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les câbles jacks, XLR et autres raccordements




Tout a été pratiquement dit sur les câbles de guitare, notamment sur l'incidence qu'ils ont sur le son, leur longueur, la nature du blindage et des connectiques (en général jack 6.35) et évidemment leur utilité.

Cependant, à l'usage, on se rend bien compte que les choses aussi surprenantes soient-elles, ne sont pas réellement celles annoncées à coup de marketing et de publicité, qu'un nouveau constructeur sort en moyenne tous les ans, mais que fondamentalement, les câbles produits il y a 30 ans ne sont pas si différents de ceux que l'on peut acheter ce jour.

L'enroulage et les précautions d'utilisation semblent avoir plus d'impact sur le son que le choix du câble lui-même... alors évoquons plutôt ce que sont les différents types de câbles utilisés pour la guitare, quelques règles de physique et quelques recommandations d'achat et d'utilisation, puis d'entreposage ou de transport.

La pratique de la guitare électrique implique nécessairement l'utilisation de câbles. Même si les émetteurs / récepteurs sans fil sont accessibles financièrement aux guitaristes amateurs, nombreux sont ceux qui utilisent des câbles, même sur les plus grandes scènes, dans la mesure où dans tous les cas, soit pour des raisons de rendu sonore, d'interférence que de qualité de signal, le câble jack reste très présent en ce bas monde...

Le guitariste va disposer de câbles électriques à distinguer des câbles audio ou instruments. On dénombre habituellement :

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La fiche droite standard d'un câble Jack mono - celle-ci est plaquée-or et d'excellente qualité pour un cordon haut de gamme.

On ne va pas aborder les câbles électriques, même si l'on prend alors conscience que le simple raccordement d'un set bien étoffé peut rapidement conduire à disposer de plusieurs box, flight-cases, valises, sacs, cartons, ... pour le transport de tous ces éléments.

Par contre, concernant les raccordements de la guitare et du reste de l'équipement, je distingue 3 grands types de câbles autour de l'instrument :

Ensuite, je vois 3 types de câbles autour de l'enregistrement ou la sonorisation :

Le câble instrument est un câble jack 6.35 blindé mono qui se raccorde à la sortie jack de la guitare et qui est destiné à véhiculer le signal vers l'ampli ou le premier module d'effet (l'unique module dans certains cas).

Ses caractéristiques principales sont : le blindage, la longueur et le type de fiche. Ils sont acquis pour des prix variant de 3 à 50 € en moyenne et présentent des caractéristiques techniques évidemment (pas tant que ça) liées au prix, à sa longueur et aux connectiques.

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La fiche coudée d'un câble instrument de bonne qualité.

Il faut préciser que ce même câble blindé sert aussi bien à raccordé un instrument qu'un effet à l'ampli, voire des effets entre eux. Le principal est que le signal audio qui le traverse soit non mixé ou inférieur à 1 watt, ce qui est le cas des signaux instruments, des signaux transmis par les effets entre eux, des signaux entrant et sortant de la boucle d'effets, et de ceux qui permettent les raccordements aux équipements audio d'enregistrement ou de mixage (même si la connectique est différente).

Par ailleurs, tout signal mixé (source MP3, sortie des multi-effets en direct vers la console de mixage ou d'enregistrement) pourront être acheminés via des câbles non tressés comme tressés, sans perte ou dégradation du signal (sinon celle liée à la distance). Le seul cas où le blindage est proscrit, c'est entre un amplificateur et le baffle, car la puissance du signal est plus élevée, et le blindage conduit à la chauffe du câble, à un effet de résistance qui peut conduire à "claquer" le transformateur (cas des amplis à lampes essentiellement).

D'une manière générale, déroulez complètement tous les câbles électriques, instruments ou audio que vous utilisez pour éviter tout "effet bobine" qui engendre à la longue une chauffe du câble et peut conduire à le détériorer et avoir un impact sur les matériels qui y sont raccordés. Adaptez plutôt la longueur du câble plutôt que de l'enrouler, pour des raisons esthétiques (fixation sur un pedalboard, gain de place et qualité du signal avec des patches-câbles courts).

Le blindage est obligatoire, les micros et l'électronique de la guitare sont des capteurs de vibration, mais aussi, ... de parasites et autres bruits ambiants (grésillements, phénomène lié aux installations électriques, émissions des sources d'éclairage, notamment au néon, autres branchements d'instruments, ...). On prend donc du câble blindé de qualité audio, si possible pour instruments (d'où son nom) si l'on souhaite monter ses câbles soi-même.

