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les précautions à prendre




Pourquoi des précautions ?

Le guitariste en herbe (néophyte) ou encore celui qui a un peu grandi (comment dire ? en arbre ? ... mais à came, alors !) sont tenus de respecter quelques contraintes afin de respecter leur santé comme leur matériel ou même leur environnement.

Hormis l'effet escompté de recracher des chauves-souris ensanglantées sur le public en plein concert Death Metal, il n'y a aucune raison d'user de ces comportements irresponsables sans connaître les risques encourus.

Vous êtes, comme moi, avertis des risques d'un mauvais branchement dans les notices et manuels fournis avec votre matériel (neuf !!!), et comme nul n'est sensé ignorer la loi, ... ceux qui ne respectent pas les recommandations d'utilisation n'ont directement qu'à s'en prendre à eux-mêmes.

Donc, à moins de jouer sciemment les cascadeurs (qui, je le rappelle préparent techniquement leur prestation et anticipent les risques encourus), ou bien de "se la péter" en négligeant volontairement les règles de branchement et violant par la même occasion les principes de l'habilitation/homologation électrique, les règles acoustiques et les oreilles des voisins (si ça se viole, une oreille), tout le monde devrait appliquer les consignes de bon usage du réseau EDF, des instruments, de l'entretien du matériel, ainsi que les lois sur les troubles du voisinage, le tapage nocturne, etc...

Pourtant, on ne dénombre plus les plaintes des voisins à l'encontre du guitariste "cradeux" qui vit au 5ième, les électrocutions de musiciens les jours de pluie ou d'orage, ainsi que les bénins mais surprenants chocs électriques échangés entre le bassiste et la choriste...

D'une manière générale, ces consignes consistent en :

La chasse aux parasites

Veillez à ce que toutes les connexions soient blindées et à la masse. La manière de vérifier ? L'élimination des parasites... inutile (quoi que) de disposer d'un multimètre.

Dans les branchements, blindage, masse et terre doivent être scrupuleusement et régulièrement testés.

On va partir du fait que posséder un ampli à piles est un avantage : ces petits appareils d'une puissance de 1 watt sont utiles à plus d'un titre. Très appréciables pour emporter partout en week-end comme en transports (train, bus, ...), pour jouer juste un petit quart d'heure le plan qui vous passe par la tête, ce que vous relevez d'un magazine, ...

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On en trouve pour moins de 50 €, ils permettent un transport facile, fonctionnent sur pile ou transformateurs et permettent une pré-amplification sommaire pour le jeu au casque. Même s'ils ne sont généralement pas pourvus d'une bonne égalisation, les meilleurs modèles permettent de jouer à faible volume sans trop de nuisances parasites, même avec une distorsion un peu froide et acide. Leur petit HP n'est pas un piège à parasites et leur électronique dont l'alimentation se dispense de circuit de terre, si elle est bien assemblée (dans un bon blindage et raccordement en un seul point de masse) peut être considérée comme non bruyante.

Leur petit format permet de les éloigner des gros appareils ménagers comme les frigos, télé, fours et plaques électriques de cuisson, ... comme de tout ce qui émet des rayonnements, dont tous les musiciens se méfient comme la peste : les téléphones mobiles et ordinateurs portables avec Wi-Fi, Bluetooth, et autres appareils radio ... Faites un test avec une pile neuve... à vide, il ne devrait pas y avoir de parasites, tout au plus un léger souffle, et au casque rien.

En premier lieu, il s'agit de tester un câble jack qui serve de câble de repère. Un bon jack, bien blindé, de 3 mètres coûte dans les 20 € minimum. Connectez-le à l'ampli à pile et un équipement muni d'une fiche jack femelle non allumé (alimenté), comme celle d'un accordeur ou d'une pédale d'effet non alimentée.

