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et le sexe dans tout ça ?




J'ai toujours été amusé par le côté sensuel véhiculé par la guitare électrique. Symbole phallique par excellence, les guitar heroes des années 1960 à 1990 ont pendant 30 années brandit leur manche, prolongement d'un sexe imaginaire, pour interpréter l'érotique jeu de scène accompagnant des paroles et des rythmes plutôt suggestifs.

Battle's guitar

Belle introduction (si je puis dire) pour cette page au chronogramme évocateur : "index69.htm"

Sex, Drugs and Rock'n Roll

Ian Curtis, très tôt, avait parfaitement résumé l'état d'esprit véhiculé par la musique controversée à l'époque : "Sex, drugs and rock'n roll". Elvis s'était déhanché pour provoquer l'excitation de ses groupies (les fans de la première heure) et fut interdit de certaines scènes et plateaux télévisés pour ce jeu particulièrement provocateur (les pantalons moulants et sa belle gueule n'arrangeaient rien à l'affaire).

Hendrix a réellement été le plus sexy des guitaristes, ses postures à la fois évocatrices, son jeu digital, sa sensibilité et sa virtuosité ont été des atouts majeurs complémentaires au son dévastateur, au feeling hors norme et à ses interprétations vocales d'une sensualité extrême. Il avait bien pigé ce jeu fait de provocations, quand, de manière totalement "animale", il invitait à admirer ses costumes (boas, pantalons près du corps), et titillait l'inconscient collectif féminin de son pincer de cordes, forçant à un rapprochement inconscient entre faire l'usage talentueux de ses doigts avec autant d'adresse qu'on ne saurait lui attribuer d'en faire autant en tenant un corps féminin entre ses bras (caresse, violence, contrôle et dextérité...).

Jimi Hendrix maintenait sa guitare entre ses mains, la brûlait en fin de set, ... l'arrogance du bad boy à son apogée, ce côté mauvais garçon inéluctablement séducteur, à la fois charmeur et destructeur, dont l'ambiguë existence ne peut que se résumer à une succession d'expériences (le nom de son groupe) parmi lesquelles on aime imaginer qu'un bon nombre soit sexuelles.

Il joua de ces attributs, cumulant les aventures sans lendemain avec de nombreuses groupies, ce qui à la fois donnait alors l'impression aux plus moches d'avoir une chance, et qui renforçait son inexorable sens de la séduction, la concurrence s'avérant stimulante à plus d'un titre... En 1968, Cynthia Plaster Caster, icône de la libération sexuelle, contribua à l'entretien du mythe en réalisant et en exposant un moulage de son pénis. Hendrix le surdoué guitariste devint Hendrix le Sex Symbol du moment, de toute une époque, toute une génération.

En 1969, la retransmission et la popularité du concert de Woodstock est évocatrice : le public nu avérait le phénomène du "Summer Of Love", exprimant une très grande liberté sexuelle à la limite des principes échangistes hippies de l'époque. L'icône Hendrix lèche ses cordes, joue avec la langue et les mordille pour en extirper des sonorités inimaginables et susciter l'excitation. La guitare électrique fut résolument, et pour longtemps, associée au symbole de l'amour et du sexe.

Avez-vous déjà bien regardé la manière dont un guitariste colle son corps à son instrument ? Son bas-ventre contre le bois, ses bras le long du manche, son dos un peu arrondi lors des moments forts de la chanson, comme pour mieux encaisser le choc... La sensualité dans toute sa splendeur !

Dans l'inconscient de la fan, on aime imaginer qu'un musicien compose ses propres chansons et l'on associe également l'idée de la sérénade romantique comme moyen de nous déclarer son amour ou une chanson dont on sait qu'elle nous est dédiée. On comprend mieux que lorsque son idole se produit sur scène, le fantasme semble bien plus proche, l'excitation semble à son paroxysme...

Le look, les coiffures, les pantalons, le musicien torse nu, souvent bodybuildé, le jeu des lumières et tout l'enchantement féerique conduisirent les groupies à se dévêtir, lancer leurs sous-vêtements (qui se résumait souvent à une petite culotte dans les années 1970) sur la scène pour espérer finir la soirée dans les loges ou l'hôtel du groupe.