Le blindage consiste en une épaisseur d'isolant entourant les fils, brins de cuivre en général pour l'audio. On y trouve fréquemment une tresse métallique entourant un ou deux fils multibrins, le tout serré dans une gaine plastique souple, parfois recouverte d'une couche de protection non conductrice (tissus, tresse en coton, caoutchouc, plastique dur, ...).

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Cette couche de protection rend le câble particulièrement plus solide lors de son utilisation, les pliages et écrasement fréquents dans la manipulation engendrant bien souvent une petite cassure au niveau des fils conducteurs intérieurs, qui altèrent le son, produisent des craquements ou faux-contacts, voire rendent le câble inutilisable.

Cette épaisseur contraint l'enroulement du câble en des spires assez large, car le cordon se veut alors parfois moins souple qu'un fil électrique traditionnel. À ce propos, un fil électrique pourrait constituer un très bon conducteur du son, mais il est construit pour véhiculer plusieurs volts (220 en général) sans blindage, et ne saurait être efficace pour l'audio.

Justement, à y regarder de près, c'est souvent le blindage qui fait que le signal de la guitare est particulièrement bien conduit à l'ampli ou aux effets, et c'est probablement l'origine du prix d'un bon câble instrument, que de proposer un blindage et une enveloppe de protection des conducteurs et de la masse de très bonne qualité.

Les conducteurs présentent également de nombreuses caractéristiques, notamment en ce qui concerne particulièrement la qualité du fil mono qui va conduire le signal, mais aussi de la masse : en effet, si en règle générale un seul fil conducteur suffit à la conduction d'un signal audio mono dans un câble blindé, la tresse de blindage fait office de masse. Mais un câble blindé stéréo sera alors tout aussi efficace, avec un fil interne dédié à la conduction du signal, un autre à la conduction de la masse, et une tresse de blindage supplémentaire.

Les constructeurs mettent en avant le fait que le brin conducteur principal soit de faible capacité (capacitance en anglais), ce qui doit être pris précautionneusement : la capacité des câbles les plus chers se mesurant autour de 30pF/mètre, je me demandais si l'impact de la distance et de la qualité du cuivre conducteur n'était pas un secret connu de tous, une légende urbaine... plus un câble est long, moins le rendu sonore sera "brillant", mais est-ce la capacité ?

Un conducteur cuivre sans oxygène est aussi souvent présenté comme un argument, mais là encore, je reste prudent. Il est inutile de donner une précision sur le coût du fil conducteur qui est logiquement élevé en fonction de la qualité de fabrication, donc sur du câble blindé à 3 € le mètre, on peut s'attendre à avoir un meilleur "rendement" que sur un câble de qualité inférieure et de coût inférieur.

Enfin la connectique, qui représente une grande partie du prix du produit fini : les branchements et débranchements de la guitare et du matériel sollicitent fortement ces fiches jack. De plus, constituant l'extrémité alourdie du câble, les fiches cognent bien souvent le sol lors des manipulations, et c'est la principale source de panne.

Dans ce cas, deux solutions : les fiches sont serties dans du plastique ou bien peuvent s'ouvrir pour permettre d'opérer une réparation. Dans le premier cas (Planet Waves) on a quand même bien consolidé le câble en moulant complètement les soudures du conducteur et de la fiche à même le plastique... Si le câble n'est pas serti, un simple coup de fer à souder permettra une réparation express en 10 minutes.

Si le câble est qui plus est garanti à vie comme le proposent les constructeur des modèles les plus chers dans la gamme : sur présentation du câble dégradé, du ticket de caisse et de l'emballage au vendeur, il est sensé vous en fournir un neuf.

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Ces considérations amènent à deux pratiques assez courantes sur les câbles : le fait de n'acheter que des câbles garantis à vie (choix le plus coûteux 1 câble = 30 €) et le fait de monter soi-même ses câbles (économique, 1 câble = 10 à 15 €) avec la possibilité de choisir des composants de qualité.

Les connectiques mono des câbles instruments sont de deux types : coudées ou droites. Un câble coudé servira tant sur la tranche de la guitare (type Gibson Les Paul) qu'au niveau des effets, car il permet de réduire l'espacement au sol. Par contre, tous les instruments ne tolèrent pas une fiche coudée (cas de la Fender Stratocaster) et bien souvent l'entrée dans l'ampli sera plus simple avec une fiche droite...

Le plus simple est d'utiliser des droits, voire des câbles mixtes de plus en plus courants, avec une fiche droite et l'autre coudée... Les principaux constructeurs proposent des modèles mixtes, ce qui simplifie pas mal de configurations, d'autant qu'il est maintenant rare de ne pas trouver de guitariste utilisant des modules d'effets au sol entre la guitare et l'ampli, et que dans ces cas là, il faut à minimal au moins deux jacks mixtes...