Lorsqu'on allume l'ampli _ testé comme ci-dessus en son clair, égalisation ou TONE au centre et volume au premier quart de course du potentiomètre _ il ne devrait pas y avoir de bruits parasites ou nuisances sonores, de craquements ou de buzz pour contrôler qu'il dispose d'une bonne masse.

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Attention, s'il n'est pas complètement déroulé (qu'il reste des spires), sachez que le câble enroulé est un nid à parasites, il fait effet de bobine, donc capte les parasites. Si lorsque vous déplacez le câble (pas la peine de l'agiter dans tous les sens), il faut également qu'il n'y ait aucun problème de craquements, sinon, la masse ou l'âme du câble sont endommagées (cassure interne du câble, pincement dans la fermeture d'une valise, d'un sac, ...). Remplacez votre câble s'il y a un doute. Si le problème survient avec 2 câbles jugés sûrs (neufs, bon état), ça peut venir des deux extrémités, soit l'entrée de l'ampli, ou ce que vous avez branché à l'autre bout (l'accordeur éteint dans notre test).

Après avoir éteint l'ampli, branchez votre guitare avec le jack fiable (testé ci-dessus). Aucun bruit parasite ne devrait apparaître si vous maintenez les cordes et avez positionné le(s) bouton(s) de volume à zéro... Autrement, c'est un réel problème de blindage que vous allez rencontrer avec votre instrument. Il faut donc diagnostiquer la source de parasites (soudures, blindage intérieur, raccordement à la masse des composants électroniques, fiche jack défectueuse). En toute logique, un câblage bien fait (notamment lorsqu'il est bien refait ...) aux soudures propres et mates (si les soudures à l'étain + argent brillent, c'est qu'elles vont céder un jour) tient 20 ans !

Les potentiomètres peuvent craquer dans leur course ou montrer des faiblesses en début et fin de course, un sélecteur peut être défaillant, mais sans toucher à rien, la guitare ne doit pas engendrer de bruits parasites.

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Si les bruits disparaissent lorsque l'on tient les cordes, lorsque l'on touche le vibrato, la fiche jack de la guitare, la fiche jack dans la guitare (par la prise métal), ... c'est qu'il y a un problème de masse sur la guitare. À votre fer à souder, les réparations sont assez longues mais accessibles, gratuites et souvent payantes (les parasites devraient disparaître) !

La guitare est un capteur de parasites muni de supers électroaimants conçus pour transformer une vibration métallique en bruit (les micros). Donc elle peut également être sensible naturellement à des objets riches en émission (électroménager, télé, téléphones, radios, ...) qu'il faut également écarter (ne jouez pas tout nu dans le désert quand même !) de plusieurs mètres si c'est possible. Un simple tube au néon pour l'éclairage disposé à 3 mètres au-dessus de l'instrument peut être une source de parasites.

Une amélioration du blindage des cavités électroniques (plaques de protection, regards, ...) est souhaitée. Munissez-vous de votre fer à souder pour refaire un bon câblage avec du fil blindé entre le sélecteur et les potentiomètres, puis la fiche jack de sortie. Recouvrez l'intérieur des cavités de logement de l'électronique d'adhésif métal pour isolation, et ainsi renforcer l'effet de cage de faraday et seulement en dernier recours, appelez un bon service de maintenance (luthier, magasin de musique, ...).

Attention, trop blinder conduit à un son moins riche en harmoniques, plus mat et assez peu apprécié par les musiciens... Même si la Stratocaster aux simples bobinages bruyants est naturellement source de parasites, elle hante les scènes et les studios du monde entier depuis plus d'un demi-siècle en gardant la même réputation sonore qui a pour avantage les sonorités qu'on lui connaît. Enlevez les parasites, mais pas le son !

C'est là que les "emmerdes" commencent : vous avez un mini-ampli, un bon jack et une guitare qui sont sûrs... c'est déjà 50% des problèmes éliminés. Restent ceux liés au raccordement d'un vrai ampli et des effets qui s'intercalent entre ce dernier et ladite guitare...