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Il jouait avec sa langue, ses dents et probablement d'autres parties de son anatomie, dans "l'intimité" toute relative des hordes de groupies qui surpeuplaient ses chambres d'hôtel et le backstage de ses concerts !

Le nombre d'enfants illégitimes non reconnus alors conçus lors d'une tournée, et les procès qui suivaient pour contraindre à la reconnaissance du moutard ont enrichi les colonnes des magazines people et des faits d'actualité. Cependant, la liberté de mœurs alors taboue n'a rarement été mise en avant. Les musiciens (et le staff), copulaient en groupes, à l'arrière de la scène comme dans les hôtels des tournées.

L'opulence était de rigueur, et il n'est pas rare de tomber sur une anecdote relatant les quantités de filles, de drogue et d'alcool qui ont souvent eu raison du décès d'un musicien. On dit souvent qu'une digne rock star meurt dans son propre vomi, mais, il a bien dû arriver qu'elle meure aussi bien dans le sale vomi d'un autre, et que les membres de la partouze se sont bien eclipsés avant l'arrivée des forces de police.

Je pense que la rock attitude s'est quelque peu apaisée de nos jours, les rock stars ne font plus autant rêver ou fantasmer, et si les dérives existent sûrement, elles sont en tout cas moins médiatisées, peut-être encore plus taboues parce que plus dévergondées encore (les pratiques sexuelles déviantes souvent associées aux mouvement gothiques, sadomasochistes sont encore "jugées" dans l'inconscient collectif à la pensée unique et à la faible ouverture d'esprit).

Freud en dit quoi ?

On peut associer la même idée freudienne (et machiste) qui force les constructeurs d'automobiles (ou de motos), à faire figurer, lors des salons, de magnifiques hôtesses à proximité des bolides. Le "symbole phallique" de la voiture ou de l'instrument ne suffit pas à tout expliquer, la maîtrise de la puissance de l'ampli (comme celle du moteur pour un gros bolide) est extrêmement ritualisée dans les prestations visuelles des guitaristes, ce qui renforce le désir sexuel d'après Freud. Wolfgan Amadeus Mozart était lui aussi entouré de favorites (les fans de l'époque) avec qui il partageait sa couche et la puissance de ses compositions aux mélodies ravageuses. L'histoire ne date donc pas d'hier !

L'interprétation du morceau "Tender surrender" par Steve Vai peut sembler extrêmement sensuelle, la construction même du morceau était la parfaite adaptation d'un l'acte sexuel à la musique : une intro douce, une montée en puissance, une apogée au milieu avec des envolées dans les aigus, et une lente retombée... En vidéo, sur scène comme dans le clip, le beau Steve est peint en argenté (lui alors il est kitch !), torse nu, sa Jem au poing tournoie autour de lui, il la maltraite, la fait hurler ... de plaisir.

Les associations inconscientes conduisent à faire des parallèles entre le jeu de guitare et la traduction d'un épisode orgasmique. Au-delà des déclinaisons de premier niveau comme le look, les déhanchés et autres positions suggestives où l'instrument prolonge un pénis pressenti érectile lors du jeu, le morceau lui même, le solo, reprend bien souvent les structures des actes sexuels au point de forcer ce type d'analogie.

Psychologiquement, l'écoute d'un morceau conduit à développer un tas d'émotions et le rock a été le vecteur de nombreuses transpositions sexuelles et érotiques. Au même type que la sexy Mère Noël inquiète autant qu'elle excite l'inconscient masculin avec ses courtes tenues rouges, l'instrument et le matériel du guitariste, souvent coloré de manière suggestive (comme des pédales de disto à la couleur rouge Ferrari) reprend de manière non fortuite, la couleur du désir.

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Sigmund Freud, star du rock avant l'heure, cherchait la raison du pourquoi : "What's on a man's mind ?"

