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faut-il ?




La guitare

Faut-il remplacer les micros de la guitare ?

Les micros de la guitare électrique sont en partie liés à la restitution du son, et rentrent effectivement en ligne de compte dans le rendu sonore général. Mais l'élément principal qui fait la réelle différence, c'est le conducteur direct du son reste qui, de très loin, le manche. Aussi, je donnerai pour conseil de ne changer les micros que s'il survient un incident électronique (panne, problème de bobinage, parasite interne, ...) pour lequel une intervention de re-câblage ou de blindage ne solutionne rien.

Sinon, c'est que votre guitare vaut vraiment le coup ! Dans d'autres cas, la puissance de sortie des micros ne satisfait pas le musicien. Il existe des palliatifs moins coûteux que le montage de micros plus puissants, comme le fait d'utiliser un préamplificateur externe. Pensez qu'un micro (voire 2 ou 3 micros) + l'électronique associée est un investissement lourd, qui ferme les possibilités : la polyvalence de l'instrument est réduite lorsque des micros trop puissants sont installés, seul un style musical (généralement le métal) sera privilégié.

Dans le classement des éléments qui influent directement sur le son, vient ensuite l'ampli qui permet réellement de constater une différence sur le rendu sonore d'un instrument. Sa puissance de sortie ainsi que la technologie de fabrication (lampes, hybride, transistors, émulation) confère à l'instrument un son très différent, permettant une étendue de sonorité bien plus large que l'utilisation de super-micros sur une guitare haut de gamme. Essayez un instrument low-cost (<200 €) dans un ampli de luxe (>1500 €), puis inversez (ampli à 100 € avec guitare à 1500 €) et écoutez la différence !

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Faut-il préamplifier un son clair ?

Oui, pour ajouter de la puissance, éventuellement de la compression et surtout pour égaliser le son brut de la guitare avant son amplification ou son traitement. Ce type de traitement est généralement pratiqué par les musiciens de studio ou sur scène qui disposent soit d'un préampli interne (micros actifs) soit externe et donc séparé comme une pédale de boost ou de traitement du gain (de type TubeScreamer ou TubeKing d'Ibanez), voire par une autre préamplification ou distorsion comme le célèbre module rackable Marshall JMP-1 ou ADA MP1.

Pour travailler l'instrument, ce type de traitement n'est cependant pas souhaité, plus pour des raisons de simplification des installations que pour des raisons de rendu sonore puisque ce dernier est amélioré. Notez que booster son signal et ensuite attaquer une étage de saturation d'un ampli ou même d'une pédale de distorsion, c'est gagner en harmonique, mais c'est générer des bruits parasites liés au surplus de gain, qui sont peux exploitables à faible volume sans qu'ils ne viennent polluer le jeu.

La sangle

Faut-il utiliser une sangle ?

Oui, dans la mesure du possible et dès que le jeu debout est possible. Je recommande d'ailleurs de jouer debout sauf pour un certain exercice de déchiffrage exigeant métronome, partition et papier/crayon, qui est plus pratique assis devant un bureau (une table) que debout avec un pupitre et d'autres accessoires en complément.

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Faut-il utiliser des attaches à blocages spécifiques (straplock) sur la sangle ?

Ces attaches empêchent le décrochage brutal de la sangle lorsque son attache (cuir ou simili) est usée ou suffisamment lâche. Cependant, ces accessoires ne garantissent absolument pas à la vis de maintien des boutons attache-courroie d'être maintenue. Aussi, je recommande ce type d'attache lorsque la sangle est souvent manipulée (installée à chaque utilisation de la guitare en position debout) et/ou que le guitariste est un sauteur voltigeur qui peut entrainer une défaillance du système de maintien dit "à bouton", la fente classique.

Les cordes

Faut-il régulièrement changer les cordes ?

Oui, les cordes doivent être changées dès qu'elles perdent de leur brillance sonore, ce qui est parfois compliqué à distinguer pour un débutant. Elles doivent également être remplacées lorsqu'elles ne "tiennent plus l'accordage" car elles sont distendues (l'oxydation, l'usure, les différences de température). Enfin, elles doivent être changées dès qu'elles sont sales (oxyde laissé sur les doigts, dépôt noir sur les cordes non filées.

Si aucune n'est cassée, les cordes doivent de préférence être remplacées une à une, lors d'une même opération. En effet, les réglages seront ainsi simplifiés, et l'équilibre sonore entre les différentes cordes sera homogène car une corde neuve sonne généralement plus fort et de manière plus riche qu'une ancienne. La durée de vie d'un jeu de cordes non gainées (les cordes Elixir par exemple sont gainées de plastique pour accroitre leur durée de vie, au détriment des performances sonores ...) est de 3 mois si l'on utilise régulièrement (5 à 10 heures par semaine) et normalement (avec des doigts, des bottlenecks et des médiators normaux, ... pas en pâte à modeler ou en métal) sa guitare.

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Faut-il monter de gros tirants ?