Dans les 50% de bruits parasites qui restent à traiter, il y en a bien la moitié qui provient du raccordement de l'ampli au réseau électrique et de son positionnement vis-à-vis de son environnement, et le reste (l'autre moitié ou demi-moitié) qui provient des éléments d'altération du son (effet, distorsions, système sans fil, ...).

Aussi, écartons la plus grosse source de problèmes en validant le branchement et le positionnement de l'ampli. Commençons par un raccordement au réseau électrique, qui doit obligatoirement être pratiqué sur une fiche électrique disposant de la terre. Le fait de passer par des multiprises est une source supplémentaire de problèmes, tout comme les rallonges électriques, prolongateurs et autres parasurtenseurs. En effet, les parasites sont proportionnels aux métrages de câbles électriques comme audio, ce qui fait que tout câble ou toute rallonge (non déroulée) produit un effet de champ qui attire les parasites et qui en plus génère une surchauffe inutile...

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Les multiprises sont indispensables aux musiciens qui souhaitent brancher un ampli et les transfos d'alimentation des pédales d'effets ou des racks d'effets, donc il faut, dans la mesure du possible appliquer la même règle que pour les câbles jacks : y mettre le prix pour disposer d'une isolation top et d'une sensibilité minimale aux parasites des équipements branchés à proximité ou dessus (... le spot de scène qui génère un bzzzz continu !).Pour le fil électrique, son blindage sera proportionnel à la grosseur des câbles, donc la rallonge de 20 mètres à 5 € chez Gifi, on oublie !

Le coup de la triplette électrique est pas mal (ce conseil ne s'applique pas nécessairement à votre vie amoureuse !) : une mauvaise orientation de la prise murale peut être à l'origine des bruits parasites. Le respect des branchements phase/neutre muraux est remis en cause, et la triplette en T permet un branchement de l'ampli dans un sens comme dans l'autre, ce qui peut solutionner le problème de parasites.

Les prises avec parafoudre ne protègent en rien en cas d'orage, aucun équipement ne dispose d'un mécanisme (encore moins d'un fusible !) permettant d'absorber le choc électrique de la foudre. Par contre, les mécanismes parasurtenseurs qu'ils comprennent évitent d'exposer le matériel connecté aux hausses subites de tension (pendant un orage, là c'est bien possible, mais parfois après le passage d'un train, en montagne, ...là où les éléments se déchainent et où les relais EDF ne "suivent" pas...).

Ils permettent de contrôler la prise de terre, car les (bons) modèles disposent d'un test d'allumage sur une installation pourvue d'un vrai puits de terre (ou boucle de terre). Dans tous les cas, ne branchez pas un fil à l'installation de chauffage central de votre vieil appart, préférez continuer de jouer sur votre mini ampli plutôt que de risquer de servir (définitivement = mourir de ça) de terre à l'installation électrique de votre habitation.

Le meilleur mécanisme connu, c'est l'onduleur informatique de type on line de préférence qui est le modèle le plus cher mais aussi le plus efficace : il fonctionne sur le principe de la double conversion, un premier convertisseur filtre et redresse la tension du réseau EDF. Cette tension continue, une fois contrôlée, sert charger des batteries et à alimenter un deuxième convertisseur qui re-fabrique une tension alternative, sinusoïdale calibrée à 230Vca/50Hz dépourvue de toutes perturbations électriques. Il ne dispense pas la sensibilité de l'installation musicale aux ondes (néons, radio, téléphones portables, ...).

Il existe ensuite des bidouilles permettant d'atténuer la sensibilité aux parasites en bricolant les arrivées électrique ou instrument au niveau de l'ampli. Elles permettent notamment de supprimer la perception d'ondes de radio ou conversations CB, voire d'entendre la scie circulaire du voisin dans l'ampli... Par contre, toucher à l'électronique de l'ampli conduit à perdre la garantie !!!

