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autour de Battle's guitar




Un exercice de style, une petite page, assez mégalo, pour parler de Battle's guitar, le site, et indirectement un peu de moi (encore !). Elle est enfin créée en réponse aux interrogations d'internautes qui ont souhaité laisser un message, me questionner sur notre passion commune, et demander des explications quant au contenu, au titre, ... et tout un tas de choses hétéroclites.

D'abord, le titre, "Battle's guitar", qui, s'il est en anglais, choque parfois certains internautes francophones... C'est un clin d'œil qui me tient à cœur, en hommage à un guitariste français célèbre, de renommée internationale, aujourd'hui disparu (trop tôt) : Marcel Dadi.

Ce musicien hors pair avait créé des manifestations autour de la guitare (d'où vient le nom de l'événementiel spectacle "Autour de la guitare" organisé par Jean-Félix Lalanne, le frère de l'autre, un de ses plus doués élèves) nommées "Dadi's guitar cafe corner". En reprenant mon nom de famille, Battle, j'ai décliné et détourné le concept au format web, sans la moindre prétention ni autorisation d'ailleurs...

Affirmant un penchant pour le son électrique, Dadi est pour moi resté un virtuose du picking qui a énormément contribué pour l'apprentissage de l'instrument avec des enseignements modernes et des méthodes efficaces. Je lui dois un gros morceau de mon apprentissage, comme beaucoup qui ont démarré l'instrument au siècle dernier, avant l'avènement d'Internet, des CD et DVD pédagogiques.

Au tout début, en 1996, j'ai intégré la vie professionnelle après mes études, le service militaire et quelques années de jeu en groupe. Vivre de la musique ne semblait pas vraiment possible alors, mais mon expérience de la scène, de l'enregistrement, les cours, ... ont transformé ce que je croyais, à tort, pouvoir devenir mon "gagne pain" en une dévorante passion.

Dans un élan altruiste, je compilais les supports vidéos et écrits au travers de fichiers issus de traitements de texte (il y avait bien Word à l'époque, je ne suis pas encore complètement un dinosaure !). Tout ce qui me semblait alors important dans l'approche ou l'apprentissage de l'instrument était alors reformulé dans des fichiers informatiques.

Embauché dans une société de services je partageais mes écrits aux quelques salariés qui travaillaient sur le même site que moi, à qui je donnais quelques cours, et qui constituaient mon comité d'échange restreint autour de l'instrument. A l'époque, mes fichiers étaient imprimés, copiés, échangés, photocopiés à tout va. J'ai même rencontré par la suite des guitaristes qui s'étaient procurés mes articles par l'intermédiaire du copain d'un copain...

Le contenu, en 1996 était complètement pédagogique : des exercices, de la théorie musicale et des réglages. Très peu de littérature existait alors pour cette dernière partie plus pratique, et réalisant quelques opérations de réglages et de changements de pièces (micros, électroniques, plaques, mécaniques, vibrato) pour mes connaissances directes, je me rendais alors compte de ces lacunes, et je continuais, toujours dans des fichiers Word, à développer ces thématiques qui n'existaient qu'en langue anglaise.

En 1998, Internet commençait à être rendu accessible dans les entreprises, et le partage de fichier, au début restreint, devint un partage ftp pour quelques amis qui connaissaient l'IP de ma boîte, et à qui j'avais ouvert un compte sur un serveur privé. Les échanges devinrent fréquents, les accès "fuitèrent" rapidement, et je décidais l'impensable.

Au lieu de chercher à commercialiser mes écrits et chercher à être édité, accompagné dans une démarche commerciale (une sorte de Guitar Doctor en ligne), j'ai décidé d'ouvrir un site perso sur lequel je rédigeais des articles émanant à la fois de mes expériences personnelles, mais aussi en reprenant des contenus existant, soit en traduisant, soit en reformulant.