De plus, c'est aujourd'hui scientifiquement prouvé : la musique a le pouvoir de nous exciter comme de nous calmer, d'accroître les performances des sportifs ainsi que le désir d'un autre être... Et, dans les cultures occidentales, nombreux sont à associer l'acte sexuel à un environnement particulier composé de lumières tamisées, odeurs sensuelles et de musiques torrides (langoureuses ou rythmées...).

Une étude scientifique appelée "La bande originale de notre vie" (notre vis ?) parue il y a quelques années et menée par la marque Philips et le grand professeur et neuro-scientifique Docteur Daniel J.Levitin avait mis en avant le fait que la musique, à l'instar d'un stimulant chimique, provoquait une activité cérébrale entraînant de fortes sensations de plaisir, d'excitation ou de satisfaction.

La musique active, en effet, les circuits du cerveau associés au système nerveux autonome et produit avec une grande fiabilité des réactions physiques telles que la transpiration, l'excitation sexuelle ou des frissons... Autant vous dire à quel point la musique a son rôle à tenir dans l'éveil des sens et le désir sexuel... au même titre que la photographie ou le cinéma érotique, d'ailleurs, qui, nous dit l'étude est une source d'excitation sexuelle tant masculine que féminine (ne vous cachez pas mesdames, s'il vous plaît, ne vous cachez pas, laissez nous tout voir) !

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J'adooooore la photographie d'art, la Telecaster de Fender, le jean taille 8 ans, le chignon défait et (surtout) le Wonderbra de la dame !

On dénombre même des playlists complètes et des compilations très sérieuses de musiques sensuelles pour réveiller la bête... De Marvin Gaye avec "Sexual healing", à Serge Gainsbourg et son "Je t'aime, moi non plus" sur fond de hurlements sodomites (à ce qu'il paraît), les exemples ne manquent pas.

Les stripteases sont généralement ponctués de "You can leave your hat on" de Joe Cocker ou de "Love to love you baby" de Donna Summer. Des rythmes plus endiablés comme celui de George Mickael avec "I want your sex" en passant par James Brown avec "Get up ! Sex Machine" au très sensuel "Foxy Lady" de Jimi Hendrix rivalisent avec les voix suaves de Barry White et ses multiples références au sexe et à l'amour ("Love making music")...

Il n'y a vraiment pas de mal à se faire du bien, surtout en musique ! Quelle romantisme, quelle déchaînement des sens et des passions... tentez l'expérience avec une de ces chansons citées ci-dessus et comprenez tout le pouvoir érotique de la musique ! Tentez l'expérience avec, si vous le pouvez, un mannequin en photo ci-dessus. Vous Voyez que Battle's guitar donne aussi de bons conseils !

Le déballage

Il y a enfin une association inévitable, agaçante pour certaines, dégradantes pour beaucoup de mes congénères du sexe opposé : la playmate. Le milieu de la scène est indissociable des starlettes que les musiciens, et particulièrement les guitaristes, ont toujours conservées pour satellites, et parfois pour épouses. De Richie Sambora marié successivement à Denise Richards et Heather Locklear, ou encore le batteur Tomy Lee avec Pamela Anderson et aussi Heather Locklear ... les playmates entourent les musiciens pour le bonheur de la presse people (pardon, glamour).

Le pouvoir du musicien est inexplicable : dans le film "Love actually", Daniel (Liam Neeson) explique à son beau-fils Sam (Thomas Sangster) que le chanteur Meat Loaf au physique peu avantageux, devait nécessairement se taper des nanas... L'attraction du musicien, même le plus laid, a bien été constatée. Cependant, depuis quelques années, la people-isation des stars de la 6 cordes doit autant aux frasques des musiciens (drogue, désintoxication) qu'à leurs parutions aux bras de jeunes demoiselles siliconées auxquelles on prête facilement une activité érotique débordante ainsi que des pratiques sexuellles plus que débridées.

Pire, comme pour la bagnole et la motocyclette, la bimbo est devenue l'obligatoire élément de vente qui contribuera à l'écoulement des produits les plus improbables. La marque Coffin Case qui distribue notamment les étuis rigides en forme de cercueil pour les guitares B.C. Rich, joue de l'image porno-gothique des consommateurs cibles. Les exhibitions lors des salons et les pages publicitaires des magazines spécialisés dans la musique ressemblent alors aux mêmes salons et revues spécialisées pour adultes (mâles).

