Accueil Battle's guitar
la guitare, l'amplificateur, ... et le reste




La guitare

Le choix d'un instrument dépend des sons que celui-ci permet d'approcher : une guitare peut être typée rock et ne pas vraiment convenir pour jouer du jazz et inversement. Certains instruments sont plus polyvalents, mais le guitariste risque alors d'envisager un remplacement ou des modifications lorsque son identité musicale l'amènera à s'orienter vers un style particulier...

Ce sont donc les potentialités sonores d'une guitare qui vont orienter le choix de l'instrument. Il n'est pas rare qu'un guitariste expérimenté dispose de plusieurs instruments pour obtenir plusieurs sonorités... Cependant, au démarrage, il est déjà bien de choisir un seul instrument qui conviendra parfaitement à son besoin. Les paramètres qui définissent la sonorité d'une guitare sont nombreux, mais celui qui reste sans nul doute le plus important reste le bois, la manière dont il est agencé, et sa composante principale, sa "résonance".

De sa densité dépendra le "sustain", c'est à dire le temps que mettra la note avant de s'évanouir. Ce temps varie en fonction du type de caisse, de l'assemblage du bois avec celle-ci, mais aussi du dispositif d'amplification et des micros. Les cordes, composées d'acier et de nickel sur une guitare électrique, donnent des sonorités différentes, en fonction de leur tension et de leur grosseur. La vibration de la corde est ainsi naturellement propagée sur la "table" (partie avant de la "caisse" ou du "corps") avant d'être captée par les "micros", d'où l'incidence du bois composant le corps. C'est en revanche la manche qui va contribuer à la conduction de la plus grosse partie des vibrations. Une guitare peut comporter un corps construit dans des matériaux amortissant les vibrations, elle peut tout à fait "sonner" si son manche et la jonction corps/manche sont de bonne qualité.

Le manche de la guitare est généralement fabriqué à partir de pièces de bois séparées puis collées. La partie contenue dans la main, proprement désignée comme le manche, est généralement en érable (bois très dur très utilisé en lutherie). Son "talon" est vissé ou collé au "corps" de la guitare, ou à la caisse. Dans le cas d'un manche conducteur, ce dernier constitue la "poutre centrale" autour de laquelle est construite la "caisse".

La "touche", en érable, palissandre ou ébène, est collée fermement sur le "plat" du manche. Elle héberge les "frettes" en nickel qui distinguent de nombreuses "cases", en général 21 sur les guitares électriques. La touche comporte des "repères" (ou "inlays") de nacre ou de plastique, qui désignent les touches 3, 5, 7, 9, 12, 15, 17, 19, 21 et parfois 24. Le manche renferme souvent la "tige de réglage" (ou "truss-rod"). C'est une tige filetée qui permet de régler la courbure du manche, le serrage ou desserrage s'opérant avec des "clés Allen".

Battle's guitar

La qualité de fabrication, les bois utilisés comme la finition doivent faire l'objet d'une attention particulière : pas de noeuds dans le bois, un profil droit (tenez-le comme un fusil pour vérifier le long se sa tranche !) et pas de frette qui dépasse ou qui aurait été mal poncée...

Les cordes reposent sur deux supports, le "sillet" en os, en métal ou en plastique, en haut de manche, et le "chevalet" généralement métallique, sur le corps. La tension entre ces deux points permet le réglage de l'accordage. La vibration de la corde doit, lors de la prise en main de l'instrument (supposant qu'il est réglé), vibrer de manière uniforme et avec la même intensité sur la totalité de la longueur du manche.

La corde est "frottée", "pincée" ou jouée aux doigts ou au "médiator". Au cours du jeu, la tension varie en réduisant la longueur de la corde avec l'autre main sur le manche, ou en positionnant un "bottleneck". Pour jouer dans un registre différent, en fonction des "accordages", un "capodastre" peut permettre de modifier la "tessiture" du manche, c'est à dire de réduire de manière fixe, la longueur de l'ensemble des cordes, en positionnant un "sillet" virtuel. Il est donc courant d'essayer chaque corde à plusieurs endroits sur le manche, et d'essayer quelques accords afin de valider cette uniformité de la vibration (pas de "bzz" ou de "pling", si ce n'est ceux liés au jeu du guitariste pilote d'essai !).