Internet offrait alors cette liberté de ton, et les moteurs de recherche n'existaient alors que peu, il y avait peu de risque de tomber dans les cas de figure de copyright, de plagiat ou même d'usurpation de droits d'auteur. D'autant que la philosophie du site est restée la même depuis le début : ce qui y figure est totalement gratuit. Je ne peux donc être attaqué par quiconque de reprendre son propos à des fins lucratives.

Je me suis interdit, dès le début, de proposer un contenu payant ou me rétribuant par la moindre publicité. D'ailleurs, si aujourd'hui il n'y a aucune référence à des réseaux sociaux qui rendraient populaire Battle's guitar, c'est essentiellement parce que les accès à Facebook ou Twitter sont engendrés par des souscriptions, des abonnements et des échanges publicitaires. Je suis relancé régulièrement par des annonceurs Web qui doivent détenir de Free ou de sites référents, le taux de fréquentation de Battle's guitar. Leur argumentaire, parfois séduisant, me fait cependant bien rire, ce sera définitivement "NON !".

J'ai toujours constitué un groupe important d'amis, des adresses mail que je conserve précieusement dans une base personnelle informatisée, que je ne communiquerais sous aucun prétexte. Un adress book perso, dédié à Battle's guitar, que je devrais signaler à la CNIL si j'étais scrupuleux... mais à quoi bon ? Mes lecteurs sont passionnés aussi et ne se retourneraient pas contre moi dans l'intention de me nuire.

Dans ce même état d'esprit, j'ai toujours, jusqu'à présent, réussi à concilier travail et passion, et c'est avec bonheur que je réponds, parfois en retard, à de nombreux mails. Pour parler statistiques, Battle's guitar draine environ 2000 nouveaux visiteurs par mois (moyenne donnée depuis statsperso de Free, l'hébergeur), ce qui constitue une sacrée communauté depuis que le site existe.

Evidemment, j'ai beaucoup de visites durant les vacances scolaires et les week-ends, mais aussi en dehors des heures de travail, ce qui me permet de penser que mon auditoire est principalement composé de jeunes passionnés et de scolaires. Je traite d'ailleurs tant que faire se peut, des sujets qui concernent les guitaristes inexpérimentés en quête de conseils.

Il n'existe pas de ligne éditorialiste, les sujets fluctuent à mon unique rythme en fonction de mes préoccupations, ma disponibilité. Les thèmes sont assez proches, je le pense, des préoccupations d'une certaine population d'amateurs qui n'ont surtout pas peur de lire (ce qui fait parfois défaut aux plus jeunes).

Je précise également que je suis seul à rédiger tout ça, ce qui atteste que je sois le seul à réaliser les relectures (et qu'inévitablement, je fais des fautes d'orthographe), mais aussi qu'il n'existe aucune règle ergonomique ni graphique qui ait pu m'être accordée. Le site est difficile d'accès, le texte lourd à lire, le style pas toujours fluide. Toutefois, je complète régulièrement le propos sans pour autant avoir la prétention de l'exhaustivité, mais en espérant réellement traiter le plus grand nombre de sujets.

Le manque de graphismes, les menus autères, les couleurs rudimentaires et le style littéraire constituent tant bien que mal ma "touche" que je souhaite efficace, directe, sans fioriture. Le principal, c'est le contenu, pas le contenant ni l'habillage, n'est-ce pas ? ... même si ça ne donne pas envie, je le reconnais. Mais je ne sais pas faire mieux. De même, vers l'an 2000, je proposais un contenu traduit en anglais (les fidèles s'en souviennent peut-être) qui m'apportait plus grande popularité, mais les traducteurs en ligne se sont améliorés et je trouve la perte de temps inutile, à mon niveau.

J'évite aussi les codes Javascript, les frames, les insertions d'objets, de lecteurs Flash ou autres intégration de composants multimédias, car je souhaite vraiment rendre le site accessible y compris pour des personnes mal-voyantes qui ne comprennent pas les textes-onomatopées qui résultent des abus de smileys et autres abréviations devenues culturellement dans l'air du temps (un air qui, comme un pet, sent un peu la merde, tout de même, reconnaissez-le).