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L'ampli est constitué de composants électroniques et de beaucoup de câble, ce qui le rend sensible aux rayonnements des parasites extérieurs (rayonnement électrique, radio, ...), et donc a pour conséquence de retranscrire toute source de bruit parasite, et de les amplifier (c'est la fonction première d'un ampli que d'amplifier !).

Il est également composé ou relié à un dispositif de retranscription du son que sont les baffles et les haut-parleurs. Ces derniers sont dotés d'aimants qui captent évidemment quelques parasites complémentaires. Enfin, les gros transformateurs qui eux-mêmes sont des générateurs de parasites sont des parties importantes de l'ampli qui amènent le signal à des niveaux de transformations électriques élevés, et dont la qualité d'assemblage et de fabrication ont directement une incidence sur le traitement du signal.

Eloignez l'ampli au maximum des sources externes de parasites afin qu'il ne les capte le moins possible. Raccordez les baffles externes avec des câbles haut-parleurs (speaker cable) adaptés. C'est parfois compliqué sur scène où l'ampli est accolé à un autre, au milieu des systèmes de sonorisation et d'éclairage, mais dans un environnement plus standard de répétition, il faut isoler l'ampli au maximum, peut-être en utiliser un de moins puissant (le nombre de parasites est proportionnellement lié à la puissance encore que la qualité de fabrication des "gros" amplis est souvent meilleure et donc fait que l'ampli est moins sensible). Les amplis à lampes sont plus sensibles aux parasites de part leur nature mais sont généralement d'un niveau de qualité de fabrication plus élevé que les amplis transistors, d'autant que les composants sont plus coûteux.

La chaine d'effets est évidemment un facteur générateur de parasites. La multiplicité des "boîtes", leurs alimentations électriques et les câbles patch d'interconnexion sont autant de points qui transforment le signal mais aussi sont sensibles aux parasites. Leur emplacement au sol les expose directement à l'humidité et à la conduction de vibrations diverses (qui s'entendent comme les pas sur un plancher qui font "bouger" les lampes des préamplis), mais il les épargne des champs standards de fréquences que l'on retrouve plus en "hauteur".

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Par contre, les isoler du sol (feutre, morceau de moquette, patins caoutchouc) permet peut-être de réduire ces vibrations néfastes mais aussi de pallier à des éventuels débordements de liquides (chute de bières, ...). Beaucoup des éléments fonctionnent sur pile (les pédales en général) ce qui permet de réduire les câbles et incidemment les risques de chutes, de parasites, et de perte de tension dans l'alimentation. Une bonne alimentation adaptée, stabilisée, permettra de résoudre les problèmes de bruits parasites. Au-delà de la qualité du rendu sonore, le système d'effets au sol reste une source maitrisée de parasites fonctionnant sur des équipements alimentés par courant continu.

Le rendu sonore et les problèmes de bruits parasites sont liés mais traités indépendamment, un bon rendu sonore étant lié à une chaine modifiée en bruits de fond. Il existe plusieurs technologies pour réduire les bruits, dont les true bypass (interrupteurs d'activation basculant sur un système de transmission qui ne dénature pas le son lorsque l'effet est désactivé) et noise gates qui composent ou accompagnent les effets (réglages VOID) ou constituent des modules à part entière. Une bonne égalisation permet aussi de réduire efficacement quelques nuisances sonores en plus des noise-reductors, et autres gates ou portes de bruit.

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Les risques électriques

Ils sont de divers ordres, l'électrocution, les montages hasardeux et les risques liés à la chauffe, le respect de règles de connexion, les modifications par les musiciens eux-mêmes.

On trouve, comme recommandations d'utilisation les éléments suivants dans les notices et manuels d'utilisation :

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Ces recommandations permettent d'éviter de nombreux risques, mais doivent s'appliquer en plus des recommandations de base suivantes :

La guitare et les précautions à prendre

Faites attention à votre jeu de scène ! Le jeu de guitare permet une grande liberté de mouvements : à moins d'être bloqué derrière un micro de chant, et même avec un câble un peu long, la guitare est un instrument qui permet de se prêter à un jeu de scène bien plus que la batterie ou le clavier, instruments pour lesquels le musicien se doit d'être derrière. Cette liberté de mouvements amène à quelques mouvements malheureux pour soi-même (guitare dans l'œil) comme pour son entourage (la tête de l'instrument dans le front du bassiste !).