Il y a deux écoles concernant la matière des connectiques : la majorité des câbles sont en acier inox, conducteur du signal tout à fait convenable s'il en est, le câble standard et pas cher est couleur chrome mais finit par s'oxyder et se piquer... Si ce n'est pas si grave pour le contact de masse, le contact de l'âme du câble où transite le signal peut engendrer des pertes au bout de 30 ans !

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L'autre école, plus moderne, amène les constructeurs à réaliser des contacteurs plaqués or ou argent (qui devient noir mais ne s'oxyde pas vraiment) dans le monde audio et vidéo pour éviter cette oxydation. C'est de loin meilleur, plus "esthétique" mais en aucun cas plus solide et de toute évidence plus cher à produire. D'autant que seule la tête, le point chaud, l'âme a besoin d'un tel traitement... encore du marketing ? Il en résulte un résultat plus brillant, certainement, à condition que les jacks femelle des amplis et effets voire de la guitare soient aussi de même qualité de fabrication, ce qui est loin d'être le cas !

Enfin, la forme du câble et son utilisation au niveau de l'instrument est importante : on trouve encore quelques câbles de type "fil de téléphone", permettant, comme sur un combiné filaire, de proposer une longueur variable du câble entre le guitariste et le premier point de raccordement. Ces câbles sont alourdis par l'enroulement sur lui-même du blindage et tend à forcer sur les connectiques. Enfin, des craquements sont rencontrés à la longue si le câble n'est pas maintenu fixé à la guitare par la sangle ou de l'adhésif, car la tension s'exerce directement sur la fiche...

L'incidence de la longueur sur le rendu sonore est constatable : plus le câble est long, plus il y a de perte du signal. C'est comme en réseau ou en électricité, dans un univers parfait, le signal ne s'atténuerait pas mais en pratique, un câble de plus de 10 mètres donnera un rendu moins brillant qu'un câble d'un mètre seulement (qui ne permettra pas de jouer debout !).

Choisissez la bonne longueur de vos câbles, l'idéale selon moi est de 3 à 6 mètres, en fonction de vos besoins. Lorsqu'un guitariste showman s'approche de la foule en délire, il aura besoin de plusieurs mètres de battement, mais au moindre changement d'effet, il reviendra inévitablement proche de son rig, au sol, et 6 mètres, c'est déjà une distance de "liberté" me semblant suffisante pour se rapprocher de sa groupie préférée...

Dans une chambre comme en salle de répétition, ou en studio d'enregistrement, 3 mètres suffiront amplement et permettront de conserver un son brillant pour toutes les situations. Sur scène, et dans la mesure où vous utilisez des effets au sol, le câble de 3m sera toujours réutilisable !

Entre deux pédales, un câble instrument permettra un raccordement efficace, cependant, la longueur conviendra moins. Des patches-câbles aux fiches coudées ou droites sont distribués un peu partout. Avec 15 ou 20 cm, il y en a assez, mais pensez aux effets de marques différentes et aux agencements particuliers (souvent les boîtiers plus gros, les wah ou les multi-effets) qui incitent à utiliser des patches-câbles plus longs (de 50 cm) dans certains cas (plus difficiles à trouver).

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Des patches câbles directs assez courts (les fiches sont soudées entre elles, sans câble apparent) se trouvent plus difficilement, et si l'on constate un rendu sonore optimisé ainsi qu'un meilleur agencement des pédales au sol, on fait souvent face à des déconvenues :

Si je n'avais qu'un conseil à donner, c'est de posséder au moins d'un câble instrument de qualité pour l'utilisation la plus courante car c'est celle qui suscite le plus de branchements et débranchements et que le prix investi sera en rapport avec son utilisation. Il va de soi, lorsque vous êtes amené à pratiquer en groupe, il est préférable d'envisager un remplacement standard par un second câble de même qualité.

Comme conseil supplémentaire, je communiquerai sur le rapport qualité-prix qui reste assez obscur tant qu'on n'a pas essayé : à l'œil, un câble jack ne présente pas tellement ses qualités. Ses connectiques par contre si, et si l'on remarque que le constructeur a souhaité monter des fiches de marque Switchcraft ou Neutrik, c'est probablement que le câble en regard vaut la peine.

Ne souhaitant pas tomber dans l'excessif argument du "plus c'est cher, mieux c'est", il faut quand même relativiser sur le fait que si les caractéristiques du câble (faible capacité = brillance), son épaisseur et sa rigidité qui attestent (au toucher) d'un bon blindage ainsi que le poids et la qualité des fiches contribuent à ce que le prix soit élevé.