Si c'est pour se faire mal, non. Il y a une incidence entre les diamètres des cordes et le son, mais c'est avant tout une question de résistances : résistance des doigts qui doivent être entraînés pour une plus grande pression sur le manche (accords barrés et bends plus durs...) et résistances des accessoires et des parties de la guitare (vibratos, ressorts, sillets, ... parfois le manche ou les mécaniques, la tête, la jointure corps-manche) qui sont plus sollicités.

Autrement, plus le tirant est élevé, plus le micro capte la vibration de la corde et plus le son paraît défini, claquant, riche en harmoniques mais plus les tensions sont élevées sur les serrages, jointures et les points de friction. Une corde standard accordée normalement exerce une tension permanente de 5 à 7 kg entre le haut du manche et le point de maintien (pontet ou cordier) sur le corps qui s'accroit avec le jeu du musicien, ce qui sollicite énormément les forces mécaniques de maintien des composants de la guitare, ... ainsi que des doigts du guitariste. Gardez à l'idée que dans un style comparable, Steve Ray Vaughan et Jimi Hendrix utilisaient des tirants diamétralement opposés, SRV préférant du .013-.056 là où son idole ne montait que du .008-.042 !

L'ampli

Faut-il jouer fort sur un petit ampli, ou faible sur un gros ?

L'ampli est normalement là pour transformer le son. Un guitariste va parfois chercher un son distordu naturellement par la puissance délivrée par l'ampli pour des caractéristiques qui ne peuvent être obtenues autrement (harmoniques, sifflements, ...).Il va également rencontrer des désagréments (souffle, larsen, ...) qu'il cherchera à maitriser. C'est la combinaison de la préamplification, de l'ampli de puissance, du haut-parleur, des réglages, ... qui servira la musicalité du son obtenu.

Par contre, il va probablement éviter d'utiliser son ampli à sous-régime en n'exploitant qu'1/10 de ce que délivre le master volume, car le son ne sera pas de qualité. En résumé, il faut trouver une adéquation entre la transformation du signal, le volume sonore délivré et le matériel utilisé. Certains guitaristes ont un gros son avec des amplis poussés dans leurs retranchements, comme Brian May avec ses Vox AC-30 et d'autres, comme Joe Satriani, préfèrent des amplis puissants qui ne distordent pas le signal même à très fort volume.

Autant opter pour un petit ampli utilisable avec constance en toute circonstance, qui sera poussé à souhait et repiqué si besoin dans une sono plutôt qu'un gros ampli inexploitable en dehors d'un contexte spécifique de scène, qu'il faudra utiliser en-dessous de la mi-course (4/10) la majeure partie du temps. Des atténuateurs de puissance (du prix d'une petite sono !) existent pour utiliser des modèles composés de 2 ou 3 corps ou disposant d'un circuit haut-parleur au format jack spécifique. Encore faut-il utiliser le bon baffle pour éviter de ne dénaturer le son avec une sous utilisation des haut-parleurs, car les cabinets 4x12" sont construits pour une certaine projection sonore délivrée par un 100 watts par exemple, pourront avoir un comportement radicalement opposé et très décevant avec un signal trop faiblard de quelques watts.

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Faut-il que l'égalisation de l'ampli soit neutre ?

Si vous utilisez l'ampli comme un simple outil de puissance, ce qui est dommage, c'est que votre son est peut-être égalisé en amont, dans l'étage de pré-amplification ou sur un module ou effet séparé. C'est sous exploiter l'ampli en ne prenant pas en compte les possibilités offertes par des mécanismes coûteux et efficaces mis au point sur les amplis, et qui sont construits dans le respect des caractéristiques intrinsèques des composants essentiels que sont les haut-parleurs !

De plus, certaines égalisations actives permettent réellement de jouer sur le spectre des fréquences en atténuant et en augmentant la restitution sonore de manière significative (là où les égalisations passives ne permettent qu'un boost de certaines bandes). Ne pas utiliser ces réglages peut se concevoir lorsque l'appareil à la source de votre son va permettre d'alterner d'u réglage à l'autre, ce qui est le cas du multi-effets qui pourrait tout aussi bien être connecté en direct à la sono ou à la table d'enregistrement (là où l'égalisation est gérée par quelqu'un d'autre, un autre musicien, l'ingénieur du son).

Par contre, si vous vivez ce type de situation, vous risquez de redécouvrir votre instrument si vous vous attaquez aux réglages du son en fin de traitement, soit sur la section de préampli, soit sur la présence, après l'amplification (dans certains cas d'amplis dits plus "musicaux"...). De très nombreux guitaristes vivent pourtant comme ça, sans souci de ces réglages. Ce sont généralement les mêmes qui ne touchent jamais l'intensité de la tonalité de la guitare...

Faut-il miser sur la puissance sonore pour être entendu ?