Le montage des cordes autour de la "mécanique" doit aussi faire l'objet d'un contrôle : la mécanique supporte la tension des cordes (env. 10 kg) et constitue un équipement essentiel : le moindre doute sur sa fragilité peut rendre l'instrument injouable. J'insiste sur le fait de bien vérifier chaque mécanique en détendant et ré-accordant chaque corde pour tester le bon fonctionnement de la clé et de l'engrenage composant la mécanique.

La guitare ne requiert en général aucune alimentation, sauf dans le cas d'électronique "active" permettant d'agir sur les micros et les réglages au travers d'un "préamplificateur" intégré. Il est primordial de tester les différentes combinaisons de micros et de valider ainsi leur bon fonctionnement ainsi que celui du sélecteur... La sélection des micros est réalisée par un "sélecteur" (ou "switch"), qui fait office d'interrupteur, laissant ou non passer le signal dans le ou les micros choisis. Ce signal est modifié directement sur la guitare, selon deux types de contrôles :

Enfin, les derniers points de contrôle concernent la fiche "jack" femelle, fixée sur la caisse, les deux "boutons d'attache" (ou "strap-locks") permettant de fixer la "sangle" ou "bandoulière".

L'amplificateur ou ampli

L'ampli est constitué de trois sections :

Le réglage d'un ampli guitare ne s'explique pas en deux mots, car rien n'est normalisé et d'un ampli à l'autre il peut y avoir d'énormes différences !! Certaines généralités sont observées sur une majorité de modèles et en fonction de dénominations particulières : notamment sur l'égalisation où les basses sont calées généralement à 150 ou 200 Hz, les aigues aux alentours de 4,5 kHz et le réglage des médiums est (la plupart du temps) calé à 1 ou 1,2 kHz, mais il faut déjà savoir si l'égaliseur est passif ou actif.

L'égaliseur passif est un EQ classique (genre Marshall) avec un réglage de 0 à 10, ce qui veut dire qu'en position 10 la totalité du son passe sans aucune correction et au fur et à mesure qu'on descend vers 0 on enlève de plus en plus de médiums (ou aigus ou graves) au son. Donc les réglages de graves médiums et aigus sont des simples filtres qui empêchent certaines fréquences à passer. À l'extrême, avec certains amplis, vous n'aurez plus aucun son en mettant tous les potards de EQ à zéro !

Sur la plupart des amplis (Marshall, Fender etc.) les réglages de bass, mid et treble (grave, médium, aigu) sont interactifs, ce qui veut dire que l'action du bouton high dépend de la position du bouton mid par exemple. Ceci semble de compliquer le réglage, mais aide en fait de rester toujours dans une gamme de réglages musicaux, et permets de bien affiner le son. Chez Marshall par exemple, les boutons mid et high sont interactifs et selon la position de mid, le high va réagir avec plus ou moins de cristallin. (en pratique, cela veut dire que la portion de fréquences, qu'on va enlever avec le bouton des aigus dépendra de ce qu'on a déjà enlevé avec le bouton mid et vice versa...

Battle's guitar

Dans le cas d'un égaliseur actif, c'est différent. La graduation des potentiomètres est de -10 à +10 (par exemple) avec un arrêt sur 0 au milieu. De 0 à -10 le réglage se comporte comme décrit en haut c'est-à-dire en atténuant des fréquences. De 0 à +10 par contre un petit circuit preamp va relever ces fréquences, donc les ajouter en quelque sorte.Les réglages seront beaucoup plus efficaces mais sont moins évident à maîtriser, et l'on peut arriver assez vite à un résultat pas très musical avec un vilain son !

Sur beaucoup d'amplis modernes, on trouve aujourd'hui un réglage "contour" à la place des médiums. Ceci est en fait un EQ actif sophistiqué et amélioré. En tournant le potard à gauche, on va creuser (atténuer) les médiums et en même temps relever les graves et les aigus (son métal, très moderne). En tournant vers la droite c'est l'effet contraire, c'est-à-dire les médiums vont être accentués et les aigus (et graves) atténués (son blues).