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De même, la guitare est en toute logique bien maintenue par la sangle "autour" du guitariste. Mais celle-ci est-elle bien maintenue à la guitare ? Les mécanismes de fixation sont à contrôler, strap locks ou autres clips permettent de résoudre les problèmes encourus avec les systèmes d'attache traditionnels.

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D'une manière générale, la guitare doit être entretenue afin de ne rencontrer aucun problème lors du jeu : problèmes liés à la casse du matériel / des accessoires / de l'accastillage. La simple casse d'une corde peut engendrer des différences de tensions très importantes sur les points de pression que sont le sillet et le bloc de vibrato / et les ressorts, lorsque ça vient à lâcher, la guitare s'en trouve endommagée.

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Une guitare mérite donc entretien et se manipule avec précaution. Néanmoins, il reste un certain nombre de points qui conduisent à des blessures assez classiques comme se planter les cordes mal ou non coupées au niveau des mécaniques.

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Idem, une guitare à vibrato (notamment flottant) est sujette 10 ou 11 kg de tension répartie sur les 6 cordes en accordage standard, ce qui conduit à des "accidents" légers mais pas si rares de pincements : les doigts coincés entre le corps et le vibrato, le T-shirt ou la chemise coincée par le vibrato, le ceinturon ou la braguette (ou_ ce qui dépasse ...!) ou les poils qui peuvent se trouver emprisonnés par les ressorts au dos de la guitare lorsque la plaque d'accès au bloc vibrato à l'arrière n'est pas fixée, par simplification d'accès (ah, les anecdotes !)

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Evidemment, les précautions se prennent également au niveau de l'hygiène du guitariste : la coupe des ongles, l'échauffement, l'entretien de l'instrument sont autant de bonnes pratiques à respecter. On le sait, la pratique de la guitare n'est physiquement une contrainte que lors de la formation de la callosité au bout des doigts (j'exclus volontairement les tendinites et élongations liées à une pratique intensive).

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Le soin apporté à son instrument, l'entretien, les opérations de maintenance qui sont nécessaires au bon fonctionnement de la guitare ne doivent pas être négligés. Le "jemenfoutisme" lattent à tendance rock'n'roll n'est une apparence, et ceux qui véhiculent cette image négligée disposent parfois de guitar tech méticuleux qui s'occupent des instruments, du son, ...

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De même, sans tomber dans les travers ridicules d'une assurance complémentaire de 45 €/an souscrite pour une Squier achetée 300 €, appliquez quelques conseils simples notamment d'entreposage (sur un stand stable) et de transport (dans un solide flight case).

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Comme vous disposez de jeux de cordes supplémentaires ou de médiators de secours, vous pouvez investir dans des câbles de secours, prendre transformateurs et piles pour vos effets, et enfin anticiper sur vos besoins de raccordement électriques...Que ce soit sur scène ou pour aller donner des cours à votre petit voisin, anticiper sur le fait d'avoir à disposition ces "consommables" (dans ses valises et trousses de maintenance), c'est réduire le nombre de désagréments et des déplacements de dernière minute qui conduisent à quelques déconvenues.

Les risques liés à la pratique de la guitare sont de manière directe liés à une mauvaise utilisation (on en a parlé largement plus haut). Cependant, des risques majeurs liés à une très bonne utilisation, engendrent des problèmes physiques aux niveaux musculaires et ligamenteux, mais aussi auditifs.