De nombreux essais m'ont conduit à conclure que certaines marques proposent de très bons produits, mais évidemment, cette qualité a un coût. En contrepartie, il m'arrive personnellement de monter moi-même mes câbles pour des besoins particuliers, dans l'attente d'un câble de qualité de longueur précise, car les constructeurs proposant des produits aux prix prohibitifs (DiMarzio par exemple) sont mal distribués et qu'il est parfois difficile de trouver même sur Internet des modèles de 3 mètres en stock.

J'ajouterai enfin que des câbles de moindre qualité peuvent servir à des raccordements annexes comme celui, dans certains cas, de footswitches ou de pédales d'expression : en effet, si la transmission du signal guitare exige un niveau de qualité influant sur sa propagation, un footswitch utilisant un câble mono ou stéréo, ne fait que piloter un simple interrupteur, et que tant que le câble fonctionne correctement, il peut bien craquer ou son blindage peut de temps en temps souffrir sans qu'il n'y ait d'incidence sur le son.

Concernant l'entreposage et le stockage, il faut considérer l'objet assez fragile : le simple fait de le coincer dans une fermeture éclair d'un sac à dos, de l'écraser dans un flight case, peut conduire à le détériorer. Il faut donc le manipuler mais aussi le ranger avec précaution, car mal les enrouler conduit à les vriller :

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Ça ne s'enroule évidemment pas entre le poignet et le coude, mais en faisant des spires régulières de 30 cm de circonférence environ, en pratiquant une petite rotation du câble sur lui-même à chaque tour, pour limiter la force exercée par la rigidité du blindage. Le rangement se fait à plat, et si l'on ne souhaite pas que plusieurs câbles s'entremêlent, il suffit de les attacher avec des petites bandes de velcro vendues par 10 pour 7 € (ce qui est cher !).

Enroulez le câble sur une bobine ou un touret s'il est supérieur à 10 m, mais en règle générale, si le câble est blindé, il ne supporte pas d'être tendu entre plusieurs points, pour la fragilité de la tresse d'isolation. Aussi, les quelques tours réalisés "en l'air" suffiront, s'ils sont bien pratiqués avec minutie et en prenant son temps (en tout cas en regard du coût élevé de l'accessoire).

De même, le fait de les repérer avec des couleurs simplifie les branchements et permet de gagner du temps en cas de remplacement ou de dépannage. Un simple bout d'adhésif de couleur, une étiquette, placé au niveau de chaque fiche permet d'identifier rapidement le raccordement et donc ne pas perdre de temps dans le diagnostic des dysfonctionnements sonores.

J'ai rencontré des différences significatives dans le rendu des câbles. Selon la longueur, c'est évident, mais aussi de part les composantes du câble (qualité de la connectique Neutrik par exemple)... Toutefois, surtout à un niveau d'exigence moindre, le différences ne sont pas flagrantes, notamment avec un matériel d'une même gamme (guitare et ampli premier prix, multi-effets low cost).

Pour ce qui est d'éventuels autres câbles, s'apparentant à des échanges audio, on distinguera les signaux mixés et non mixés. La connectique XLR (ou fiche Cannon) est faite pour le raccordement aux tables de mixage au même titre que les micros ou boîtes de direct. Le signal est transporté de la même manière, parfois au travers d'un faisceau, avec le même risque de parasites que celui d'un instrument et la connexion est donc faite par câble blindée.

Les guitares électro-acoustiques disposant de préamplis et de capteurs sensibles au même titre que les micros pour le chant ou la prise de son d'un instrument, ont adopté le format jack et XLR depuis plusieurs années afin de restituer la qualité de retransmission du signal via le procédé de câblage symétrique.

Ces fiches disposent de 3 fiches là où le jack mono n'utilise qu'un seul fil de conduction par canal. C'est en fait un raccordement dit symétrique où l'on rencontre comme sur le jack standard, un point chaud, mais un second point appelé point froid, qui réplique le signal du point chaud, mais avec un traitement particulier : sa polarité est inversée.

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Cette inversion permet d'éviter le phénomène de "boucle de masse" rencontré en sonorisation, générant des buzz et pouvant conduire à la transmission involontaire de courant électrique. Ce câblage particulier permet à ces fiches de transporter en son signal une tension plus élevée sans apport d'alimentation externe, comme les micros à condensateurs qui ont besoin d'une alimentation fantôme de 12 à 48 volts pour fonctionner.

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Comme les raccordements jack, ces fiches sont tributaires des règles physiques d'affaiblissement du signal, liées à la distance (atténuation) comme à la multiplicité des raccordes et des connexions : le signal rencontre inévitablement des "pertes" de qualité si les connexions se multiplient sur son chemin. Un simple raccord jack-XLR engendre une perte de la force du signal.