Les réglages décrits en haut agissent au niveau du préampli, tandis que le potard "presence" agit directement sur l'ampli de puissance en affectant les haut médiums et aigus. Donc, selon le volume de l'ampli, l'effet peut être différent. L'oreille humaine réagit différemment sur certaines fréquences selon le volume acoustique. À bas volume, l'oreille est beaucoup plus sensible aux fréquences médiums (1 à 3 kHz), les perçoit donc plus fort et l'on a l'impression qu'il y a moins de basses et d'aigus, par rapport au même signal écouté à fort volume !! En pratique ceci veut dire que, si vous réglez l'égalisation de votre ampli à bas volume dans votre chambre à coucher, vous risquez de vous faire arracher la tête à la prochaine répète, avec un son hyper agressif, quand le volume est à fond.

Un autre aspect très important du son guitare est l'éternelle querelle entre l'ampli à lampe et l'ampli à transistors. Une lampe à besoin d'un certain courant pour développer tous ses avantages (son bien chaud dû à la compression naturelle et très musicale de la lampe). Quand elle n'est pas à son plein rendement, elle donnera un son plutôt petit et des fois même nasillard ! Raison, pour laquelle on préférera souvent un ampli à moindre puissance (30 à 50 watt) mais qu'on peut mettre à fond. De toute façon un bon ampli à lampe de 30 watt enterre n'importe quel ampli de 100 ou 120 watt à transistor (essayez un Studio 22© de Mesa Boogie et vous verrez que 22 Watt peuvent faire très mal, et c'est pareil pour le fameux Vox AC30) !!!

Le transistor livrera du son correct dès le départ même à très bas volume, mais il arrivera vite à ces limites de rendement, qu'il ne faut surtout pas dépasser sous peine de récolter des distorsions peu musical et plutôt désagréables. Le résultat en pratique est ceci : avec un ampli à lampe, vous aurez souvent un son un peu maigrichon qui manque de substance à bas volume, tant que les lampes ne travaillent pas à leur bon rendement, mais par contre, dès qu'on peut pousser le volume un peu, le son se réchauffe, se développe tout seul et devient naturellement gros voire énorme.

Le problème des amplis hybrides est à l'opposé : la préamplification est à lampe avec une 12AX7 en général et l'amplification de puissance à transistors, comme pour les séries Valvestate© de Marshall ou TransTube© de Peavey par exemple. Chez vous, vous avez le super-son qui tue (preamp bien poussé, et les transistors de puissances donnent un bon son même à très bas volume), mais en condition concert ou répète le son semble de disparaître et tout devient "brouillé" et "vilain", car il n'y a pas assez de réserves de puissance et certains transistors pas chers manquent particulièrement de dynamique.

Battle's guitar

En plus de ce que je viens de dire plus haut (la saturation musicale des lampes contre la distorsion des fois un peu malheureuse des transistors), il faudra retenir ceci : l'égalisation affecte le gain du pré-ampli et de là elle joue bien sûr sur la saturation. En changeant les médiums, la nature et la profondeur du son saturé changeront. En baissant les médiums par exemple le son semblera moins saturé, en montant les aigus le son semble plus trash avec une saturation qui saute aux oreilles et en montant les graves, la saturation devient vite incontrôlable et le son devient "baveux".

Un phénomène bien connu est le son bien saturé qui perd de consistance dès qu'on monte en volume. Ceci est lié à plusieurs choses dont j'ai déjà parlé, comme le rendement des amplificateurs qui peut être différent selon le volume, mais aussi du fait qu'en montant le volume, l'oreille percevra de plus en plus fortement les graves et aigus (par rapport aux médiums), ce qui déséquilibre le son de départ (à bas volume).

L'autre raison est, que l'oreille fatiguera très vite à fort volume et essayera de se protéger contre ces agressions sonores en baissant la sensibilité (phénomène de compression naturelle du son pour atténuer certaines fréquences), ce qui fait qu'on a l'impression après seulement 2, 3 minutes, que tout le son a changé, bien que l'on n'ait touché à rien.

Enfin, dans les paramètres de réglage intervient également le problème de la perception d'ambiance : ce phénomène est bien connu et ne concerne pas que les guitaristes. D'abord on a toujours tendance à entendre les autres beaucoup plus fort que soi même, mais c'est subjectif et ça demande un peu de concentration et de volonté d'essayer de percevoir l'ensemble du son et non pas de focaliser l'attention sur son propre son.