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Bon nombre de configurations de guitaristes célèbres sont composées de nombreux amplis et "murs du son". Sur scène, ça en devient une dérive ou un délire publicitaire : des façades entières composées de baffles Marshall peuplent les scènes rock depuis des décennies sans que personne ne se pose la question sur le fait qu'elles soient utiles à la restitution sonore.

D'autant qu'en jazz, dans un autre registre, les guitaristes peuvent avoir un son énorme (c'est un tout autre état d'esprit) avec un seul bon ampli, parfois même à transistors, comme le bon vieux Roland Jazz Chorus 120 ! Souvent le son provient de plusieurs amplis pour des raisons de complémentarité : avec un boîtier de distribution, le guitariste souhaite utiliser le son d'un bon Marshall JCM 900 et d'un Fender Deluxe Reverb soit pour répartir sons clairs et sons saturés, soit pour bénéficier en simultané des avantages à la fois de la projection sonore des deux amplis (spatialisation du son sur une configuration en stéréo, puissance dont l'effet est accru par les deux sources) mais aussi des traitements du signal (deux amplis de construction et de concept différents ne confèrent pas la même dynamique, le même seuil d'écrêtage du signal).

Jamais ce type de musicien ne va se soucier de l'adéquation basique de la puissance et du niveau de sortie des deux amplis, ni de la différence entre un 2x12" en 65 watts et d'un 4x12" en 100 watts : les deux sont repiqués et mixés par un spécialiste, l'ingé-son, dont c'est le boulot ! Par contre, la richesse d'un chorus envoyé simultanément sur deux amplis est sans commune mesure au son puissant d'une seule source sonore... De même, le doublage de certaines parties saturées par un son clair riche en basses va accroitre la définition du phrasé. Enfin, les lignes de retard subtilement gérées sur une seconde source sonore (sans parler d'effet ping-pong) sont sans commune mesure comparables à la stéréo reçue dans un casque, pour des raisons évidentes de complétude (qualité, portée) harmonique.

La richesse au détriment de la puissance sonore sera en toute logique privilégiée, car le fait d'occuper convenablement l'espace va donner en plus de la structure, une forme de présence sonore qu'un facteur de puissance ne saura que rendre criard. Bien sûr, il faudra que le musicien s'entende convenablement (n'est-ce pas le but des retours) et que les autres membres du groupe disposent de la même donnée pour que le jeu collectif soit possible.

C'est d'ailleurs tout aussi impossible de jouer en cohésion lorsqu'un instrument "couvre" tout l'ensemble (n'est-ce pas Monsieur le claviériste ?). Pensez enfin à cette subtile notion de "fréquences qui passent partout" : qui aurait idée d'amplifier un tambourin, de lui coller un capteur dédié (midi ?) ou de le rapprocher d'un micro pour qu'il soit audible par l'assistance ? Il est des sons qui ne nécessitent pas de montagnes de watts pour exister... Une bonne répartition (mix) et égalisation fait souvent le reste.

Faut-il nécessairement un ampli à lampes ?

La technologie de l'ampli ne change en rien l'approche que l'on a du son et de l'instrument. Dans un souci d'expressivité ou de créativité, le son, qu'il soit à lampes ou produit par une sono (transistors) importe peu. C'est essentiellement pour des raisons de musicalité et de dynamique de jeu que les lampes sont privilégiées malgré le confort que procurent les transistors.

Il faut savoir qu'un ampli à lampes nécessite un remplacement régulier des tubes de pré-amplification comme d'amplification, que son allumage nécessite une phase de préchauffe des lampes et que son transport délicat (les lampes cassent) se fait lorsque ces chères ampoules ont refroidies uniquement. Enfin, le branchement de baffles additionnels est à considérer avec une extrême précaution, cette technologie vieillissante n'étant pas conçue pour "encaisser" d'avantage qu'il ne se doit, et qui plus est, le rendu sonore sera variable en fonction de la température extérieure, du taux d'humidité, de sa disposition,... en bref, que des emmerdes !

Il faut donc être fou pour privilégier cette espèce d'amplis ! Mais à y regarder de près, l'écrêtage du son, la sensation de maîtrise de l'attaque, la présence sonore, la "chaleur" de certaines fréquences en font des outils redoutables qu'aucun phono-copieur ne pourra reproduire avec le meilleur algorithme d'émulation, le meilleur procédé de reconstitution analogique possible... Il ne faut pas nécessairement posséder un ampli à lampes, mais il faut impérativement en avoir essayé au moins un et dans de bonnes conditions pour ne plus avoir de doute ou de regret sur son choix... Je ne suis pas inconditionnel de ce type de matériel, mais je reste juste convaincu qu'il est à l'origine d'un élément déterminant ne conduisant pas à aimer le son des guitares, mais à privilégier le son de la sienne... quelle qu'elle soit.

Les effets

Faut-il utiliser des effets ?