On ne reviendra jamais assez sur la nécessité de pratiquer régulièrement, et de doser progressivement vos efforts lors de sessions de travail intenses ou qui s'éternisent. Il est toujours important de s'échauffer, en pratiquant l'instrument, ou avant une répétition, en utilisant AVEC MODERATION, un exerciseur de type Grip Master.

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Enfin, le mal le plus difficile à combattre car il se développe lentement, avec le temps, c'est le risque de régression ou perte du système auditif. L'exposition permanente à un environnement de plus en plus bruyant (pour des raisons professionnelles comme lors des loisirs) combiné à l'écoute prolongée et régulière de musique au casque, les bruits des transports en commun, ... toutes ces agressions font de nous des personnes potentiellement fragilisées. Le simple fait de répéter plusieurs heures par semaine avec un groupe conduit systématiquement à des problèmes à ne pas négliger (acouphènes, hyperacousie, ...).

La seule résolution à prendre, c'est, comme pour une tendinite, le repos. Il existe des traitements assez contraignants à des fins de récupération et de soin (traitement de l'hypertension artérielle, régulateurs du système vasculaire cervical, ...), mais généralement, lorsque l'on est contraint d'en venir aux traitements, le mal est fait. La seule indication préventive accessible et efficace, c'est de porter des bouchons antibruit ou atténuateurs.

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Par contre, au-delà des risques encourus, et à condition de pratiquer la guitare avec plaisir, la guitare est un excellent antidépresseur, elle conduit à des rapports sociaux avec d'autres musiciens ou même un public. Qu'elle soit à des fins de production sur scène ou pour son propre plaisir occasionnel, la pratique de la guitare reste "l'échappatoire" de beaucoup (près de 5 millions de pratiquants en France en 2005 selon les chiffres de part de vente et des études de marché).

Un sacré business qui rend parfois accro au même titre que les loisirs coûteux (informatique, pratique du vélo, ...) autant sur les achats de matériel qu'au niveau de la dépendance au jeu. Privilégié par les jeunes qui s'identifient aux groupes de musiques et autres idoles musicales, la pratique de la guitare rentre dans nos mœurs tant au niveau des sons (tout le monde identifie une guitare un piano, une batterie, ...) que des marques (Fender, Marshall, ...).

Même si physiquement elle ne remplace pas un sport, la pratique sérieuse de guitare ainsi que le système pédagogique qui en dépend, tendent à initier le plus jeune à la musique, le sensibiliser aux arts majeurs (peinture, littérature,...) et contribuer ainsi à son enrichissement culturel.

Actuellement en perte de vitesse comparé à la forte hausse enregistrée dans les années 80's, la pratique de la guitare suit finalement les tendances et les modes, mais traverse également le temps à son rythme, en développant des tendances de loisirs équivalentes à ce que l'on trouve pour la passion pour l'automobile (modèles vintages), danse festive (air guitar) ou même les jeux vidéo (Guitar Hero).

Les risques identifiés

Quels risques encourent votre matériel et votre guitare en particulier ? Quels risques encourrez-vous directement ? Sous la forme de conseils et de retours d'expériences, nous allons évoquer les risques ainsi que les possibilités d'éviter les désagréments (vols et réparations) survenus sur du matériel.

De même, des effets néfastes sur la santé des musiciens sont très bien identifiés par les instituts d'études médicales sur les professions artistiques, et il m'a semblé utile de vous en faire part. Les risques "climatiques" sur la guitare La guitare est principalement fabriquée dans un matériau spécifique qu'est le bois, un matériau "vivant" qui impose quelques règles de conduite à suivre pour éviter de faire subir à l'instrument des dommages qui parfois sont inaltérables.

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les guitares électrique dont le manche est réalisé en bois massif (manche "une pièce", manche transversant) sont les instruments les plus chers, mais aussi les plus fragiles et les plus sensibles. Le manche réalisé dans une seule même pièce de bois est celui qui sonne le plus, mais aussi celui qui est le plus vulnérable aux variations de température et d'hygrométrie : le bois est constitué de cellules qui se gonflent ou se compressent en fonction du degré d'humidité de l'air. Ce phénomène est beaucoup moins perceptible sur les manches fabriqués en bois plaqué (plusieurs morceaux collés entre eux composent la pièce).

