tension des cordes est plus importante à cet endroit). Entre les deux positions (middle), au milieu, on aura un son intermédiaire trouvé dans certaines configurations à 3 micros.

On retrouve principalement 6 configurations de micro sur les modèles d'entrée de gamme :

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La configuration HSH la plus polyvalente, avec 2 positions de humbuckers pour le gros son typé Gibson, 2 positions intermédiaires à la Fender et 1 position simple pour des sons rocks mordants.

Les 3 dernières configurations sont rencontrées principalement sur des modèles "superstrat" ou déclinaisons améliorées de copies de stratocaster. Les copies Gibson entrâinent à la déclinaison particulière d'une nouvelle configuration à trois micros (HHH) pour une ouverture de possibilités dans la même orientation hard-rock.

Je recommande une prise en main la plus polyvalente possible, les configurations SSS, SSH et HSH semblant les plus appropriées aux débutants. C'est affaire de goût, les configurations HH avec la possibilité de splitter les micros humbuckers s'avèrent tout aussi polyvalentes.

N'oubliez pas non plus que plus une corde est proche d'un aimant, moins elle vibre, ce qui signifie qu'elle perd du sustain si le micro est trop haut. Par contre, un micro à raz des cordes captera et retransmettra un signal plus puissant, mais cette puissance est toute artificielle, le son manque généralement de définition et il est chargé de fréquences aigues. Il vaut mieux, donc, abaisser les micros contre la plaque ou le corps de l'instrument (ce qui permet de surcroît, d'être moins sensible aux bruits parasites), et pousser le volume sur l'ampli ou la pédale.

On trouve des micros à simple bobinage dont les plots sont étagés afin de suivre la forme qu'épousent les cordes sur un manche au radius prononcé (manche rond). Les plots correspondant aux cordes de Ré et Sol sont donc plus hauts... c'est normal, n'essayez pas de les enfoncer, c'est fait exprès ! Certains plots sont réglables (sur les humbuckers notamment) avec une vis. Le réglage permet de positionner l'aimant à la hauteur souhaitée afin d'équilibrer le niveau de sortie d'une corde à l'autre. Cette opération se fait aprés quelques années de pratique, les micros sortent corrects d'usine en règle générale.

Il est courant de rencontrer des micros humbucker dans un format de micro à simple bobinage, ce qui permet de l'utiliser sur le même pickguard d'origine de la guitare. Les plots sont généralement remplacés par des barrettes pour des raisons de gain de place, mais il arrive que les bobines soient étagées (disposées sur la hauteur) et que le micro ait l'aspect d'un micro simple.

Les barrettes ou rails remplacent les plots des micros les plus puissants. Elles permettent d'offrir un niveau de sortie meilleur, de par la conception interne du micro. Elles offrent l'avantage de capter la variation magnétique même lorsque la corde est tirée au-dessus ou en dessous du supposé plot.

Le sélecteur

Le sélecteur (switch) est l'équipement un interrupteur permettant d'alterner entre 3 ou 5 positions correspondant à une sélection de micros. Elle permet d'alterner entre le micro manche et le micro chevalet, passer d'un son médium à un son puissant et aigu, d'une rythmique au solo.

Habituellement, les sélecteurs 3 positions sont destinés aux guitares à 2 micros, proposant ainsi deux positions de micros et une position intermédiaire combinatoire de l'ensemble des bobines, ou judicieux split des deux doubles bobines.

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Un switch 5 positions fabriqué en Asie

Historiquement, les stratocasters à 3 micros étaient équipées d'un sélecteur à 3 positions (une par micro). Mais les composants non crantés à l'époque permettaient d'obtenir un contact sur 2 bobines simultanément, ce qui développa des positions intermédiaires intéressantes à exploiter, ce qui explique la naissance d'un sélecteur à 5 positions.

Les sélecteurs à 5 positions permettent donc d'utiliser une configuration particulière des 3 micros, combinant les positions de micros, de micros splittés et de configuration "intermédiaire" cumulant le son de 2 micros. Leur fonctionnement est décrit dans la partie Electronique de la guitare de ce site. On retrouve aussi bien ces sélecteurs sur des guitares équipées de 2 humbuckers que des guitares pourvues de 3 micros (simples ou humbuckers).

Les switches se présentent globalement sous 2 formes, un alternateur ou un curseur. Certains effets de jeu ne sont possibles qu'avec des switches alternant 3 positions, comme la technique du kill switch ou cut-off qui consiste à jouer rapidement sur le switch pour couper et rallumer la transmission du signal vers l'ampli.

Les potentiomètres

Il existe deux types de correction par les potentiomètres : le volume (VOLUME) et la tonalité (TONE). Généralement, les guitares comportent au moins d'un potard de volume qui abaisse le niveau de sortie de l'instrument. Les configurations de micros HH (comme chez Gibson) présentent parfois 2 potentiomètres de volume (... et 2 de tonalité) correspondant chacun à l'action du volume sur 1 micro. Cela permet des variations et nuances dans le jeu.

Si le potard de volume est en premier lieu utilisé, surtout par les débutants, pour "couper leur son", il est utile d'apprendre à s'en servir comme variateur de la puissance du niveau sonore délivré par l'instrument. De simples repères gradués permettent de trouver, pour une position de sélecteur donnée, 3 variations permettant d'utiliser la combinaison de guitare à un milieu faible, médium et élevé.

Un effet particulier consiste à monter le niveau de volume en attaquant une note, ce qui masque le son de l'attaque mais donne un rendu assez spécial du son, assimilé au toucher d'un archer. On appelle cet effet le violonning.

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Les potentiomètres d'une guitare doivent être remplacés au moindre craquement...