On ne peut pas dire que les effets soient indispensables. D'autant que beaucoup de sons soient produits sans trop d'effets. L'essentiel est de distinguer ce qui est nécessaire, et ce qui est du ressort du guitariste. Généralement, peu d'effets sont utilisés par les guitaristes, alors que beaucoup sont rajoutés au mix final (scène, studio). La chaine la plus directe étant nécessairement la plus efficace, le guitariste a bien raison de s'occuper de ce qui s'immisce entre la guitare et l'ampli comme la compression wha, octaver, overdrive et distorsion. Ce qui va dans la boucle d'ampli peut être traité en "postproduction", c'est-à-dire par l'ingénieur du son. Ce sont d'ailleurs des effets comme les modulations (chorus, flanger ou phaser) et les ambiances (écho, délais et réverbérations).

Cependant, comme tout le monde ne travaille pas dans ce mode, la nécessité de compter ces effets dans son set s'avère de plus en plus forte, ce sont ceux qui d'ailleurs semblent le plus important pour "finaliser" le son de guitare (et qui sont les plus difficiles à maitriser pour ne pas faire "fouillis" dans un mix). Comme les modules d'effets comptent principalement ces paramètres, la tendance est à l'utilisation exagérée (voire à l'abondance !) des échos et autres chorus, ce qui grossit inutilement le son et réduit les possibilités de le retravailler (lorsqu'il s'agit encore une fois de produire le son à des fins d'enregistrement ou de prestation en public).

Personnellement, je ne comprends pas vraiment deux choses concernant les modules d'effets : 1 - pourquoi mêle-t-on systématiquement les effets typiques de guitare (comp, oct, eqz, wha, dist) aux effets de mix (cho, flng, phs, ech, dly, rvb) ? et 2 - pourquoi les effets de mix ne sont-ils pas présents sur les amplis (hormis la réverbération omni présente) ?

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Faut-il s'équiper d'un multi effets ou de plusieurs pédales ?

La réponse est complexe : le multi-effets vaut pour tous ces à côtés (rythmes intégrés, sorties casques et mixées, enregistrement, connexion au PC, accordeur, ...) et surtout pour son prix, mais il faute par la puissance de traitement (un même processeur pour 10 effets simultanés parfois) et des réglages complexes et très souvent inutiles (quand on voit le peu de boutons de paramétrage de certaines pédales New-Yorkaises Electro Harmonix pour le rendu sonore excellent qu'elles produisent) ... Le fait de retenir plusieurs modules au sol est plus cher, mais la sélection oriente nécessairement vers des critères sonores de choix, et une restriction à l'essentiel qui pousse à développer un son unique et personnel au détriment de beaucoup de contraintes de branchement et de mémorisation des chainages et des sons.

Faut-il avoir confiance dans les technologies de modélisation, simulation et d'émulation ?

Les critères sont nombreux : lorsque le choix de l'émulation est un critère économique, il est bon de prendre en compte l'argument selon lequel il est extrêmement coûteux de se payer 3 ou 4 amplis vintage. Cependant, il faut également prendre en compte qualitativement les simulations proposées qui reprennent des réglages propres à certains contextes ou à certains morceaux : le Hiwatt de Gilmour sur Another Brick In The Wall des Pink Floyd n'est pas le son d'un Hiwatt standard, encore moins celui utilisé avec une demi-caisse ou une télécaster...

La modélisation d'un son, c'est la prise en compte de paramètres spécifiques à un son pour mise en application dans un contexte qui s'en rapproche. Ça permet de n'avoir que des sons de qualité, mais très éloignés d'une création personnelle ou encore des caractéristiques propres de la guitare... un peu comme un DJ utilise des sons et samples et fait tout un art de les réutiliser à d'autres fins. Ce n'est plus la technique et la personnalité du jeu de guitare qui prime, mais la manière d'utiliser au mieux le meilleur des sons.

Lorsque l'émulation c'est la copie, c'est différent : une guitare hors de prix produite avec des matériaux nobles et des accessoires de qualité est souvent inaccessible, et les constructeurs n'ont pas toujours le souhait d'industrialiser différemment leur production à des fins de rendement. L'assemblage à la main, les contrôles humains font la beauté de l'instrument.

Pour ce qui est de la copie, d'autres matériaux et accessoires sont utilisés, des mécanismes de chaînes de découpe et d'assemblage robotisés sont mis en jeu, et les coûts de production associés à celui d'une main d'œuvre très qualifiée mais moins chère fait en sorte que des copies soignées d'instruments envahissement le marché à des prix très attractifs tout en présentant des qualités d'usinage et de finition exceptionnelles (guitares Squier copies très honnêtes de Fender, ampli Bugera pour les modèles lampes de Peavey, ... jusqu'aux copies d'effets Boss par Behringer). À quand les copies de TC-Electronics ou Eventide ?

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L'accordeur

Faut-il un accordeur ou plutôt faire ses réglages à l'oreille ?