Au niveau du taux d'humidité dans l'air, nous nous trouvons dans une situation idéale qui n'impose aucune précaution particulière à prendre lorsque le taux d'hygrométrie est compris entre 45% et 70% :

Il est donc important d'intervenir en essayant de pallier cet état de sécheresse en entreposant la guitare dans une pièce dont le taux d'humidité est contrôlé :

Pour protéger votre guitare, la première précaution à prendre est d'éviter de la sortir de son étui, hormis pour en jouer. Toutefois, entreposer sa guitare dans un flight-case qui n'a pas été aéré et qui emprisonne l'air humide et enfumé des salles de répétitions n'est pas mieux. Ce phénomène est amplifié si la guitare est protégée par une housse (hermétique pour éviter d'endommager l'instrument exposé à la pluie) qui contient plus d'espacements (et donc plus d'air - d'humidité). Il faut donc la laisser "vivre" et sécher à l'air libre dans un endroit dont le taux d'hygrométrie est contrôlé, si possible pendue par la tête verticalement à un stand mural, sans contact avec le carrelage du sol ou un morceau de tissus (couverture, tapis, ..).

La température de l'air n'a pas un grand impact direct sur l'instrument, cependant, les variations brutales de température si : le bois "travaille" naturellement et au cours de sa vie va sécher très longtemps. Lors de son usinage, le bois est séché artificiellement (séchage accéléré) pour ne pas ralentir les rythmes de production des instruments. Mais il arrive sur des instruments bas de gamme dont la production, bien souvent est délocalisée, de constater un travail naturel du bois même après la coupe ou l'assemblage des parties de la guitare. Les contrôles qualité n'étant plus les mêmes, la guitare achetée un an plus tôt peut avoir un manche voilé si elle est peu utilisée, mal entreposée.

Lorsque vous devez ne pas toucher votre guitare un certain temps (voyage, maladie, ...) il est recommandé de détendre les cordes et de l'entreposer dans un étui qui maintient de manière rigide le manche et le corps. La suspension de l'instrument le confronte indéniablement à la poussière, mais elle n'est pas corrosive (en tout cas pour les parties en bois) et un simple coup de chiffon règlera le problème. Enfin, évitez l'entreposage dans la véranda, le grenier ou la cave pour les variations de température et d'humidité.

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Les risques "santé" pour le guitariste

Les troubles présents chez le guitariste sont divers, s'ils dépendent de composantes individuelles (biomécaniques, posturales, psychiques etc.), ils sont également favorisés par les techniques de jeu, le rythme de la pratique, l'ergonomie de l'instrument, les répertoires etc.

  1. Les troubles musculo-squelettiques : le rythme de jeu, le temps de jeu souvent sans pause induisent une souffrance des tissus musculo-squeletique. Les syndromes douloureux au niveau du dos, quel que soit le niveau, et des muscles paravertébraux sont fréquents. Le style de jeu, la pratique, le type d'instrument déterminent en partie les modèles posturaux lors du jeu et parfois même en dehors du jeu. On identifie plusieurs syndromes :
  2. Les troubles neurologiques particuliers : la dystonie de fonction : la pratique de la guitare, notamment classique, est la plus grande pourvoyeuse de dystonie chez les musiciens, si l'on tient compte des risques qui existent sur la main droite et la gauche. La dystonie est d'autant plus fréquente que la technique est d'une grande virtuosité des deux mains, que cela soit dans le jazz, dans la musique classique, ou dans d'autres pratiques. Elle survient plus volontiers chez l'homme, et plus fréquemment à un âge moyen, la quarantaine. Elle se caractérise par des mouvements involontaires, le défaut de maîtrise du geste. La particularité de la dystonie est de ne pas être douloureuse, même si parfois il peut coexister des phénomènes de compensations qui entraînent des tensions et/ou des douleurs.
  3. Problèmes au niveau des ongles : l'ongle et la pulpe des doigts sont les parties les plus exposées directement à l'instrument. Les ongles des doigts de la main gauche (pour les droitiers) vont subir érosion et traumatisme. Leur bon entretien contribue également à la performance du guitariste.
  4. Les troubles dermatologiques : on identifie le plus fréquemment :
  5. Les troubles pyschosociaux : on identifie des perturbations (anodines mais loin d'être isolées) :