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Une Coffin Girl à l'action, en pleine promo d'une guitare destinée à un public sensible aux courbes agressives...

La guitare et l'érotisme (parfois la pornographie) permettent, en convergeant (sans jeu de mot) de développer les stratégies commerciales de certaines marques qui forgent ainsi leur image à la fois rock et glamour. La guitare rock, symbole phallique, objet de controverse, référence à la débauche comme à la sensualité, devient un objet marketing.

C'est depuis les années 1950, l'accessoire qui accompagnait la pin-up dénudée des photographies destinées aux militaires et chauffeurs routiers... C'est aussi assez simple, dans les années 1950, la mode des tendances hawaïennes mettait en avant les petits bikinis aux motifs évocateurs, et, lorsqu'on n'est habillée que ce simple "vêtement", il faut normalement obligatoire compléter la panoplie, qui fut souvent un minuscule ukulélé (tant qu'elles n'ôtaient que le haut) et qui dut rapidement devenir une de ces guitares américaines (Fender) avec des couleurs vintage comme le "surf green".

Image dégradante, la pin-up ? Tous les "vrais garçons" hétéro ont eu ce type de poster dans leur casier, dans leur chambre, sous le lit... S'il est associé à l'effet "plante de décoration" pour certaines, il a nécessairement contribué au fantasme, et particulièrement à celui qui accompagna inévitablement l'éducation sexuelle de mes concitoyen dans les années 1970 et 1980.

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Une Pin-up rétro silliconée couverte d'une simple fleur, d'une mini culotte, d'un tatouage de cochonne (tiens, c'est pas pour les chiens ?) et d'une Fender Stratocaster pas du tout rétro, elle...

La pin-up était devenue playmate, et les positions plus suggestives. Toutefois, l'excitation était grande, autant pour la guitare que pour la nana... Les belles ne posent pas toujours avec un instrument des plus moches. Aujourd'hui, c'est une image devenue terne, les poses se veulent encore plus suggestives, car l'image a été dépassée par le clip vidéo, que le porno-chic est diffusé à des heures de grande audience à la télévision.

Les simples publicités pour les yaourts après le journal de 20h, juste avant la météo, peuvent inciter à prendre un laitage au dessert, puisque c'est l'heure ! Mais il ne faut pas se contenter de ça, dans la même page de pub, une super-nana très très nue nous vantera les bénéfices du biofidus actif en prenant des poses lascives dans un encadrement de porte... Qui est mieux placée qu'elle pour nous inscrire dans une "logique" marketting du type "Je suis ce que je mange" ? Les plus blondes auront peur (ou bien se réjouiront) de finir nues, les autres penseront qu'elles vont finir par maigrir en se délectant de plusieurs centaines de pots de yaourts, et les mecs, intègres, fidèles à eux-mêmes, materont le joli petit cul... Donc, ça marche !

Parfois même, les magazines féminins (j'en lis aux toilettes et chez le docteur, ...) ponctuent leur article de conseils pour passer un été rock'n roll, de photographies à la limite de la pornographie (porno-graffitti ou illustration du pornographe ? s'en référer à l'excellent album d'Extreme "Pornografitti" avec Nuno Bettencourt à la guitare) mettant en scène une magnifique nymphe seulement habillée de chaussures à (hauts) talons dorés, d'un collier métallique et de lunettes de soleil, qui simule un coït improbable avec une Gibson Gold Top !

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Tu vas l'abîmer ta copie de Gibson Les Paul Gold Top... l'humidité sur les bois précieux, tu sais, c'est pas recommandé !

Dans l'inconscient collectif, la guitare électrique est bel et bien un objet incitant au désir sexuel au travers du défunt courant rock. Et dans ces cas-là, je me suis toujours demandé comment les rédactrices en chef féministes de ces magazines ne jugeaient pas la mise en page indescente. Trouver ce type de cliché dans FHM, je ne dis pas, mais dans un Cosmo ou Elle (je ne sais plus), ça semble déplacé, non ? À votre avis ? Et bien non. C'est tendance, et c'est peut-être le seul contexte où la guitare électrique est un vecteur d'une tendance depuis au moins 20 ans... On trouvera ci et là sur la toile des sites sérieux de vente de "CD destinés aux filles", des compilations de morceaux incitant au romantisme et au sexe, avec pour pochette ce type de photographie.