En se concentrant sur l'écoute de son propre son dans les conditions de réglage optimisées (comme on le fait à la maison), on conditionne le cerveau de telle manière à ce qu'il perçoit tout type de son venant d'ailleurs comme source de perturbation et d'intrusion. Détendez vous et essayez d'écouter avec une oreille extérieure, objective et le plus détachée possible. Essayez de capter le son de l'ensemble.

Le volume général est également un facteur affectant la perception du son de sa guitare. Comme décrit plus haut, l'oreille fatigue très vite à fort volume et essayera d'esquiver ces agressions complexes et bruyantes. La solution consiste à tout baisser d'un cran (au risque de perdre le rendement de l'ampli qui donne le caractère à votre son) ou se protéger les oreilles (il y a des "ears plugs" ou boules Quiès© spéciales pour musiciens). Mais la cause la plus importante est, qu'en travaillant le son à part, on ne prend pas en considération le son des autres instruments. Et le son d'un groupe est bien entendu la somme des sons individuels avec toutes les superpositions et annulations que ça implique.

En clair, on peut dire qu'un son de guitare saturé change (des fois radicalement) de couleur dès que le batteur tape sur sa caisse claire, car celle-ci occupe une grosse partie du spectre des fréquences médiums. Même argument pour la basse, qui va prendre sa place dans le bas du spectre et ceci en piétinant sur les graves de la guitare. La solution n'est certainement pas la course au volume (bien au contraire) mais un travail d'ensemble et une répartition savante des fréquences. Avec quelques réglages sur les médiums de la guitare et la tension de la peau de caisse claire, on arrivera facilement à dissocier les deux sons. N'oubliez pas : un son de groupe ça se travaille et ça se mérite et se discute.

Le reste

Le reste, c'est quoi ? Souvent, dans l'esprit de celui où celle qui part de rien, qui ne connaît de l'instrument que le son qu'il produit sur les disques ou à la radio, la guitare électrique, c'est juste une guitare, et éventuellement un ampli qui est branché au courant pour que le son puisse être entendu, parfois très fort...

Aujourd'hui, dans le marché de la guitare électrique, de nombreux constructeurs ne fabriquent pas d'ampli ou de guitare, mais pèsent dans la balance. Attention, je ne parle pas des constructeurs ou éditeurs qui viennent du monde du studio, de la prise de son, de l'informatique musicale, mais plus simplement ceux qui travaillent dans la production d'accessoires, de méthodes, et d'effets pour guitare.

Les accessoires

Les accessoires sont importants dans l'approche de la guitare électrique, et se présentent sous des formes diverses : on y retrouve les câbles et les médiators, les accordeurs, les sangles et les stands pour poser l'instrument sans risque, mais aussi de curieux objets qui facilitent le quotidien du guitariste. Évidemment, leur prix est assez élevé, du fait qu'ils ne soient pas toujours indispensables, mais ce ne sont pas systématiquement des gadgets...

Les câbles : généralement, ce sont des formats jacks mâle/mâle en 6,5 mm et de longueur variables. Ils permettent de connecter :

D'une manière générale, il ne faut pas lésiner sur leur prix, car le coût est garant de la qualité des matériaux utilisés. Le blindage, les prises, les soudures, la souplesse, ... De nouveaux câbles assez rigides ont vu le jour, certains ressemblent à des cordons de téléphone, d'autres à des cordages d'escalade, ... mais l'aspect est trompeur, rien ne vaut un bon câble, assez souple, avec des fiches correctes et d'aspect solide (certaines sont plaquées or pour éviter l'oxydation) et surtout légères (car les fiches mâles déforment, par leur poids, les fiches femelles des appareils comme les amplis, les effets, ...).

Battle's guitar

Enfin, il faut préciser qu'un câble est en panne dans 80 % des fois au niveau d'un défaut de soudure sur la fiche, qu'il est possible de ressouder avec ses petites "mimines", son fil d'étain et son fer à souder.

Les systèmes sans fil : sont placés (généralement, encore que...) entre la guitare et l'ampli ou le premier élément de la chaîne d'effets, afin de libérer le guitariste. Ils intègrent un préampli aux réglages sommaires qui modifient un peu le son et le niveau d'entrée dans les éléments de la chaîne du son, en boostant généralement plus les attaques. Favorables également à la récupération du larsen, ils sont délicats à utiliser. C'est le prix de la liberté. Et ça ne concerne que ceux qui vont faire de grandes salles... et qui n'ont pas besoin de lire ce que je précise sur ce document !