Généralement, lorsqu'une page sort, elles est rapidement mise en ligne et relue dans les 10 jours suivants... des passages sont alors reformulés et complétés, d'autres supprimés, les fautes corrigées et quelques photos et images ajoutées, de manière à alléger la lecture et ponctuer de remarques personnelles souvent humoristiques (si elles ne vous font pas rire, j'en suis désolé, c'était pourtant le but...).

J'évite, évidemment, les néologismes mais reprends les terminologies techniques anglosaxonnes indissociable du monde de la guitare électrique, ce qui rend la lecture encore plus inaccessible à un certain public non habitué à ce champ lexical, comme à celui qui n'utilise plus assez la langue française. Je fais également en sorte que le contenu (aujourd'hui porté en HTML5 validé par le W3C) soit avant tout imprimable et lisible sur des terminaux mobiles (téléphones et tablettes) comme sur des ordinateurs.

Un principe que je défends, et qui est très "vieille école", veut que l'on retienne et lise mieux sur une version papier. Les enseignants tiennent le même propos, mais ce n'est pas cette population qui va m'influencer. Je pense par contre à ceux qui, dans le train, au lit, ailleurs que devant un PC, sont amenés à se divertir en lisant mes lignes, et je sais que ceux-là n'apprécient pas la refonte de la mise en page. Mon contenu s'exporte très bien en PDF, ce qui simplifie la portabilité sur de nombreuses plates-formes, et me séduit d'avantage que d'ajouter des effets de scrolling, des caractères en mode BLINK et tout le tape-à-l'œil bling-bling déballé par les autres gestionnaires (webmasters ?) de sites perso.

Je parle librement, un peu comme sur les forums, en n'hésitant pas à citer les marques, les modèles, les utilisateurs qui m'apportent satisfaction ou me déçoivent. C'est un monologue, un peu blog (comme un site perso), qui n'attend pas à être partagé par tous. S'il suscite parfois la controverse, j'ai bien remarqué que rien ne vous empêche de m'en faire part. Je suis assez ouvert aux remarques et reconnaît mes erreurs...

Aujourd'hui, le contenu s'est étoffé : des sections pédagogiques qui affichent un contenu intemporel, les articles, les pages, ont suivi les courants musicaux, les évolutions du matériel pour s'adapter au plus près des préoccupations des supposés lecteurs. C'est souvent un mail qui engendre la création d'une nouvelle page. C'est parfois une lecture, un visionnage, ou encore une simple interrogation de ma part, mais que je souhaite partager.

Je ne sais mettre en œuvre de contenu dynamique (pourtant je suis informaticien), non pas qu'il s'agisse d'un frein technique, mais d'une discipline qu'il s'agit de gérer. Je ne comprendrais pas qu'il puisse se débattre d'un sujet que je ne défende pas sur un site qui porte mon nom. Si j'ai parfois l'impression d'écrire pour me sentir mieux (c'est une thérapie efficace, j'en atteste), je constate que tous les passages sont plus ou moins lus chaque mois...

Evidemment, je brode d'avantage en fonction des thèmes les plus consultés. Notamment, les réglages, le matériel, l'électronique qui sont des "top ten" depuis plusieurs années dans les statistiques. J'essaie également de compléter les articles plus anciens, et de les relire régulièrement, y compris s'ils sont de moins en moins consultés. Je conserve "l'âme historique" du site sans pour autant continuer de développer les sections sur l'apprentissage.

Les réelles orientations gravitent autour du matériel, la manière de l'utiliser plutôt que sur la déclinaison des gammes et des modes. C'est en acquerrant du recul et de la maturité que je conçois que mon point de vue puisse être intéressant. Je cherche bien souvent à le confronter, d'ailleurs, me voulant provoquant dans mon propos (comme en décriant les multi-effets numériques, par exemple).