Les risques de "vol" et de "casse"

Faut-il assurer son matériel ? Comment en prendre soin ? Ce sont les deux incidents les moins prévisibles par le guitariste, mais qui pourtant arrivent très fréquemment, même si on ne laisse pas sa Gibson Les Paul Studio de 1971 derrière sa fenêtre ouverte ou dans les mains du premier gamin de 3 ans qui cherche à se faire remarquer !

En cas de bris ou de vol à l'intérieur de sa voiture et/ou de sa maison, les assurances (obligatoires) couvrent normalement ce type d'incidents. Cependant, une franchise (maxi 200 €) va vous être demandée, ainsi que des factures et photos prouvant que le matériel vous appartient. Ça ne conduit pas à grand-chose sinon de se faire rembourser un certain montant tenant compte d'un indice de vétusté de 10% de la valeur par an.

Il faut donc en plus des preuves, avoir une assurance tout risques, et savoir qu'on sera de toute façon perdant financièrement et sentimentalement. D'autant que certains amplis à lampes haut de gamme prennent, comme les guitares haut de gamme, de la valeur avec les années... et que le remboursement convenu avec une assurance standard ne pourra jamais remplacer. La seule solution est de prendre une assurance spécifique au matériel en plus de celle souscrite pour le logement (qui généralement est basée sur une valeur globale des biens de la maison, montant constitué de la télé, du frigo, de l'ordinateur, ... pour des tranches données, soit 10 ou 20000 € dans le cas d'un foyer "normal").

Quand faut-il prendre une assurance spécifique pour son instrument ?

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Combien ça coûte ? Entre l'expertise par un luthier agréé qui va estimer la valeur de l'instrument (sauf pour les instruments inférieurs à 2000 € lors de l'acquisition), les 3 photos et le dossier à ouvrir pour l'assurance, compter 150 à 200 €. Ensuite, c'est une redevance annuelle 60 € pour 3000 € de valeur d'instrument par exemple (en fonction des compagnies). Evidemment, une expertise annuelle est requise afin de ré-estimer la valeur de l'instrument à assurer. À ces coûts, il faudra ajouter ceux d'un conditionnement homologué (flight case moulé - éviter le DIY) pour le transport. Et la couverture ne tiendra pas compte de votre jeu de scène consistant à exploser sa Fender Strat Série L en fin de concert, évidemment !

Bien sûr, il faut que son matériel en vaille la peine, et que le montant annuel de l'assurance ne couvre pas l'acquisition de sa Cort au bout de deux ans. De même, tenez à jour un listing assez simple du matériel avec les numéros de série (guitares, amplis, effets, même les pédales en ont), les dates d'acquisition et les factures. Si ces dernières n'existent pas (les transactions d'instruments d'occasion via Internet ou même au sein d'une école de musique sont de plus en plus nombreuses), il faudra passer par un expert pour pas loin de 150 € d'honoraires !

Dans certains cas des assurances existent, lorsqu'un concert est organisé par une association sérieuse (celui de l'anniversaire d'une copine à tatie ne compte pas !!!), dans les transports en commun entre le lieu de résidence et l'école de musique ou le lieu de concert professionnel (à déclarer à l'organisme ou la société de transport urbains, la SNCF ou Air France, ...) et sur les lieux d'enseignement de la musique bénéficiant d'une reconnaissance de l'Etat.