Les systèmes utilisent des fréquences HF qui réagissent parfois mal avec les grosses structures métalliques, et nécessitent une alimentation en pile neuve pour l'émetteur si l'on souhaite un très bon rendement. L'émetteur est normalement branché à la guitare par un cordon jack blindé assez court (20 à 50 cm) et logé dans la poche arrière du Jean ou fixé à la sangle de la guitare (la classe !).

Les capodastres : ils servent à provoquer un barré permanent au niveau du manche, afin de retrouver des positions de jeu plus aigues et plus évidentes à jouer dans des tonalités plus élevées. Parfois utilisé en guitare électrique lors du jeu en "open tunning", ils servent beaucoup aux joueurs de blues, et aux guitaristes acoustiques.

Les médiators et onglets : des formes différentes et des épaisseurs variant de 0.33 mm à 2.0 mm, ils sont le prolongement de nos doigts. Les onglets s'y accrochent même ! Je dirais qu'un modèle standard médium fait 0,70 mm à 1.0 mm d'épaisseur, et convient à tous les jeux. Il n'y a pas vraiment de règles, il s'agit de jouer avec les médiators de longueur ou d'épaisseur qui convient. Généralement les courts sont plus précis, du fait que le doigt est plus proche de l'attaque de la corde. Plus un médiator est épais, plus l'attaque de la corde sera précise, mais plus les erreurs s'entendront en cas de coup manqué.

Les accordeurs : obligatoires, à mon sens, dès qu'il s'agit de s'accorder dans un environnement bruyant, et lors du jeu en groupe (un accordeur pour tous les guitaristes, bassistes et claviers...). Assez coûteux, en tout cas les modèles efficaces, ils sont chromatiques (repère de l'ensemble des fréquences du spectre) ou diatoniques (ne se fixe que sur les fréquences proches de certaines notes). Certains disposent d'un circuit permettant de les conserver insérés entre la guitare et le premier effet, pour apporter toute correction en cours de jeu. Certains sont même au format pédale, ou rack.

Battle's guitar

Les produits d'entretien: attention, on y vient, ce n'est pas parce que la guitare est en bois qu'il faut utiliser des produits ménagers de traitement des meubles. Quelle erreur ! Ils contiennent du silicone qui vient se loger dans les micropores du vernis de la guitare (manche, corps, touche) et en plus de tout boucher (pas de séchage prolongé possible des bois) attaque les substances qui composent le beau vernis de l'instrument.

Le pied de guitare : aussi appelé "stand", il est important qu'il soit bien stable (la garde au sol) et qu'il puisse recevoir votre instrument en laissant libre les branchements de fiches jack. Des modèles qui tiennent la guitare par la tête existent et sont très bien, d'autres sont plutôt classiques et offrent deux bras de repos pour le bas du corps ou de la caisse. Des attaches, un peu dans le style des magasins, permettent aussi de suspendre au mur sa guitare par la tête. C'est le meilleur moyen de "l'entreposer", car même si elle est exposée à la poussière, elle est à l'air. Attention toutefois de ne pas la laisser dans une cuisine (vapeurs, graisses, ...), ou une pièce exposée aux changements fréquents de température (garage, ...).

Les housses et étuis : indispensables lorsqu'on se déplace ou pour protéger son instrument lorsqu'il n'est pas utilisé. Les housses sont maintenant robustes et rendent l'instrument facile à transporter (type sac à dos ou bandoulière). Les étuis, ou "flight-cases", sont plus chers mais offrent une protection de transport optimale dans les véhicules. Thermo-moulés, ils adoptent la forme des principales guitares et les protègent d'une coque solide.

Les outils: des outils assez simples, comme :

Battle's guitar

les cordes : de plusieurs types, les cordes conviennent à votre utilisation, au type de guitare et au style jeu que vous affectionnez. D'autres tirants existent (départ en 0.008 ou 0.011), mais on sort complètement du jeu en accordage standard, ce qui est assez déroutant pour commencer... Soyez le plus "normal" possible, utilisez un de ces trois tirants :

la sangle ou courroie : en cuir, nylon ou matières synthétiques, les sangles et attaches courroies sont des accessoires dans lesquels il s'agit de mettre le prix afin d'obtenir la qualité. Je préfère les courroies assez larges, qui ne "scient" pas l'épaule et ne fatiguent pas le dos. Et puis des modèles intégrant des clips (comme les attaches des divers cartables et sacs), ce qui permet de ne pas se contorsionner entre câble et sangle lorsqu'on positionne sa guitare en bandoulière...