Ce n'est pas toujours possible de régler la justesse de son instrument à l'oreille, dans la mesure où des bruits ambiants peuvent l'empêcher. Cependant, je recommande tant que faire se peut de travailler les écarts entre les notes à l'oreille, et de parfaire ses réglages en s'accordant sur un disque ou en rapport avec les autres instruments (basse, guitare ou clavier). Disposer d'un diapason est utile : la fréquence de référence est indispensable (à moins d'avoir l'oreille absolue) dès lors qu'il est nécessaire de remonter les cordes de sa guitare, pour servir de base à l'accordage retenu. De plus, un diapason est peu onéreux et pratique à transporter.

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Faut-il un accordeur chromatique à aiguille ?

C'est un plus effectif, mais je vais encore "sortir" un argument que beaucoup qualifieront de "vieille école" : je suis personnellement rassuré par la progression de l'aiguille et la mesure visuelle de l'écart entre deux notes. Le fait de disposer d'une lettre et d'une indication avec des - ou des + me conduit à bien accorder une corde et peaufiner le reste à l'oreille de proche en proche. Certains systèmes ont même développé des codes de couleur circulaires qui me gênent plus qu'autre chose.

La bonne vieille progression vers un point central qui indique la justesse est quand même assez intuitive. L'intérêt d'un accordeur, c'est essentiellement qu'il soit à la fois lumineux (visible et utilisable dans des lieux souvent obscurs ou mal éclairés) et disponible : le format pédale est très pratique à condition qu'il dispose d'un vrai bypass, et que les notes indiquées soient visibles dans le noir. Autrement, il faut utiliser soir une A/B Box ou encore la sortie d'un effet ou le Send d'un ampli...

Les câbles

Faut-il mettre le prix dans l'achat d'un câble ?

C'est un tort de penser que les câbles se valent tous, d'abord parce que rien ne permet de les distinguer à l'œil nu, mais surtout parce que leur blindage est radicalement différent, et parce qu'ils sont à l'origine de beaucoup de bruits parasites en fonction de leur qualité de fabrication. Il ne faut lésiner sur la qualité d'aucun des câbles constituant la chaîne de raccordement de vos instruments et boîtiers divers... pas plus le câble principal entre la guitare et le premier branchement qui se voudra d'une qualité de blindage et d'une solidité particulière car on y marche dessus, il est "bougé" pendant le jeu, que les autres câbles ou patch-câbles qui raccordent les différents éléments de votre configuration.

Plus il y a de câbles, plus le son est fragilisé par la sensibilité aux parasites (les multi-effets marquent un point sur le sujet). De même, plus le câble utilisé est long, plus il y a de "perte" sonore et de risques (écrasement, ... sensibilité aux parasites, champs électriques extérieurs) de dégrader le son. Il est utile de consacrer un budget en conséquence : un bon câble blindé de 3 mètres vaut entre 20 et 30 € (et non 7 €comme on trouve parfois), et il est préférable d'en disposer de plusieurs (au cas où). Beaucoup de constructeurs garantissent à vie les câbles jack, à partir du moment où vous conservez l'emballage et le ticket de caisse... n'hésitez pas à faire jouer cette garantie, et évitez de vous lancer dans des soudures inutiles si la fiche est raccordée de manière hasardeuse... remplacez-le.

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Faut-il privilégier des longueurs et des formes spécifiques aux fiches jack ?

Les câbles fréquemment utilisés sont généralement assez épais pour contenir le blindage nécessaire, ce qui les rend très lourds (certaines fiches d'ampli endommagées inutilement par le poids des excellentes fiches Neutrik) et peu flexibles. Il est donc indispensable de les enrouler correctement sans tirer sur les fiches (un câble jack n'est pas une corde d'escalade qu'on enroule grossièrement autour du coude et du poignet !), un peu comme ils sont conditionnés dans les emballages d'origine, à la vente.

Penser à utiliser des câbles d'une longueur ajustée : inutile d'opter pour un modèle de 6 m pour le jeu dans sa chambre, et de penser que 3 m suffiront en répétitions (à moins de s'asseoir sur l'ampli et de mesurer moins de 1,60 m !). Veillez enfin à opter pour des fiches coudées pour minimiser l'espace au sol entre les pédales d'effets ou convenir à la forme de guitare (type Les Paul), et d'utiliser des fiches droites si besoin (connexion dans l'ampli en général). Attention à l'ordre de branchement et aux débranchements intempestifs des câbles, ils peuvent endommager toutes les parties électriques ou électroniques de votre configuration.

La pratique

Faut-il pratiquer régulièrement ?

Pratiquer la guitare, ce n'est pas se faire souffrance ! Il faut la motivation nécessaire et il arrive parfois que l'on n'ait pas envie de jouer. Inutile de se forcer, d'autant que la discipline et la rigueur sont des tâches qui vous incombent (à moins d'être dans un cours ou une école particulière de musique). Remettez à plus tard si le cœur vous en dit, c'est mieux que de tout déballer et de ne même pas avoir la force de jouer...