Je trouve peu de détracteurs, ce qui me conforte dans mes positions, mais qui indique aussi que je puisse n'intéresser personne avec mes coups de gueule. J'ai reçu certains mails menaçants de certaines personnes un peu trop passionnées, à mon avis, et très peu ouvertes d'esprits, à moins que les distributeurs de Zoom et de Line6 ne prennent un pseudo pour me contacter. Je sais déjà que c'est "le pot de terre contre le pot de fer" et que mon site peut être fermé sur simple requête auprès de Free. Il doit bien exister une clause de la nétiquette que je ne respecte pas et qui me mette en défaut vis à vis de mon hébergeur !

C'est aussi parce que j'ai un total contrôle de mes propos et du contenu de ce site que je peux conserver en toute cohérence, cette liberté d'action. Si je donnais la parole à n'importe quel inscrit d'un forum, chaque point de vue devrait faire l'objet d'une modération, et je ne suis ni gendarme, ni répresseur dans ma passion. Ce serait de toute façon contraire à mon éthique.

J'évite également de prendre position et de contribuer directement sur les autres forums (Audiofanzine, Easyzic, Guitariste, ...) et autres sites d'échange. Je trouve certains thèmes très intéressants et que les écrits deviennent de plus en plus constructifs dans de nombreux domaines. Je réprouve le temps perdu à lire des posts dénués de sens, uniquement fondés sur un esprit critique et réactionnaire, ce qui ne fait pas avancer le schmilblik. D'un autre côté, c'est une base énorme de témoignages, d'avis de conseils dans laquelle il faut certes trier, mais où l'on peut trouver son bonheur.

Cependant, faire part de mon point de vue juste pour argumenter autour des interrogations d'un autre, c'est un débat que je juge assez stérile. Je prends personnellement le soin d'étudier les avis pour et contre avant de publier un jugement. Je cherche l'exhaustivité, car je la pense pédagogique et que de mon point de vue, j'ai la conscience d'avoir exploré plusieurs pistes avant de déduire une quelconque conclusion.

Comme je rédige par passion et que je pense réellement qu'il s'agit d'une démarche totalement altruiste, je suis confiant et bien dans mes baskets lorsque je prends un engagement vis-à-vis d'un constructeur, un concept technique ou tout événement gravitant autour de la guitare électrique.

On m'a souvent reproché d'avoir restreint le scope à la guitare, électrique de surcroît, et dans tous les cas rock. J'ai pourtant un grand respect pour le jeu acoustique, classique ou folk, le monde particulier de la guitare jazz amplifiée, la basse électrique et les instruments à cordes pincés dérivés de la guitare (ukulélé, banjo, lap steel, stick Chapman, ...). Mais je ne saurais mener le même combat passionné dans un autre style que celui de ma prédilection.

Je ne sais pas tout faire, mais j'essaie de faire bien ce que je pense être de ma compétence, me mettre à la place de guitaristes qui vivent des situations auxquelles j'ai peut-être été confronté, ou qui seraient susceptibles de m'avoir touché à un moment de mon existence. Mais globalement, je suis comme vous. J'aime la guitare, la musique et le jeu. Je suis un fou du son, du matériel. Je ne possède pas de moyens financiers illimités, j'achète en ligne et dans les magasins, je me produis en petits comités et je suis en constante recherche de mon perfectionnement.

Je suis loin d'avoir une connaissance universelle dans le domaine de la guitare électrique, et j'admets avoir de grandes lacunes sur de nombreux domaines. Je ne demande qu'à approfondir, si le sujet le mérite. J'aime découvrir et prendre une bonne claque, j'aime reprendre comme composer, j'aime improviser autant que suivre une partition, je me sens à la fois libre de prendre un solo dans un style bien personnel que de jouer note à note un passage musical. Je me sens juste différent sur le fait de me sentir obligé d'écrire, de parler de ma passion, avec perpétuellement en tête le fait que mon propos puisse aider un autre que moi, autant qu'il m'a aidé à comprendre.

On ne finit jamais d'apprendre.

Votre dévoué serviteur, Renaud BATTLE