Les méthodes

Là, je suis mal placé, car j'ai commencé par les méthodes sous la forme de livre et même des essais dans les magazines. Puis il y a eu les cassettes audio et les CD, et je dois avouer ne pas avoir eu l'occasion de tout suivre. Puis l'informatique musicale s'est développée, et avec elle se sont démocratisées les méthodes parues sous forme de logiciel (CD-ROM, ...) et en même temps, des méthodes vidéo VHS ont vu le jour. De tout ça, rien n'est bien pratique. Je passe souvent plus de temps avec le livret explicatif dans les mains qu'à écouter le CD ou rembobiner la VHS. C'est par contre bien mieux en DVD, parce que l'image, le son et la navigation simplifiées permettent de consacrer plus de temps à l'essentiel : apprendre.

Aujourd'hui, les DVD, les livres avec CD et les magazines tiennent le haut du pavé, et les méthodes informatiques sont souvent très jolies (beau design, gros effort graphique), mais ne proposent souvent un moyen simple d'éditer le cours et se dispenser d'être avec sa guitare devant un écran.

Et puis elles ne proposent pas tellement (c'est mon avis ...) de contenu intéressant et obligent à booter son ordinateur, parfois même le booster en RAM ou changer de carte son pour un meilleur rendu, puis il faut de la place sur le disque, mettre le CD ou DVD avec le code qui va bien, passer l'antivirus, brancher l'imprimante, patcher le système d'exploitation, ... et s'énerver 10 fois plus. Enfin, il y a Internet, qui ne pourra jamais donner une vrai méthode, mais plutôt des compléments d'information. En plus, les ¾ du temps, on ne peut rien imprimer et conserver comme trace pour une consultation à tête reposée.

Pour revenir aux documents qu'il est indispensable de posséder, je dirais sans hésiter un bon dictionnaire d'accords, et un bon traité d'harmonie pour comprendre la construction des gammes, et ensuite, des méthodes d'analyse de styles les plus appréciés. Je reste encore fidèle au format papier, et rappelle que l'impression des parties de cette page reste toujours possible (fonction "imprimer la sélection") !

Les effets

Les effets, il y en a des tonnes, à commencer par la multitude de noms aussi bizarres que les sons qu'ils produisent. Ensuite, les formats sont très divers :

Battle's guitar

Pour simplifier, je vais énumérer ceux que je peux distinguer :

Saturations

Affectations de hauteur de sons

Modulation et doublage

Les changements de sons et de tonalités

Les changements de dimension

La régulation des niveaux de gain

La suppression du bruit

Une guitare et un ampli constituent ce que nous allons considérer comme la chaîne minimale. On peut cependant considérer que dans certains cas précis, la guitare soit (ou non) branchée à des effets, le tout connecté directement dans une source d'amplification mixée comme un casque audio dans le cas de travail home studio, (ou chez soi pour ne pas réveiller les voisins), ou encore en direct vers la table de mixage.

Nous allons nous consacrer au chaînage d'effets dans le cadre des répétitions ou lors d'une installation sur scène, donc en utilisant une guitare, un ampli, et des milliers de bestioles au milieu !

Le premier endroit évident pour intercaler des effets est entre la guitare et l'ampli. C'est ce que l'on appelle un "chaînage en frontal". Mais il faut rappeler qu'un ampli guitare est composé d'un préampli qui apporte saturation et égalisation avant l'amplification, d'une section d'amplification qui développe le signal et l'amplifie vers la section haut-parleur.

Beaucoup d'amplis sont dotés d'une sortie venant du préampli, nommée "send" et d'une entrée retournant dans l'ampli de puissance nommée "return". Cette connectique particulière est la boucle d'insertion d'effets, le second endroit où les effets peuvent être insérés, appelé "insert".