Par contre, je ne connais pas de progression sans pratique. Les plus doués ont des prédispositions, mais le travail est quand même indispensable, ne serait-ce que pour entretenir la mécanique requise pour une pratique correcte de l'instrument. Je ne pense pas que ce soit par envie que certains pros jouent 4 à 6 heures par jour (certains plus !), mais par nécessité, comme un sportif de haut niveau aura besoin de s'entrainer pour faire face à l'épreuve, tenir sa course ou son match...

Enfin, comme toute pratique intensive, un phénomène comparable à l'addiction existe, et il est à identifier : le travers des pratiques régulières est la dépendance, et là encore, même si le danger fait sourire (incomparable à des dépendances médicamenteuses, à la cigarette, la drogue ou l'alcool), il existe des dérives psychologiques et physiologiques (tendinites...) liées à la pratique.

Faut-il suivre une méthode ?

Lorsqu'il s'agit d'atteindre un certain niveau, c'est préférable de suivre un programme, et s'astreindre à une certaine discipline pour arriver à son but. Pour "passer" un solo particulièrement compliqué, ou "tenir" une rythmique dans le bon tempo, il est aussi nécessaire de revenir à la pratique des bases (simplification, travail d'équivalences, ...). Le travail fait donc partie du planning récurrent du guitariste, quelque soit son niveau et ses attentes. Sans pour autant être un exercice quotidien, la pratique régulière apporte une progression plus efficace : 3 sessions d'une heure par semaine donne de meilleurs résultats que 3 heures d'affilée en week-end...

Il ne faut dont pas systématiquement s'astreindre à suivre une méthode particulière, même si beaucoup sont utiles comme guides de route (rôle d'un professeur, d'un entraîneur). Il faudra aussi mesurer ses attentes et sa production en améliorant ses points faibles et développant ses points forts (rôle d'un professeur, d'un entraîneur). Il faudra enfin s'ouvrir à la diversité : échanges, jeu de groupe, écoute de plusieurs styles, découverte, curiosité. Il faudra surtout prendre du plaisir en tout point d'étape...

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Faut-il se mesurer aux autres ?

Le fait d'apprécier son niveau par rapport aux autres existe depuis la création du monde... c'est naturel que de se confronter à ses pairs, et de nombreux médias facilitent ces joutes guitaristiques : des concours, challenges, des tremplins ou même des Guitar Battles existent à profusion, avec de vraies confrontations comme avec des instruments virtuels (concours de Air Guitar, concours de Guitar Hero et autres jeux vidéo dérivés)... et ces concours peuvent se passer en live dans des salles, comme via Internet.

Il faut ensuite prendre en compte la personnalité de chacun, les différences de tempérament, et surtout le fait que beaucoup excellent plus dans la préparation à l'art de se mesurer que dans le jeu lui-même... Foncez, le ridicule ne tue pas !!! et cet exhibitionnisme est même à la mode en ce moment (profusion des blogs, étalage public de la vie privée, développement des sites perso...) ! Flattez vous l'égo tant qu'il est temps !

Faut-il pratiquer d'autres instruments ?

Pratiquer un autre instrument, c'est comme opter pour la pratique d'une langue étrangère pour laquelle il faut non seulement compter l'apprentissage d'un nouveau vocabulaire, mais aussi d'une nouvelle grammaire, et également de sa prononciation, ... Avoir des bases de solfège ou de théorie musicale (harmonie, progression, rythme, construction des accords) va énormément servir à transposer son savoir pour la découverte du clavier ou d'un saxophone.

La pratique de la basse est très proche en termes d'approche technique et sonore. Pour ce qui est de la batterie, le placement et la synchronisation sont déjà présents en guitare, donc intuitivement, une bonne partie du chemin est faite... Ce nouveau langage va amener à se poser de nouvelles questions, à considérer la musique comme un ensemble, à s'ouvrir à de nouvelles techniques de jeu, et... incidemment influer sur son approche de la guitare, surtout si c'est son premier instrument ou si de nombreux automatismes se sont développés (les bons comme les mauvais) au cours de son apprentissage. Cette remise en cause bénéfique est utile pour minimiser ses problèmes d'approche et de progression qui sont liés à la technique, et considérer la musique différemment.

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Faut-il jouer en groupe pour réellement prendre du plaisir ?

On pense souvent à tort que de ne jouer que d'un seul instrument, c'est frustrant mais tellement difficile qu'il semble inopportun de jouer à plusieurs tant qu'un certain niveau n'est pas acquis. Pourtant la progression est flagrante dès lors qu'un guitariste est amené à progresser dans une "équipe" : les résultats sont constatés rapidement et le sentiment d'évoluer rapidement est très présent lorsqu'on joue en groupe, cela parait sans limite... le plaisir est vraiment là.

Le but d'un groupe, s'il n'est pas nécessairement celui de se produire en public, est bien d'échanger différents points de vue dans un but collectif. Cet objectif, il est difficile voire impossible de l'atteindre seul ! Mais certains se produisent en solo et éprouvent ce même plaisir, peut-être parce qu'ils sont dans une mécanique dont le but n'est pas la communion avec les autres membres du groupe (puisque c'est seul qu'on se réalise) mais avec l'auditoire... et ça peut suffire à procurer un énorme plaisir.