Les boutons de tonalité sont souvent utilisés pour atténuer les aigus dans le rendu sonore. Il y en a 1 ou 2, selon les configurations de micro, dont l'utilisation perturbe au tout début seulement les utilisateurs :

Par souci d'économie et de simplification des réglages, on trouve de très bonnes copies ne disposant que de deux potentiomètres de commande générale (quelque soit la position du sélecteur) : un volume et une tonalité.

Un potard de guitare électrique à l'électronique passive fonctionne par atténuation : à 10 le potentiomètre laisse "tout le signal passer" et en le tournant dans le sens anti-horaire, on atténue le volume ou on coupe des aigus.

Technologiquement, les potentiomètres sont identiques pur les fonctions de volume et de tonalité. Ils correspondent à un variateur de résistance de 250 kΩ pour un micro simple bobinage et de 500 kΩ pour la tonalité. Seul un condensateur est ajouté pour agir sur les aigus (la tonalité) et sa valeur est différente selon qu'il agisse sur un micro simple (0.47 µF) ou un humbucker (0.22 µF).

Il existe 2 types de potentiomètres, des linéaires (la course est régulière de 0 à 10) et logarithmique (l'augmentation est "exponentielle"), ce qui correspond plus à la perception d'atténuation de l'oreille humaine. Il semble opportun de se plier à la consigne d'installation de potentiomètres logarithmiques uniquement, mais personnellement, je trouve que le rendu d'un linéaire sur le volume donne des repères plus "intuitifs".

Si vous êtes amenés à changer un potentiomètre parce qu'il craque tout simplement (la bombe pour contact sert de pansement, mais pour un composant à 5 €, ça ne vaut pas le coup, autant le remplacer), il faudra vous habituer à repérer les fils en arrivée et en sortie des potentiomètres et raccorder les points de masse en étoile. Ces techniques d'électronique sont expliquées sur ce site et sont complètement abordables avec un peu de patience (pratique du fer à souder).

Le blindage

S'il est un point qui fait défaut aux guitares d'entrée de gamme comme à certains modèles standard à plus de 1000 €, c'est le blindage de l'électronique. Un concentré d'aimants qui est sensé restituer un signal audio, c'est par définition pour un électronicien un nid à capter les bruits parasites.

Le blindage de l'électronique peut se réaliser assez simplement si vous avez quelques notions de soudure et de bricolage. Il s'agit de remplacer le câblage interne du switch aux potentiomètres et à la fiche jack de sortie par des câbles blindés. Déjà, une partie des bruits parasites captés par les micros risquent d'être éliminés.

Reste ensuite à poser de l'adhésif métallique sur la plaque de protection et dans la cavité d'accueil de l'électronique, à même le corps de la guitare, et de relier tout ça au point de masse (des schémas de câblage des principales guitares sont disponibles sur ce site et sur Internet).

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L'intérieur du corps et de la plaque sont recouverts d'adhésif métallique pour "blinder" l'électronique et la rendre moins sensible aux parasites

Cette isolation raccordée à la masse (depuis le potentiomètre de concentration de l'ensemble des masses, on isole un seul fil blindé raccordé à la masse de la fiche jack) conduit à construire une cage de Faraday autour du sélecteur, des micros et des potentiomètres (et potentiellement la fiche jack) qui améliore le rendu sonore. Le son restitué est plus puissant, les basses plus profondes et les aigus plus cristallins.

On a tout à gagner à refaire l'électronique d'une guitare électrique, même bas de gamme. D'abord car l'opération est peu coûteuse (20 € tout au plus de fil à souder, de câbles interne et d'adhésif alu), elle est pédagogique (on comprend mieux le fonctionnement de son instrument), et surtout efficace (elle apporte une réelle amélioration du son même sur un modèle bas de gamme).

Les cordes et consommables

Elles devront être remplacées assez rapidement, surtout si vous héritez d'un modèle exposé derrière une vitrine en magasin, si 50 personnes sont passées sur le manche et ont favorisé l'oxydation, ...

Il faudra donc en même temps qu'une guitare souvent s'équiper de compléments indispensables :

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Un kit d'accessoires pas si mal chez Dunlop : un jeu de cordes, des bloque-sangle, une manivelle, un capodastre, un chiffon, des médiators, du polish et un slide

On ne pense pas réellement à ça lors du premier achat, mais c'est un budget à ne pas négliger. En moyenne, un débutant changera de cordes tous les 3 mois. Mais c'est comme la brosse à dents qu'il faudrait, en toute logique, changer 4 fois par an, certains le font et d'autres non...

Certains produits d'entretien prolongent la durée de vie des cordes, et l'investissement en vaut souvent le coup. Des kits de polish pour le corps et de cleaner pour le manche +cleaner pour les cordes sont facturés 20 à 30 € selon les marques. Ils intègrent des chiffons qu'il faudra aussi utiliser régulièrement pour préserver son instrument.

Il existe des cordes qui sont enrobées de gaine plastique ou silicone assez efficace, ce qui augmente la durée de vie des cordes. On ne les change plus que 2 fois par an, le jeu est plus confortable, ça "glisse" sous les doigts et la sensation est agréable. Mais le prix d'un jeu est celui de 2 ou 3 jeux de cordes standard.

Une housse et une sangle complèteraient bien la panoplie, même pour un débutant. La housse protègera de la poussière et facilitera le transport de l'instrument en atténuant certains impacts. La sangle permettra de jouer debout, ce qui est aussi très important dans l'apprentissage de l'instrument. Par correspondance sur Internet, ces deux accessoires peuvent engendrer un coût de 20 € environ, alors il ne faut pas non plus s'en priver.