Le chaînage optimal n'existe pas. Il convient de respecter les choix de chacun. Cependant, certaines compatibilités d'effets sont à respecter pour obtenir les sons les plus standards, aussi, est-il utile de proposer un chaînage très standard, reposant sur quelques principes classiques dans le monde de la guitare électrique :

  1. Guitare
  2. Accordeur : placé ici car il n'altère pas le signal et demande la précision suffisante au réglage de la justesse des sons. Après, le signal est altéré, et l'accordeur risque de perdre ses petits....
  3. Compresseur / Limiter : pour jouer sur l'attaque et la régularité du signal, ces effets sont toujours placés en début de chaîne.
  4. Whammy / Octaver / Harmoniser : tributaire de traitements complexes, cet effet doit disposer d'un signal épuré, donc être placé le plus tôt dans la chaîne, derrière le compresseur.
  5. Overdrive / Distorsion / Fuzz : les saturations positionnées avant la Wha-wha permettent à la pédale Wha d'ajouter moins de couleur au son, et autorise une combinaison avec la saturation de l'ampli.
  6. Wha-wha / Auto-wha : souvent placés, à tort, devant la distorsion, elles colorent la distorsion et peuvent rester en position ouvertes lorsqu'elles sont placées après la distorsion ou l'overdrive.
  7. Egaliseur : placé juste après les éléments colorant le son, et juste avant les éléments grossissant le son. Cet effet peut cependant être placé avant tout autre effet pour accentuer certaines sonorités lorsque les deux effets sont utilisés simultanément.
  8. Phaser / Chorus / Flange / Rotovibe : donne rondeur et ampleur au son juste avant l'entrée dans l'ampli.
  9. Noise gate / noise reducter : supprime les bruits parasites ou coupe le son juste avant que le signal n'entre dans l'ampli. Souvent, les effets qui grossissent le son génèrent des bruits indésirables qu'il s'agit d'éliminer.
  10. Ampli (in)
  11. Ampli (send)
  12. Chorus : là encore, le chorus peut être utilisé en frontal ou en insert, selon qu'il est mono ou stéréo, en fonction de l'effet produit et du rapport signal sur bruit.
  13. Tremolo : joue sur le volume et la résonance, et doit tenir compte des composantes sonores liées à la préamplification.
  14. Pédale de volume : se place indépendamment avant ou après les effets de spatialisation du son, suivant que l'on veuille couper complètement les répétitions et la réverbération du son, ou que l'on souhaite stopper l'émission du signal d'origine préalablement transformé, tout en conservant ses caractéristiques spatiales.
  15. Delay / Reverb : en fin de chaîne, ces effets vont magnifier le signal dans sa durée, autrement que sur son sustain. Attention, mal réglés, ils peuvent générer des bruits parasites...
  16. Ampli (return)
  17. Ampli (out)
  18. Haut-parleur

Battle's guitar

Enhancer ou Egaliseur peuvent être testés en insert comme en branchement frontal, après la guitare. Leur action fait considérablement varier la couleur du son, reste dédiée à la magnifier le rendu final.

Dans tous les cas, essayez le plus possible de limiter le nombre de branchements successifs, surtout si vous utilisez des pédales. Veillez à bien alimenter votre set d'effets et à surveiller les câbles jack. Dites-vous que plus on multiplie les connections, plus le son de base perd de sa définition. C'est le prix à payer à vouloir trop magnifier le son par les effets...

Le multi-effets se positionne normalement en frontal, et regroupe la totalité des effets en amont de l'ampli, afin de disposer de la palette de saturations avant la préamplification, l'ampli devenant alors un simple ampli de puissance (dommage !). Certains modèles intègrent une section de pré-amplification qui se connecte en direct et une section de traitements qui peut s'insérer dans la boucle d'effets de l'ampli, ce qui est parfois mieux (les effets numériques sonnent mieux dans la boucle, mais là encore, c'est question de goût !).

Pour une connexion en du multi-effets à des fins d'enregistrement ou de home-studio (on utilise la réverb du module pour une voix, par exemple), bien souvent les sons avant amplification entrent directement dans une table de mixage, sur laquelle des connexions send et return permettent d'insérer le même type d'effets que ceux utilisés avec un ampli de guitare (mais pas les distorsions, encore que...). L'entrée en amplification est alors traitée par la console ou la carte son et la sortie est restituée sur des moniteurs audio, en stéréo.