Enfin, on constate que des musiciens jouant dans un groupe "tournent" aussi en rond et misent également sur des projets complémentaires (d'autres groupes, en solo, ...) ce qui demandent une autre forme de confiance (technique ?) en soi, une maturité (composition ?) et une assurance (multi-instrumentiste ?) qui ne peuvent être mesurés efficacement que si l'on a joué en groupe précédemment. En conclusion, plaisir ne rime pas nécessairement avec groupe (le plaisir solitaire existe ... !!!) mais l'idée que l'on se fait du plaisir musical est grandement représentée par l'échange entre musiciens.

Faut-il s'entraîner au métronome ?

Jouer en rythme est aussi important que de privilégier la technique d'exécution. J'irai même à clamer haut et fort qu'une séquence mélodique complexe parfaitement exécutée ne vaut rien si elle n'est pas calée sur un bon tempo... Dans tous les cas, le guide rythmique est un excellent outil pour développer le feeling et améliorer la fluidité de ses enchainements. Ainsi, le métronome a cette force de pouvoir faire abstraction des prouesses d'un batteur tout en permettant d'adapter le tempo à sa vitesse, puis à la vitesse d'exécution désirée.

Evidemment, un séquenceur, une boîte à rythmes seront plus réalistes, mais que de réels encombrements pour seulement aboutir à travailler un tout petit enchainement de notes. L'idéal serait de disposer d'un outil permettant de réduire la vitesse d'exécution sur la base de répétitions rythmiques préprogrammées depuis son lecteur MP3 par exemple (qui fonctionne à pile et que l'on peut brancher avec un simple câble stéréo 3,5 adapté sur le moindre ampli d'étude ou entrée mix/ligne du premier multi-effets du marché).

Faut-il s'échauffer avec un Gripmaster ?

Ces outils sont dangereux s'ils ne sont pas bien utilisés ! Il faudrait faire quelques étirements des doigts avant de l'utiliser pour éviter de trop forcer sur les tendons et les cartilages de nos pauvre mimines. Autrement dit, c'est un ustensile d'échauffement dont l'utilisation doit être précédée de quelques étirements (un comble). La force est certes réglable ou dépend du modèle retenu (rouge, bleu, noir, ...), mais même les tensions les plus faibles nuisent aux doigts.

C'est un peu comme la légendaire mise en garde des profs de piano qui tiennent absolument à ne pas vous voir faire "craquer" les doigts ou chasser les bulles d'air des cartilages en produisant ces bruits parfois surprenants et désagréables : ce n'est pas pour rien, l'air est naturellement chassé lorsque le doigt entre en mouvement ou en pression ; on diminue ainsi les risques de tendinite ou d'arthrose que l'on retrouve normalement associés aux sujets qui font "craquer" leurs doigts. Les risques liés à l'utilisation du Gripmaster combiné à ces mauvaises habitudes conduisent à des doigts qui se tordent avec l'âge (en vieillissant), à la longue des tendinites et parfois des ruptures interosseuses.

Les kinés spécialisés et spécialistes/chirurgiens de la main sont unanimes, l'usage de ce type d'outil est généralement destiné à la rééducation de manière très encadrée. Mieux vaut s'échauffer avec sa guitare (un manche et des cordes tendues), c'est plus naturel et ... "normal" !

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Débuter

Faut-il débuter par le solfège ?

Evidemment non. Depuis la popularisation de la notation en tablatures que l'on doit en grande partie à Marcel Dadi en France, de nombreux cours, des méthodes et des procédés de retranscription n'utilisent plus le solfège. La richesse de cette notation bien plus complète que l'ancestral solfège apporte bien plus d'informations techniques sur le jeu, les positions à utiliser, qu'il semblait même impossible (on laissait libre court au musicien) de jouer auparavant.

Mais dès que le guitariste est amené à parler de son instrument, il va devoir revenir aux bases, et au solfège, seule notation universelle multi-instrument. De la même manière, dès qu'une interface avec un logiciel ou un manuel (guide utilisateur) ou un musicien étranger sera sollicité, on passera à la notation anglo-saxonne où le La = A, ... Il ne faut donc pas limiter sa culture à l'apprentissage fastidieux du solfège, et il est indispensable d'en connaître les fondements pour ne pas se sentir étranger lors d'échanges avec d'autres instrumentistes... mais il faut absolument avoir à l'idée qu'il existe plus simple et moins contraignant pour démarrer : la tablature, qui a permis d'éviter de nombreux écœurements des pratiques musicales et favorisé le développement de l'industrie guitaristique.

Faut-il débuter par la guitare classique ?