On peut donc conclure qu'il est possible de transmettre un son au travers d'un jack vers une table, mais si la connectique de votre effet, ampli ou boîte de direct est XLR, préférez ce format pour éviter toute perte de signal, et investissez dans un câble de qualité pour regagner la table plutôt que dans un raccord ou adaptateur qui transformera le signal linéaire en signal symétrique en occasionnant une perte de qualité.

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Ces connectiques particulières se rencontrent sur les effets de qualité délivrant un son mixé soigné : on retrouve une connectique femelle XLR stéréo (2 broches) à l'arrière de modules au format rack et parfois de modules de sol. Il est alors préférable d'utiliser ce signal symétrique plutôt qu'un dispositif de boîte de direct ou réutiliser la prise casque (headphones).

Car il existe enfin bien souvent une autre norme de raccordement beaucoup plus familière : le format jack stéréo (ou mini-jack stéréo) destiné au casque, à l'entrée Line In d'une carte son d'un PC. Et si ces fiches jack stéréo propres à la transmission d'un signal vers le casque audio standard n'existent pas, il existe parfois une connectique RCA (ou Cinch) composée de fiches rouges et blanches.

Les transmissions du signal pour les formats RCA et stéréo sont assez courantes car ce type de connectique est courant sur les appareils vidéo (écrans plats, téléviseurs) ou audio (téléphones mobiles, ordinateurs, lecteurs de CD et MP3, chaîne hi-fi, ...). Pratiquement tout le monde connait déjà ces formats-là, et les supermarchés disposent de rayons bien achalandés d'adaptateurs, prolongateurs, etc.

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Ces câbles ne sont pas destinés à transmettre le signal de l'instrument (guitare pour le jack, micro pour XLR) et ne sont donc pas blindés d'une tresse pour éviter d'être sensible aux nuisances parasites extérieures ; les meilleurs des câbles seront équipés d'une connectique plaquée or et/ou d'un filtre antiparasite. Le double raccordement à la masse des fiches RCA garantit un signal assez stable, mais le format mini-jack stéréo s'est d'avantage popularisé grâce à son faible encombrement.

Ces deux derniers formats sont plus utilisés dans la retransmission d'un son déjà mixé, le raccordement à une interface audio spécifique comme la sortie d'une table de mixage pour un enregistrement, le raccordement d'une platine ou d'une source mixée annexe (boîte à rythmes, séquenceur, ...). Mais on le retrouve également en entrée de nos amplis de travail ou amplificateurs transistors pour l'insert d'un lecteur CD/MP3 mais plus généralement d'une entrée ligne.

Restent des formats un peu plus particuliers, midi, USB, firewire, sPDIF ou liaisons optiques qui sont largement utilisés par les équipements numériques de qualité, mais qui ne seront pas évoqués ici. Répondant à des besoins particuliers de pilotage, de raccordement à des enregistreurs direct-to-disk, ainsi qu'à des équipements de transmission de studio, ces câbles-là sont parfois utilisés par les guitaristes dans la gestion de leur home-studio. On fait alors face à des compétences de raccordement complémentaires souvent liées aux pratiques informatiques qui ne seront pas développées dans cette page.

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De même, certaines guitares et amplis ont développé l'utilisation des connectiques spécifiques (guitares Gibson ou Variax de Line6 avec connectique de type RJ45 identique aux raccordements des réseaux Ethernet ou téléphoniques) pour des besoins de transmission de signaux plus riches encore que le simple signal audio, la simple source d'information sinusoïdale d'une vibration captée par des micros.

Ces guitares transmettent des informations complémentaires, numérisées par des capteurs et traitées par un préampli embarqué sur la guitare, riches de signaux (midi, piezo), ou de données sur la hauteur et la nature (attaque, identification de la corde, caractéristique des vibrations...) de la note jouée. Les équipements (amplis, multi-effets) adaptés au traitement de ces informations complémentaires vont permettre un traitement particulier de ce son, généralement plus enrichi.

Mais là encore, on entre dans des spécificités constructeurs qui, bien que les rendus soient particuliers, restent assez singuliers et "propriétaires". L'ouverture musicale semble infinie, expérimentale et particulièrement originale. Il ne faut cependant pas généraliser l'utilisation de ces procédés, le coût des dispositifs ainsi que les procédés de modélisation des sons n'étant pas encore entrés dans les mœurs guitaristiques et audiophiles.

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Ne branchez pas n'importe quoi à n'importe quoi, et avec n'importe quoi...