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L'australienne sexy, Orianthi, est une excellente guitariste endorsée par PRS (excusez du peu) qui jouait aux côtés du King-Of-Pop-Michael-Jackson-R.I.P. et fait, à présent, carrière solo.

Mais le pire dans tout ça, c'est que les trop rares guitaristes féminines, loin de se défaire de ces clichés, jouent parfaitement sur plusieurs tableaux. Il n'y a qu'à voir comment il y a quelque temps, la star de la pop-electro, Madonna, combinait parfaitement Gibson LesPaul Studio avec son mini costume Jean-Paul Gaulthier et son chapeau haut de forme à la Slash... Regardez un plus récent concert de la sublime guitariste Orianthi, sublime par son jeu et sa plastique... Et constatez qu'elle doit jouer sa carte séduction à fond (pas trop quand même, ma belle !) pour faire passer le bel instrument au premier plan. La musique shred instrumentale n'est plus autant porteuse (économiquement parlant) qu'au siècle dernier... Il faut du sein, de la cuisse et un regard de chatte qui a ses chaleurs.

Et le pompon, si je peux me permettre (pas me faire mettre), c'est que les artistes féminines en mal de reconnaissance se dévoilent de plus en plus, s'affichant dans les pages centrales de magazines de charme (toutes font leur couv' Playboy), se vendent par sex-tape interposées, et conservent de ces "expériences" médiatiques une part de leur look punk ou gothique, au point de proposer aux fans adolescentes des posters que la morale réprouvait il y a encore (seulement) quelques années. Il faut du cul, montrer qu'on n'a pas froid aux yeux, surtout si l'on a moins de 30 ans !

Admirez Avril Lavigne dans une tenue des plus suggestives, qui conservera d'ailleurs la même sur scène, ou à la ville pour faciliter son repérage par les paparazzi, au même titre que ses consœurs Britney Spears, Kathy Perry et Rihanna (Lady Gaga, elle, elle joue à poil, au moins, il n'y a plus d'équivoque !). Une telle provocation et incitation de la part d'une femme ne peut que démystifier l'image de ce symbole phallique que représentait la guitare... de fait, ce sont de belles saloppes qui finissent par représenter le collectif féminin de la guitare, et ce, par le simple effet pervers d'une course à l'image dont on ne peut se défaire par la suite ! Mesdames, vous le savez, vous nous l'avais appris, ce qui est suggéré est plus excitant que ce qui est explicite.

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Avril "Résille" Lavigne, une nymphette punk-rock, présente son modéle signature Squier. T'as vu le corps (de la telecaster) ? 'tain, j'ai tombé mon dentier !

De ce grand mélange de genres, il est difficile d'en tirer un quelconque enseignement. En tout cas, c'est aussi difficile que de vulgairement vouloir "s'en tirer une", juste au prétexte phallacieux d'être simplement un guitariste (gros menteur, tu dis ça uniquement pour chopper)... L'association du rock, représenté par son instrument caractéristique, et de la sensualité est bien loin de ce que l'on pouvait observer de fou dans les années 1970. Les clichés du genre ont été supplantés par des prétextes pornographiques à des fins commerciales, et pour le plaisir de tous le mâles guitaristes, un peu geeks, un peu métallos, qui véhiculent, en tant qu'amateurs, des messages anti-suggestifs de tue-l'amour.

Assimilés à des informaticiens abruttis, les guitaristes souffiront de cette image particulière de loosers, et continueront, comme des éternels adolescents, à mater les bimbos dénudées éparpillées aux quatre coins d'Internet, surtout si elles ont une guitare en guise de simple accessoire, juste pour se donner un peu de bonne conscience... Aprés tout, ils "consomment" mais ne sont pas demandeurs, c'est pas la Grande Classe ?