Il est nécessaire de faire valoir deux points de vue aussi importants les uns que les autres à ce sujet. Le premier repose sur le fait que le plaisir crée une forme de motivation, et qu'un débutant qui va retrouver, au travers de la guitare électrique, folk ou jazz des sons se rapprochant de ceux auxquels il aspire, va nécessairement progresser plus rapidement que s'il est confronté à un son de cordes nylon lui correspondant peu. Mais à cet argument sont confrontés deux éléments de taille, la complexité technique et le budget : en effet, la souplesse des cordes nylon (très chères au demeurant) facilite la progression technique, la souplesse du doigté, ... et le budget à consacrer à une guitare sèche est sans commune mesure aux coûts guitare + ampli + câbles, + ...

Reste un argument sonore, peu convaincant à mon goût, car une guitare classique à cordes nylon peut déclencher un enthousiasme gitan dévastateur pour les oreilles de l'entourage voire du voisinage, alors qu'un pack électrique permettra le jeu au casque... Je dirai que pour le confort du porte-monnaie et des doigts, l'apprentissage de la guitare "par" la guitare classique est préférable. Rien n'oblige l'élève à pratiquer les Etudes et Sonates classiques dès ses premières séances d'apprentissage. Il faudra cependant faire preuve d'une grande imagination pour imaginer une forme de réalisme aux premières mesures de Smoke On The Water sur des cordes Savarez, mais comme je pense que l'imagination est une qualité qu'il est indispensable de développer, et qu'elle est en perdition, ...

Faut-il prendre des cours ?

Pas nécessairement : découvrir par soi-même un instrument permet d'en aborder les multiples facettes sans avoir à respecter l'avis quelque peu formaté du plus compétent des profs de musique. Cet éveil à la curiosité est selon moi indispensable. Il ne dispense pas d'avoir pour précepteur un parent, un copain, un prof, ... qui permette de faciliter les choses, suivre un programme, indiquer une voie à suivre. La progression sera plus rapide, mais avant tout, les mauvaises habitudes, les TOC du guitariste seront chassés, et surtout, cette personne aidera à travailler les points faibles et à optimiser ses points forts. S'améliorer sera plus évident puisqu'un simple miroir ne pourra pas révéler se propres imperfections.

Je donne mon avis : un prof ne devrait intervenir qu'au bout de quelques temps de pratique, car c'est là que son boulot est efficace, pas tellement pour se substituer aux méthodes de découverte et d'apprentissage de la guitare pour les nuls qui se sont développées dernièrement (cette page en est un piètre exemple) et qui sont les unes plus efficaces que les autres...

Battle's guitar

Faut-il pratiquer d'un instrument pour chanter juste ?

Non, et ça n'a rien à voir. L'oreille musicale est ainsi faite, la voix dépend à la fois de sa perception des notes (utilisée dans la pratique de tout instrument), mais aussi et surtout de la constitution des cordes vocales, du souffle et du positionnement (de la musculature) du diaphragme. On le sait à présent, les chanteurs ont des abdominaux développés alors que les guitaristes ont les poignets souples... Jouer juste ne donne pas pour autant le talent nécessaire pour chanter juste.

Contrairement au violon par exemple, il est difficile de produire une fausse note au piano ou au clavier, ou même à la guitare (sans y tirer dessus ou en détendant les cordes) là où les notes n'ont pas à être façonnées, ajustées... Il n'y a donc pas de corrélation entre les deux exercices d'interprétation sur les cordes vocales ou sur les cordes de guitare. D'autant que chanter et jouer d'un instrument en même temps est un exercice difficile (surtout pour les trompettistes et flutistes, ...) car le placement de sa voix correspond un peu à la désynchronisation complémentaire de nouveaux muscles et organes... déjà la coordination main droite et main gauche est indispensable, mais souvent on ajoute des actions au pied (changement de son, wha, ...) et je ne parle pas des batteurs pour qui tous les membres sont sollicités de manière synchrone.

Chanter par-dessus une telle complexité mécanique, et assurer, qui plus est, le show (les défauts sont encore plus visibles lorsque l'on est chanteur ou chanteuse lead) en maintenant un niveau constant de pratique du plus sensible des instruments qu'est la voix, ça n'est donné qu'aux meilleurs. D'un point de vue musical, beaucoup se sont "retrouvés" au chant alors qu'ils assuraient les parties instrumentistes auparavant (Sting était guitariste à ses débuts, Phil Collins batteur, ...). D'autres à la base chanteurs (et compositeurs) ont utilisé l'instrument pour accompagner leur voix... et se sont retrouvés confrontés à la pratique de la guitare pour des raisons économiques (tournées dans les bars, ...) et y sont resté.

En conclusion, chanter et jouer d'un instrument (de la guitare) sont deux disciplines distinctes qui font appel aux mêmes connaissances techniques, à des restitutions communes (sur un même support musical, par exemple) mais qui font état de deux pratiques indépendante qu'il est même relativement complexe de faire cohabiter simultanément sans discréditer le niveau de performance de l'une des deux pratiques chant ou jeu d'un instrument.